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Fevrier 2005
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Conseil Municipal
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Déliberation

Vœu relatif au devoir de mémoire des administrations publics concernant leur action sous l’occupa-tion.

Déliberation/ Conseil municipal/ Février 2005 [2005 V. 90]


Délibération affichée à l?Hôtel-de-Ville
et transmise au représentant de l?Etat le 16 février 2005.
Reçue par le représentant de l?Etat le 16 février 2005.

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,

Considérant que l?année 2005 marquera le 60e anniversaire de la libération des camps de la mort dans lesquels des dizaines de milliers de Parisiens ont été déportés et pour la plupart exterminés ; que les commémorations qui marqueront cette année doivent être aussi l?occasion d?un travail de mémoire et de vérité sur le rôle qu?ont joué les administrations publiques, sous l?Occupation. dans la mise en oeuvre de la politique de collaboration du régime de Vichy et sa participation, par l?arrestation et la déportation de juifs et de résistants. à ce crime contre l?Humanité.

Considérant en effet qu?à Paris comme dans les autres villes françaises, les administrations publiques, ont participé, dans le cadre des lois antijuives édictées par l?Etat Français, à la spoliation et la persécution de dizaines de milliers de familles ; que l?appareil d?Etat a prêté son concours à l?arrestation de nombre d?entre eux en vue de leur déportation ;

Considérant que cette responsabilité a été pleinement reconnue, le 16 juillet 1995. lors du 53e anniversaire de la rafle du Veld?I-liv, par le Président de la République qui a évoqué la nécessité de ?reconnaître les fautes commises par l?Etat? ;

Considérant que par le décret du 13 juillet 2000, le Gouvernement de Lionel Jospin a pris la décision d?indemniser les orphelins des déportés juifs de France, décret étendu depuis aux orphelins des résistants morts pour la libération de notre pays ;

Considérant ainsi que, sans ignorer pour autant les actes de résistance des hommes et femmes qui, notamment au sein des administrations publiques, ont eu le courage de dire non à la barbarie, ce devoir de mémoire, y compris dans sa part de honte et de déshonneur doit être aujourd?hui pleinement assumé ;

Sur la proposition de M. Christophe CARESCHE au nom de l?Exécutif,

Emet le voeu :

qu?à l?occasion du 60e anniversaire de la libération des camps, l?ensemble des administrations, locales et nationales, qu?elles relèvent de l?État ou de la Municipalité parisienne, rendent un hommage particulier aux victimes et participe, par des initiatives concrètes, au travail de mémoire et de vérité historique qui est attendu de tous les grands services publics concernés par cette page noire de notre histoire.