Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juillet 2003
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

25 - 2003, DFAE 92 - Communication sur le compte financier 2002 du Crédit municipal de Paris

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DFAE 92 portant communication sur le compte financier de 2002 du Crédit municipal de Paris.
Je donne la parole à Jean-Pierre LECOQ pour le groupe U.M.P.
M. Jean-Pierre LECOQ, maire du 6e arrondissement. - Merci, Monsieur le Maire.
Mes chers collègues, la communication que vous faites sur le compte financier de 2002 du Crédit municipal est éclairante à plus d'un titre.
En effet, alors que vous n'aviez cessé de proclamer, depuis avril 2001, que le jour allait succéder à la nuit et qu'on allait, dans tous les domaines, constater des améliorations palpables, on ne peut que constater que le résultat du Crédit municipal n'est pas meilleur aujourd'hui - 1.155 K euros au 31 décembre 2002 - qu'il ne l'était hier - 1.145 K euros au 31 décembre 2001. Le résultat n'a pas progressé en 2002, alors que l'activité mesurée par les concours bancaires à la clientèle a progressé de 11 %. On aurait pu attendre un résultat net en augmentation d'au moins 5 %.
Il n'en a rien été car les postes de charge les plus importants ont progressé de façon sensible. On notera 4 % pour les frais de personnels. Certes, vous vous targuez de la diminution de certains postes secondaires, mais leur montant limité en valeur absolue limite bien évidemment les effets de leur baisse. Quelques mots maintenant sur la politique de provisionnement que vous menez : est-ce la révélation d'un certain nombre de dossiers contentieux ou la production de la nouvelle politique commerciale offensive que l'établissement mène depuis bientôt un an ? Cela ne laisse pas de nous inquiéter, et cela nous rendra bien évidemment très attentifs quant à l'évolution future.
En outre, en ce qui concerne le processus de filialisation qui avait été apparemment engagé à la fin de 2002, et qui a été abandonné depuis, nous constatons que le Conseil de Paris n'a jamais été appelé à délibérer sur ce sujet. Il serait, selon nous, tout à fait essentiel et tout à fait intéressant que le Maire de Paris, dans une communication, donne enfin, et en dehors de toute polémique politicienne que vous affectionnez, notamment en ce qui concerne le Crédit municipal, sa vision de l'outil social et financier qu'est le Crédit municipal de Paris.
Je vous remercie, Monsieur le Maire.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - M. SAUTTER a la parole pour une réponse.
M. Christian SAUTTER, adjoint, au nom de la 1ère Commission. - Je répondrai à M. LECOQ, que je remercie pour sa participation au Conseil d'orientation et de surveillance du Crédit municipal de Paris et pour ses remarques, et je crois qu'il pose des questions auxquelles je vais répondre rapidement.
Il y a eu, vous vous en souvenez, une remise en ordre du Crédit municipal de Paris avec la nomination rapide d'un nouveau directeur (et une discussion antérieure montre que c'était une sage décision à prendre), la réunion des instances de direction de ce Crédit municipal de Paris, dont le Conseil d'orientation et de surveillance dont M. LECOQ comme M. POZZO di BORGO font partie aux côtés d'élus de la majorité et d'un certain nombre de personnalités.
Vous l'avez remarqué, il y a eu une augmentation entre 2001 et 2002 du produit net bancaire de 9,4 %. C'est, en quelque sorte, le chiffre d'affaires du Crédit municipal de Paris en langage plus familier. C'est bien le signe qu'il y a eu un redémarrage de cette grande maison, et nous venons d'inaugurer la deuxième agence du Crédit municipal de Paris dans Paris. La première a été inaugurée près de la gare de Lyon, la deuxième est dans le 18e arrondissement, et nous allons continuer cet effort pour que le Crédit municipal de Paris soit auprès des Parisiens, et notamment auprès des Parisiens qui ont le plus besoin de lui. Vous m'interrogez sur les dotations au compte d'amortissement et sur les provisions. Comme vous le savez, car vous appartenez au Conseil d'orientation et de surveillance, nous nous sommes conformés aux recommandations de la Commission bancaire qui a souhaité qu'il y ait au Crédit municipal de Paris, comme dans beaucoup d'autres établissements, des règles plus larges dans le domaine des provisions.
Vous demandez enfin quelle vision nous avons du Crédit municipal de Paris. Le Crédit municipal de Paris est un établissement financier qui a la double caractéristique d'être à vocation sociale et d'être parisien. Nous créons des agences, alors que jusqu'à présent, les 7 agences qui existaient étaient en dehors de Paris ; je citerai Chartres ou Versailles.
Nous souhaitons que le Crédit municipal de Paris renforce sa vocation sociale, c'est-à-dire prête à des Parisiennes et des Parisiens qui ont du mal à trouver du crédit auprès des banques commerciales. C'est tout ce qui touche au surendettement des ménages qui, malheureusement, sont nombreux à Paris, et leur nombre va s'accroître avec la conjoncture économique que nous vivons actuellement.
Nous sommes en train de réfléchir à ce que le Crédit municipal de Paris apporte un concours aux commerçants ou aux créateurs d'entreprise qui créeraient de nouvelles entreprises ou reprendraient des entreprises existantes et qui seraient handicapés par le poids des cautions de loyers qu'il faut ainsi verser.
Donc, Monsieur LECOQ, nous pouvons parler du Crédit municipal de Paris, et je vous remercie de vos questions car elles ont permis que je vous apporte quelques éclaircissements. Nous en reparlerons au sein du Conseil d'orientation et de surveillance, et nous aurons l'occasion lors de prochains Conseils de Paris, de revenir sur le Crédit municipal, dont je pense qu'il va retrouver sa fierté qui vient d'une histoire très longue au service des Parisiens, notamment au service des Parisiens les plus en difficulté.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci pour ces éclaircissements sur cette communication.
Il n'y a pas de vote, car c'est une communication.