Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juillet 2003
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

179 - QOC 2003-531 Question de Mme Edwige ANTIER et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris concernant l'information sur le traitement et le devenir des déchets triés

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2003


Libellé de la question :
"Etant donné que les habitants du 8e arrondissement ont été cités dans la presse comme étant particulièrement respectueux des consignes en ce qui concerne le tri des déchets,
Etant donné le coût du programme de ce tri et le supplément d'efforts ainsi demandé aux habitants,
Mme Edwige ANTIER et les membres du groupe U.M.P. voudraient pouvoir répondre aux habitants en ce qui concerne le devenir et le traitement des déchets ainsi triés pour pouvoir conforter l'action en leur assurant que le traitement desdits déchets respecte bien les préoccupations du respect de l'environnement."
Réponse (M. Yves CONTASSOT, adjoint) :
"Le 8e arrondissement compte parmi les 3 arrondissements les plus performants en matière de tri sélectif, avec un rendement de collecte de 34 Kg/hab/an pour les emballages et de 20 Kg/hab/an pour le verre (chiffres janvier 2003).
Les déchets pré-triés dans la poubelle jaune sont dirigés vers les centres de tri du SYCTOM (Syndicat mixte de collecte et traitement des ordures ménagères) pour rejoindre, après tri, des filières de valorisation matière. Un deuxième tri est en effet nécessaire pour obtenir une qualité qui réponde aux exigences des repreneurs de chaque filière de recyclage.
Les emballages non conformes et les rebus de tri sont envoyés en incinération pour en tirer une valorisation énergétique (réseau de chaleur ou production d'électricité rachetée par E.D.F.).
Les emballages sont triés et mis en balles par compression dans les centres de tri, puis ils suivent différentes filières de valorisation :
Les journaux et magazines collectés (21.000 tonnes/an) sont traités dans une usine appartenant à La Chapelle Darblay à Grand-Couronne près de Rouen (groupe finlandais UPM). Cette usine produit 450.000 tonnes de papier journal par an à partir des journaux et magazines récupérés.
Les papiers et cartons sont acheminés aux papeteries de la Seine, à Nanterre, pour la fabrication de cartons d'emballages.
Le verre collecté (33.000 tonnes/an) est regroupé dans des centres de transfert situés en région parisienne, puis transporté jusqu'à un centre de traitement situé à Rozet-Saint-Albin (Aisne) appartenant à la société "SAMIN", filiale du groupe Saint-Gobain.
Après un premier tri primaire pour éliminer les impuretés (en particulier les céramiques, cailloux, métaux, verre de couleur autre que celle voulue...), le verre est broyé et subit un tri automatisé. Il est devenu calcin, matière première utilisée dans les fours d'un industriel pour fabriquer des bouteilles en verre par recyclage.
Les emballages plastiques (environ 1.000 t/an de PET et PEHD) sont dirigés vers une usine de retraitement située à Neufchâteau (Vosges). Les balles contenant des emballages plastiques subissent un broyage, puis un lavage pour éliminer les étiquettes, la colle et les pollutions qu'ils peuvent éventuellement contenir. Seules les bouteilles dans les deux matériaux cités (PET, PEHD) sont acceptées, elles constituent la matière première secondaire qui, par régénération, va permettre d'achever le recyclage par la production de matériaux semi-finis ou finis.
Les métaux sont récupérés principalement dans les mâchefers issus des usines d'incinération du SYCTOM (460.000 t/an pour l'ensemble des communes adhérentes). L'acier (57.000 t/an) est séparé de l'aluminium puis réceptionné par "USINOR" (La Défense). L'aluminium (1.500 t/an) est repris par l'usine "AFFIMET" à Compiègne (groupe "PECHINEY") qui assure la production de 65.000 tonnes d'aluminium par an. Les métaux récupérés hors mâchefers pour l'ensemble des communes du SYCTOM sont de l'ordre de 10.000 tonnes par an.
Enfin, la filière du petit électroménager est en cours d'élaboration. Les résultats de collecte ne sont donc pas disponibles pour le moment. Cette première expérimentation a pour but d'anticiper la réglementation européenne qui prévoit un taux de récupération de 4 Kg/hab en 2005."