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Juin 2001
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Conseil Municipal
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69 - QOC 2001-169 Question de M. Pierre MANSAT, Mme Catherine GÉGOUT et des membres du groupe communiste, à M. le Préfet de police à propos de la dégradation de la situation de la rue Piat (20e)

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2001


Libellé de la question :
"La vie quotidienne des habitants de la rue Piat (20e) est gravement perturbée par les agissements de bandes organisées.
Ce n'est pas nouveau mais il y a, ces temps derniers, une dégradation rapide de cette situation. Dans l'ensemble de l'O.P.A.C. de Paris, 40, rue Piat, les halls d'immeubles, et pour certains les paliers des étages, sont occupés par des groupes d'individus (une partie d'entre eux sont du quartier, mais beaucoup viennent d'ailleurs) : dégradation des locaux, excréments et ordures diverses, incivilités et insultes, trafic de drogue, sont le lot quotidien subi par les locataires.
Dans la rue, les cabines téléphoniques ont été cassées à coup de masse ou de grilles d'arbres. Depuis peu, des voitures sont cassées et brûlées dans la rue. Les locataires abandonnent les parkings qui ne sont pas sécurisés.
Cette situation empire la nuit : bruit important, insultes et menaces aux riverains, trafics au vu et au su de tous. L'esplanade qui surplombe le jardin de Belleville, à côté de la maison de retraite, est un lieu de rassemblement particulièrement bruyant.
La peur des représailles freine l'expression collective des riverains. Pourtant, il existe dans ce quartier une vie associative réelle : les habitants se sont regroupés pour organiser des fêtes et des moments de convivialité, un lieu d'accueil et d'activités associatives concernant notamment les jeunes et leurs parents va ouvrir ses portes, le club de prévention est bien implanté. Mais la situation est maintenant si dégradée que ces efforts vont rester vains, et même les habitants qui ont toujours été bien intégrés dans le quartier tirent la sonnette d'alarme.
M. Pierre MANSAT, Mme Catherine GÉGOUT et les membres du groupe communiste demandent à M. le Préfet de police si ses services ont enregistré des plaintes (riverains, bailleurs sociaux etc.) et quelles suites ont été données à celles-ci. Ils lui demandent ce qu'il compte faire pour remédier à cette situation et notamment s'il est prêt à mettre des effectifs en permanence, et plus particulièrement la nuit, jusqu'à ce que ces bandes ne puissent plus s'approprier ce "territoire"."
Réponse (M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE) :
"La rue Piat, tout particulièrement au niveau du n° 40 est effectivement l'un des secteurs sensibles du 20e arrondissement.
Toutefois, les services de police n'ont à aucun moment relâché leur action dans ce secteur, bien au contraire.
C'est ainsi que depuis la fin de l'année 1999, un car avec un équipage de six îlotiers quadrille cette partie de l'arrondissement de 15 h 30 à 23 h 00, marquant des arrêts réguliers aux abords des immeubles afin de procéder à des contrôles visant tout spécialement les groupes de jeunes qui se réunissent dans les halls des résidences.
Ces contrôles sont effectués au rythme de deux par jour, en moyenne.
De plus, chaque soir, les effectifs locaux de la Direction de la police urbaine de proximité, renforcés par des fonctionnaires de la Direction de l'ordre public et de la circulation et des éléments issus de compagnies républicaines de sécurité, réalisent une opération de sécurisation sur les différents sites sensibles du 20e arrondissement, dont le périmètre Piat-Faucheur-Envierges.
A ces modes d'action, succède, dès 23 h 00, l'intervention des effectifs de la brigade anti-criminalité de nuit qui vient en appui de l'action locale et renforce ainsi la présence dissuasive.
Des rencontres de terrain sont régulièrement organisées par le commissaire central de l'arrondissement, auxquelles participent le maire de l'arrondissement et le représentant du Procureur de la République, dans un souci d'adaptation constante de l'action policière à l'évolution de la physionomie du site et en collaboration avec les acteurs concernés.
La dernière a eu lieu le 30 mai, et à cette occasion, les fonctionnaires de police ont insisté sur le sentiment d'insécurité qui prévaut sur l'insécurité réelle et qu'alimentent les regroupements de jeunes dés?uvrés de la rue Piat, alors que le problème de cette voie, qui mobilise quotidiennement les îlotiers, reste principalement le trafic de cannabis.
Dans ce domaine, le travail intensif des équipes d'îlotiers sur le terrain conduit régulièrement à la découverte de cette substance.
Il en a été notamment ainsi les 1er, 10 et 22 mai, rue Piat, plus précisément au n° 40 pour les deux dernières dates.
Il s'agit à chaque fois de saisies de petites quantités (15, 20 et 40 grammes) dissimulées, la plupart du temps, dans les parties communes.
Je terminerai en évoquant le travail partenarial avec l'O.P.A.C., qui s'inscrit dans le cadre de la convention établie entre la Préfecture de police et ce bailleur social.
Cette convention, qui instaure une coopération renforcée entre les deux partenaires, vise essentiellement à améliorer les signalements d'incivilités et à développer les initiatives communes pour y remédier.
Au travers de ces informations, je souhaite qu'apparaissent la mobilisation constante des services de police et leur volonté de coopération avec l'ensemble des partenaires concernés pour restaurer, dans ce quartier sensible, la tranquillité et la sécurité auxquelles ont droit les habitants."