Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juillet 2003
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

65 - 2003, PP 56 - Autorisation à M. le Préfet de police de signer un marché sur appel d'offres pour les travaux d'aménagement d'une partie du bâtiment "Point P" situé 186, quai de Valmy (10e), pour le relogement provisoire de la 10e compagnie de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2003


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous examinons à présent le projet de délibération PP 56 concernant une autorisation à M. le Préfet de police de signer un marché sur appel d'offres pour des travaux d'aménagement d'une partie du bâtiment "Point P" situé au 186, quai de Valmy, dans le 10e arrondissement, pour le relogement provisoire de la 10e compagnie de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris.
Monsieur GOUJON, vous avez la parole.
M. Philippe GOUJON. - Oui, Madame la Maire, je comprends que M. DAGNAUD n'ait pas pu me répondre sur le sujet précédent dans la mesure où c'est plutôt de la compétence de M. CARESCHE qui n'est pas là pour suivre les dossiers de sa Commission. Je le regrette. Il aurait pu répondre de façon précise. Ce sera pour une autre fois.
Sur le 56, il est clair qu'en dépit de discours souvent lénifiants, la Mairie, en l'occurrence, sacrifie les intérêts de la Brigade et je vais illustrer ce propos par le traitement qui est réservé à la reconstruction du poste de commandement de compagnie de Château-Landon. La Ville en effet par les choix qu'elle a opérés a fait prendre un retard d'au moins 5 ans à cette opération pourtant considérée par la Brigade comme ultra-prioritaire.
La restructuration avait été décidée en décembre 1999 et l'activité opérationnelle devant être maintenue pendant la durée des travaux en raison de l'importance stratégique pour tout le Nord-est de Paris de ce poste de commandement de compagnie, le site du 104, rue d'Aubervilliers - anciennes Pompes funèbres municipales - avait été mis à la disposition de la Brigade par convention du 21 décembre 2000, comme site de relogement provisoire. Une autorisation de programme d'ailleurs de plus de 6 millions de francs de l'époque avaient été votée pour les travaux d'aménagement au début de l'année.
Vous auriez dû, chers collègues, inaugurer la nouvelle caserne mais non seulement bien sûr l'inauguration n'a pas pu avoir lieu mais le dossier n'a pas avancé d'un iota depuis votre accession à la Municipalité. Le 6 février 2002 en effet, le Maire de Paris, reniant tous les engagements pris envers la Brigade, lui a fait connaître son refus d'attribuer ce local. Et un an et demi après il n'y a pas plus de réalisation culturelle sur ce site que de transfert provisoire de la caserne et à chaque Commission de gestion de la Brigade, pourtant, j'ai posé la question de savoir où en était ce projet. La réponse ne variait jamais : "Le dossier est à l'étude".
Effectivement il est à l'étude depuis 2 ans. Ce n'est qu'à la dernière réunion de cette Commission tenue il y a quelques jours qu'on nous a enfin annoncé qu'un nouveau site était choisi. 3 ans et demi plus tard un site, d'ailleurs sur lequel je crois les habitants du 10e, m'a dit mon collègue René LE GOFF, espéraient une médiathèque, une maison des associations ou des salles pour se réunir. Et puis quel site...
M. Alain LHOSTIS, adjoint. - M. LE GOFF n'y connaît rien.
M. Philippe GOUJON. - Quel site puisqu'il faudrait encore 6 mois de travaux pour la réhabilitation avant même que la Brigade ne puisse s'y installer provisoirement, pour un coût de 3,7 millions d'euros au lieu d'un seul pour le site rue d'Aubervilliers, alors que le permis de construire ne pourra être inscrit qu'après la révision du P.L.U., ce qui induira évidemment de nouveaux retards. Il conviendrait au moins que la mise à disposition du site d'Aubervilliers soit faite dans les meilleurs délais, que la consultation entreprise soit anticipée afin que les travaux commencent dès l'obtention du permis de construire.
Si tout se passe bien et dans ces conditions uniquement, du seul fait du Maire de Paris, l'opération aura subi un retard de plus de 5 ans alors que ce projet est ultra-prioritaire. Voilà donc, loin des discours ronflants sur l'attachement à la Brigade, le sort qu'en l'espèce il lui est réservé et comment, entre les arbitrages entre un projet utile pour la sécurité des Parisiens et un autre que l'on ne connaît toujours pas, qui n'a pas débouché puisque, mes chers collègues, vous vous en doutez le 104, rue d'Aubervilliers est toujours vide à Château-Landon, rien n'a encore bougé ! Les pompiers s'y sentent toujours aussi mal.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Comme dirait notre Maire, ces propos se passent de commentaires. Alors François DAGNAUD, le Maire a-t-il effectivement renié tous ses engagements vis-à-vis de la Brigade ? Puisque ce sont les propos que j'ai entendus. Vous avez la parole.
M. François DAGNAUD, adjoint, au lieu et place de M. Christophe CARESCHE, adjoint, au nom de la 5e Commission. - Je vais devoir démentir de la façon la plus nette les propos indiqués par M. GOUJON qui n'a pas résisté à nouveau à sa tentation naturelle cet après-midi d'aller un peu loin dans les propos excessifs.
Les engagements pris ont été tenus, vous savez à quel point la Mairie de Paris a le souci des conditions matérielles dans lesquelles les services de sécurité dans leur ensemble peuvent exercer leur mission. C'est vrai que ces problèmes de gestion de locaux posent de vraies difficultés et nous voulons rendre hommage à l'occasion au sens de l'adaptation dont ont dû faire preuve les agents en question, mais je voulais rassurer M. GOUJON et l'Assemblée sur le souci qui est porté à ce que les meilleures conditions de travail soient préservées.
M. Jean VUILLERMOZ. - Bravo !
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, François DAGNAUD, d'ailleurs je précise que la Ville de Paris a renoncé à un projet culturel sur le "Point P" pour justement satisfaire aux besoins de la Brigade.
M. Philippe GOUJON. - Une explication de vote.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Ah ! Nous n'avions pas bien compris, il faut une explication de vote. M. GOUJON, au nom de M. GOASGUEN, qui n'est pas là, va prendre la parole.
M. Philippe GOUJON. - Ce n'est pas lui qui est chargé de cette opération. Je voudrais dire que M. DAGNAUD dément le rapport du Préfet de police et du Général de la Brigade de sapeurs-pompiers que j'ai sous les yeux et que je tiens à votre disposition, qui nous a été communiqué en Commission de gestion de la Brigade des sapeurs-pompiers. M. CARESCHE était absent là aussi, malheureusement cette fois encore. C'est dommage, mais on le lui aura transmis.
Je lis une phrase de ce rapport : "L'opération de reconstruction de la caserne Château-Landon a déjà été différée de plus de 3 ans, en raison de l'abandon par la Ville de Paris du premier site pressenti pour le relogement. Compte tenu du retard pris, une réévaluation des désordres qui affectent la caserne devra être faite.". "L'opération aura subi un retard de plus de 5 ans".
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Quelle est la position de votre groupe, Monsieur GOUJON ?
M. Philippe GOUJON. - Nous voterons pour.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Très bien ! Je n'ai pas saisi la totalité de ce raisonnement.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération PP 56.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, PP 56).