Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juillet 2003
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

135 - 2003, DAC 247 - Acquisition d'une œuvre d'art pour la Maison de Victor Hugo. - Montant : 320.000 euros

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération DAC 247 relatif à l'acquisition d'une ?uvre d'art pour la Maison de Victor Hugo.
M. POZZO di BORGO a la parole.
M. Yves POZZO di BORGO. - Très court.
Concernant l'acquisition d'une édition originale enrichie en trois volumes, j'avais demandé à l'Adjointe qui suit ce problème (sur l'achat lui-même, aucune opposition) des précisions simplement sur le prix.
Ayant consulté quelques spécialistes qui m'ont dit que le prix apparaissait un peu cher, j'ai demandé à l'Adjointe chargée de ce dossier si elle pouvait indiquer quel était l'expert qui avait expertisé ces biens et notamment déterminé le prix. Le passage en salle de vente n'est pas du tout une garantie. Je sais bien que nos conservateurs regardent tout cela, mais dans ce genre de choses nous avons intérêt à avoir un expert indépendant.
Le vendeur est l'expert. Mme BERES, mère de Mme Pervenche BERES, député européen socialiste...
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Et alors ?
M. Yves POZZO di BORGO. - Dans ce genre de choses, il serait peut-être normal que l'expertise soit faite par un expert indépendant du vendeur. C'est ce que je demande. Si Mme MAZETIER me confirme que l'expertise a été faite par un expert indépendant, nous voterons pour, sinon nous voterons contre.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Madame MAZETIER, vous avez la parole.
Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, au nom de la 9e Commission. - En l'occurrence, le vendeur n'est pas M. BERES, mais le propriétaire de cette édition originale.
Cette acquisition, comme toutes les acquisitions d'?uvres d'art à Paris, pour les musées de la Ville, est examinée en commission d'acquisition des ?uvres d'art. Il y en a trois. Il y en a une pour l'ensemble des musées de la Ville, il y en a une qui est spécifique au Musée d'art moderne et une qui est spécifique au Fonds municipal d'art contemporain.
L'ensemble des chefs d'établissement soumet donc leurs projets d'acquisition et c'est examiné dans le cadre d'un budget prédéterminé puisqu'il y a une enveloppe budgétaire, au budget primitif, d'acquisition d'?uvres d'art. C'est ainsi que cela se passe.
Ces commissions ont été instaurées en 1997. C'est donc toujours comme cela que les choses se passent. Vous pouvez contester, on peut même imaginer de faire évoluer ces commissions. On peut tout à fait imaginer que, dans cette commission d'acquisition d'?uvres d'art, qui examine toutes les demandes des conservateurs des établissements, on ait des experts auditionnés systématiquement.
Ce n'est pas toujours facile dans le cadre de ventes où il faut que la Ville se prononce très vite mais si cela peut l'être, pourquoi pas. On peut toujours améliorer les choses.
En l'occurrence je voulais vous rassurer en ce qui concernait cette édition. Quand elle a été mise en vente, elle a été estimée entre 300.000 et 500.000 euros, ce qui est une fourchette extrêmement large. Plusieurs offres ont été faites d'abord à 400.000, puis à 350.000 et, finalement, c'est sur la base de 320.000 euros que cet ouvrage, dont la qualité et la rareté n'échappent à personne, a été acquis.
Moi, je ne suis pas, comme les membres de la 9e Commission, - d'ailleurs nous avons échangé sur ce processus d'acquisition d'?uvres d'art -, je ne suis pas opposée à ce que ce processus évolue.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 247.
Qui est pour ?
Pas d'opposition ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DAC 247).