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Juillet 2003
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211 - QOC 2003-561 Question de M. Jean-François PERNIN et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris au sujet d'une augmentation du nombre de "Noctambus" et d'une meilleure desserte de certains quartiers

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2003


Libellé de la question :
"M. Jean-François PERNIN et les membres du groupe Union pour la démocratie française demandent à M. le Maire de Paris d'intervenir auprès de la R.A.T.P. pour augmenter le nombre de "Noctambus", seul transport en commun existant dans la Capitale entre une heure et cinq heures trente du matin, et ainsi mieux desservir les quartiers de Paris dont certains sont ignorés par les lignes de "Noctambus"."
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"La Ville de Paris est intervenue de manière récurrente auprès de la R.A.T.P. et du S.T.I.F. afin d'améliorer l'offre de transport en commun de nuit. Cette offre est en effet indispensable à une ville connaissant une vie nocturne intense, par ailleurs le réseau de nuit sert aussi aux usagers, de plus en plus nombreux, travaillant en horaires décalés. Les pistes développées sont les suivantes, par ordre croissant de coût : nette amplification du réseau Noctambus, de manière à se rapprocher de ce qui existe à Londres (60 lignes nocturnes, avec un passage toutes les 20 ou 30 minutes) ; retarder l'heure de fermeture du métro au moins en fin de semaine ; ouverture partielle ou totale du métro et du R.E.R. la nuit, à l'image de ce qui se pratique à New York.
La troisième option a d'ores et déjà été retenue pour les nuits "exceptionnelles" (Nouvel an, fête de la musique...), et appliquée deux fois cette année avec un vif succès populaire, et un nombre très faible d'incidents. Cependant, pour des raisons budgétaires et techniques (maintenance des voies et du matériel, nettoyage des espaces), il est difficile de concevoir sa généralisation à moyen terme.
En ce qui concerne le réseau Noctambus, celui-ci a déjà connu une évolution très significative en 1997, avec un triplement de l'offre : lignes prolongées jusqu'à l'extrémité de la zone 3 carte orange, cadencement à la demie heure en fin de semaine à l'intérieur de Paris, meilleure desserte globale des quartiers parisiens. L'offre est cependant insuffisante pour faire face à la demande (plus de 10.000 voyages les nuits de fin de semaine), ainsi, en début de nuit, la R.A.T.P. est parfois conduite à introduire en urgence des bus supplémentaires pour faire face à la demande.
Aujourd'hui, il paraît difficile d'introduire des bus supplémentaires sur les lignes existantes, sans réfléchir à une refonte générale du réseau. En effet, la quasi-totalité des départs s'effectue de la place du Châtelet, sur un lieu qui n'est en rien une gare routière, engendrant des problèmes de nuisances pour les riverains, d'illisibilité pour les usagers non réguliers et de sécurité routière.
La R.A.T.P. étudie avec la S.N.C.F. la possibilité de refondre totalement le réseau, avec entre autres la création d'une ligne de rocade, la création, en plus de la place du Châtelet, d'autres pôles de correspondance situés aux abords des gares parisiennes (avec des départs pour la proche banlieue, assurés par des bus de la R.A.T.P., et des départs vers la grande banlieue assurés par des cars de la S.N.C.F.), une forte augmentation des fréquences sur certaine lignes, la mise en place de personnel aux pôles de correspondance.
Les services de la Ville sont associés à ces études pour optimiser le tracé des lignes et le fonctionnement des pôles.
Bien évidemment, la décision de mettre en place ce nouveau service dépend du S.T.I.F., et suppose que le financement du service soit bien assuré."