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Juillet 2003
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Conseil Municipal
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90 - 2003, JS 333 - Subventions annuelles de fonctionnement à des organismes locaux des Fédérations nationales sportives. - Montant total : 6.000 euros

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2003


M. Yves CONTASSOT, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération JS 333 accordant des subventions annuelles de fonctionnement à des organismes locaux des Fédérations nationales sportives. Montant total : 6.000 euros.
C'est Mme de CLERMONT-TONNERRE, qui remplace M. LE GOFF qui va intervenir.
Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Merci, Monsieur le Maire.
De nombreuses subventions sont attribuées aux comités parisiens, aux ligues régionales et à des fédérations sportives au titre de l'année 2003.
Certaines ligues régionales et comités parisiens semblent oubliés - et ceci nous étonne lorsque les sports concernés figurent parmi les plus pratiqués -. A titre d'exemple, la Ligue d'Ile-de-France de football figure parmi ces oubliés.
Pourriez-vous, Monsieur le Maire, nous expliquer quelles en sont les raisons ?
Merci.
M. Yves CONTASSOT, adjoint, président. - Merci.
Monsieur CHERKI ?
M. Pascal CHERKI, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Ce n'est pas un oubli, c'est un choix.
Nous sommes en affrontement avec la Ligue d'Ile-de-France de football, ligue remarquablement bien dotée en matière d'argent qui refuse la création d'un district de football à Paris.
A ce sujet, j'ai interrogé la directrice des sports auprès du Ministre des Sports, et j'ai eu une réponse dans laquelle je dois me plonger pour bien en comprendre les tenants et les aboutissants.
En gros la chose est simple : dans tous les départements de France, il y a des districts. Il y en a un dans la Creuse et par contre, à Paris, alors qu'il y a plusieurs milliers de licenciés, il n'y a pas de district. La réponse est simple.
Ce sont des raisons de politique interne, de pouvoir, des raisons financières qui pénalisent les footballeurs parisiens.
Je vous rappelle que la plupart des compétitions de foot sont amateurs et ont lieu le dimanche. Il faut louer des cars pour aller en lointaine banlieue, ce qui grève le budget des clubs et les subventions de fonctionnement versées par la Ville, qui pourraient être utilisées à autre chose qu'à des frais de transport notamment à l'embauche d'aides-éducateurs supplémentaires.
Je m'en suis ouvert dans une discussion franche avec les dirigeants, et je leur ai dit ce que nous en pensions.
Manifestement, on m'a opposé des arguties financières pour refuser. Je considère qu'à partir du moment où il y a un bras de fer, je ne vais pas, en plus, leur donner 100.000 F par an, comme c'était fait avant. J'ai préféré prendre cet argent et le donner au Comité départemental de football pour les actions qu'ils mènent pour les jeunes footballeurs parisiens.
Je prendrai le temps d'étudier précisément la réponse de la directrice des sports mais si elle ne nous paraît pas satisfaisante, je sais que je peux compter sur de nombreux parlementaires, quel que soit leur bord politique puisque c'est là un débat qui transcende les clivages politiques, pour porter le débat au niveau national de manière à ce qu'à un moment donné, on traite Paris de la même manière que tous les départements.
Nous ne demandons pas un droit supérieur, nous demandons l'égalité des droits.
M. Christian SAUTTER, adjoint. - Très bien.
M. Yves CONTASSOT, adjoint, président. - Nous passons au vote.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 333.
Qui est pour ?
Qui est opposé ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, JS 333).