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Juillet 2003
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72 - 2003, DPVI 25 - Politique de la ville. - Subventions à des associations menant des actions sur le quartier de la Goutte-d'Or (18e). - Montant total : 41.900 euros

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2003


M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous continuons par le projet de délibération DPVI 25 accordant des subventions à des associations menant des actions sur le quartier de la Goutte-d'Or. Il s'agit de 41.900 euros et c'est Mme Sophie MEYNAUD qui souhaite intervenir. Mme DURLACH lui répondra.
Madame Sophie MEYNAUD, vous avez la parole.
Mme Sophie MEYNAUD. - Merci, Monsieur le Maire.
Bien que j'ai déjà un certain nombre de réponses à l'intervention que je vais faire, je souhaite intervenir sur ce projet de délibération pour faire quelques remarques générales sur l'état des subventions versées aux associations parisiennes dans le cadre de la politique de la ville d'une part, d'autre part pour parler un petit peu plus particulièrement de la Goutte-d'Or.
Elue du 18e, j'habite un arrondissement où sont identifiés trois quartiers politique de la ville, quartiers Chapelle, Goutte-d'Or et Porte Montmartre-Porte de Clignancourt.
Je peux vous assurer, mais vous le connaissez parfaitement, du rôle considérable que jouent les associations implantées dans ces quartiers dans le maintien et le renouveau du lien social, dans la vitalité et le dynamisme apportés à des populations qui vivent, le plus souvent, dans des conditions, parfois difficiles, du moins modestes.
Aujourd'hui, plusieurs associations tirent la sonnette d'alarme. Frappées par les décisions de l'Etat, le gel des crédits, la baisse des crédits du F.A.S., la suppression des emplois-jeunes, elles expriment des inquiétudes parfois très fortes sur la pérennisation de leurs actions, voire même sur leur existence.
Pour illustrer ces craintes, j'attire votre attention sur le quartier de la Goutte-d'Or, quartier ancien de la politique de la ville.
En décembre 2002, les associations du quartier ont organisé une semaine de mobilisation contre l'insécurité sociale et les discriminations engendrées par certaines décisions gouvernementales. Cette semaine eut beaucoup de succès auprès de la population de tout l'arrondissement.
Il y a quelques semaines, la fête de la Goutte-d'Or a de nouveau montré le dynamisme engendré aussi grâce au tissu associatif dans le quartier et, cette année encore, le succès a été important.
Je tiens à souligner que les habitants tiennent beaucoup à cette vitalité et à l'expression des cultures multiples, qui font la richesse du quartier. C'est pourquoi il me semble absolument essentiel de souligner l'effort que fait la Ville en direction de ces associations et de relayer les craintes, véritablement fondées, liées au désengagement financier des autres partenaires, et notamment de l'Etat.
Donc, Monsieur le Maire, pour éclairer concrètement ces problématiques, pourrait-on avoir une vision d'ensemble des subventions de la Ville aux associations dans ce quartier ? Comment la Ville se situe-t-elle par rapport à l'Etat ?
De la même manière, nous parlions des enfants de la Goutte-d'Or, avec l'idée de signer des conventions pluriannuelles avec les associations. Je pense que cette méthode est une bonne méthode puisqu'elle garantit des financements sur plusieurs années aux associations concernées. Je voudrais donc savoir si l'on a l'intention de la généraliser.
Enfin, sachant que les associations, aujourd'hui, vivent de véritables difficultés de trésorerie, et comme il y a quelque temps des engagements ont été pris quant à l'accélération des versements des subventions, j'aimerais savoir où nous en sommes sur cette question.
Je vous remercie.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame MEYNAUD.
Quand je pense que Mme DURLACH n'a que cinq minutes pour répondre à toutes ces questions, je la plains d'avance.
Mme Martine DURLACH, adjointe, au nom de la 5e Commission. - Merci, Sophie MEYNAUD.
Je trouve que votre intervention dénote une bonne connaissance du terrain.
Effectivement, les associations jouent, à la Goutte-d'Or, comme dans les quartiers politique de la ville, un rôle considérable et apportent beaucoup dans ce quartier où chacun sait que les difficultés ne manquent pas.
D'ailleurs, j'imagine mal ce que seraient ces quartiers sans les associations, sans leur dynamisme, sans le dévouement de leurs militants, souvent bénévoles.
Le soutien aux associations est donc un élément très fort de la politique de la ville, ce qui n'empêche pas de faire des efforts aussi pour avoir des services municipaux et des services publics. Mais c'est une voie très forte.
Depuis deux ans, nous nous attachons à répondre le mieux possible aux attentes de ces associations, et notamment au plan des subventions. Ce que j'ai dit il y a quelques instants sur les crédits politique de la ville sur Paris, je ne vous le répète pas, mais cela peut se vérifier dans un quartier comme la Goutte-d'Or.
Pour la Goutte-d'Or, vous avez posé des questions très précises et je vais donc vous donner des chiffres très précis. 75.462 euros de subvention ont été versés en 2001, 83.641 en 2002 sur les crédits politique de la ville. Nous serons, cette année encore, dans un chiffre en progression puisqu'aux 41.900 euros attribués à 9 associations dans ce projet de délibération, s'ajoutent 30.000 euros attribués "Aux enfants de la Goutte-d'Or", auxquels viendra s'ajouter en septembre un soutien complémentaire à plusieurs projets associatifs.
Quand on prend l'ensemble des subventions versées par la Ville aux associations de la Goutte-d'Or, toutes directions de droit commun confondues, nous sommes également dans un mouvement en progression : 255.800 euros en 2001, 480.669 euros en 2002.
En même temps, il faut le dire, le nouvel élan donné à la politique de la ville a créé un véritable appel d'air. Plus d'associations déposent des projets et de nouveaux quartiers figurent dans la géographie politique de la ville. Nous ne pouvons pas répondre à toutes les demandes, nous devons faire des choix, ce qui est bien normal, en nous appuyant sur les priorités du contrat de ville et de chaque quartier et nous voulons consacrer prioritairement les crédits politique de la ville aux projets nouveaux et innovants.
C'est pourquoi nous devons à la fois conclure des conventions, comme vous l'avez demandé, avec des associations comme "Les enfants de la Goutte-d'Or" pour garantir des financements - d'autant que, dois-je le répéter, il y a ce désengagement de l'Etat dont j'ai parlé tout à l'heure - et en même temps conserver une certaine souplesse dans la gestion des crédits politique de la ville pour soutenir des projets innovants et émergents.
Un dernier mot sur le calendrier.
Nous avons cette année avancé le calendrier des appels à projets pour gagner du temps et payer les associations. Nous avons en partie atteint nos objectifs puisque, avec ce Conseil de Paris, toutes les délibérations par quartier ont été votées.
Cela dit, je ne suis pas complètement satisfaite, je crois qu'il nous faut encore poursuivre et améliorer cet aspect en 2004 pour mieux répondre aux attentes des associations.
J'espère avoir répondu à vos questions, Madame MEYNAUD.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Mme MEYNAUD est très souriante, donc pense que oui.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPVI 25.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DPVI 25).