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Juillet 2003
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226 - QOC 2003-576 Question de Mme Géraldine MARTIANO et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris concernant le coût engendré par l'emploi de personnels du secteur privé durant la grève des éboueurs et les dispositions envisagées en cas de nouveau conflit

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2003


Libellé de la question :
"Notre collectivité a eu à subir près de trois semaines de grève des éboueurs. Lors du dernier Conseil, il avait été prétendu que, en réponse à une question d'actualité du groupe Union pour la démocratie française, que cette grève avait été peu suivie. Pourtant, près de 80 % des conducteurs de bennes avaient cessé le travail et la collectivité a dû faire appel à des sociétés privées.
Il semblerait que les différents syndicats prépareraient de nouvelles cessations d'activité, motivées par l'adoption et la mise en ?uvre, non négociables, de votre plan " Paris propre ensemble ".
Mme Géraldine MARTIANO et les membres du groupe Union pour la démocratie française souhaiteraient connaître le coût engendré par l'emploi d'éboueurs du secteur privé et les dispositions que compte prendre M. le Maire de Paris en cas de nouveau conflit avec les personnels de nettoyage."
Réponse (M. Yves CONTASSOT, adjoint) :
"Nous ne pouvons que déplorer les perturbations dans l'organisation des services de propreté occasionnées par le récent mouvement social. En moyenne 30 % des agents ont participé à ce mouvement, avec quelques jours où la grève a été davantage suivie sur certains arrondissements et où des actions symboliques ont été menées par une partie du personnel. Pendant cette période, les services municipaux ont concentré leurs moyens tant humains que matériels sur la collecte quotidienne des ordures ménagères, avec l'assistance de prestataires privés, pour que ce service public soit réellement effectué dans les meilleures conditions possibles. Ces prestations exceptionnelles ont un coût, qui peut être estimé à un peu plus de 1million d'euro, mais elles ont permis que la crise soit mieux gérée à Paris que dans d'autres villes confrontées au même type de conflit (Marseille, Bordeaux), avec des conséquences beaucoup moins pénalisantes pour les habitants.
Les négociations qui ont été menées avec les représentants des différentes organisations syndicales du personnel ont abouti à l'approbation à la majorité relative du projet "Paris, Propre Ensemble" par le comité technique paritaire spécial de la propreté, qui a siégé, sur 4 séances du 11 au 20 juin dernier.
Il est important de noter que cette réforme des services de propreté associe l'ensemble des acteurs concernés : Parisiens, élus, agents municipaux, et se décline sur plusieurs grands axes :
- Un contrat de service dans chaque arrondissement, qui définit des objectifs de service par arrondissement en concertation avec les maires et les Parisiens, et, à partir de ces objectifs, optimise l'utilisation des moyens humains et matériels : roulement des équipes, mise en place d'une deuxième tournée de collecte complète, renforcement du nombre d'agents au travail dans les rues l'après-midi ;
- Un contrat avec le personnel municipal, afin de changer la nature des relations sociales et le système de valeurs en vigueur au sein des services de la propreté : évoluer d'une logique de mise à disposition de moyens pour un traitement uniforme des rues, vers une culture de résultat gagée par des méthodes adaptées à la spécificité des voies et aux attentes des habitants ;
- Un réaménagement des services techniques de la propreté, qui donne au terrain les moyens de son action, se concentre sur son c?ur de métier, réduit le nombre de niveaux hiérarchiques, et élimine les doublons. En permettant un meilleur emploi des agents cette réorganisation aura aussi des effets bénéfiques au plan financier.
Cette démarche devrait aboutir concrètement à l'échéance de la fin d'année 2003."