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Juillet 2003
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Conseil Municipal
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73 - 2003, DPVI 29 - Subventions à des associations créatrices d'emplois d'adultes-relais en complément de celle versée par l'Etat : reconduction du dispositif 2002. - Montant total : 26.244 euros

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2003


M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DPVI 29 portant sur les subventions à des associations créatrices d'emplois d'adultes-relais en complément de celle versée par l'Etat. Il s'agit de reconduire le dispositif 2002. Il y en a pour 26.244 euros.
M. Jacques DAGUENET, représenté par Mme MEYNAUD, va intervenir et Mme DURLACH va répondre.
Madame MEYNAUD, vous avez la parole.
Mme Sophie MEYNAUD. - Je serai très brève mais, là encore, c'est une question importante.
Il nous est proposé la reconduction du financement de 7 postes d'adultes-relais créés en 2002, la Ville prenant en charge 20 % du salaire en complément des 80 % versés par l'Etat.
C'est une bonne chose puisque, nous en avons l'expérience, les adultes-relais jouent un rôle très précieux au sein des associations et dans les quartiers. Loin des "petits boulots", ce sont bien de véritables emplois d'utilité sociale ou de médiation et, dans les quartiers, ils apportent une présence humaine. Ils sont utiles pour faciliter l'accès des habitants aux services municipaux ou aux équipements publics et ils sont particulièrement précieux pour favoriser l'intégration des populations d'origine ou de nationalité étrangère. J'ajoute qu'ils permettent de bénéficier des compétences et de l'expérience de personnes qui sont elles-mêmes issues de quartiers difficiles, qui sont actives dans les associations et qui sont souvent des femmes (je pense à l'expérience très riche des femmes-relais).
Cette satisfaction, je la mesure quand même. En effet, si mon souvenir est bon, il me semble que les ambitions en matière d'adultes-relais étaient plus élevées. Il était prévu dans l'avenant au contrat de ville avec l'Etat la création de 500 postes d'adultes-relais en cinq ans, dont 100 en 2002, et il était même question que la Ville puisse en embaucher directement.
Donc, je souhaiterais savoir, Monsieur le Maire, Madame la Maire, ce qu'il en est exactement aujourd'hui ?
Je vous remercie.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame MEYNAUD.
Madame DURLACH, vous avez la parole.
Mme Martine DURLACH, adjointe, au nom de la 5e Commission. - Merci, Sophie MEYNAUD.
Je partage, vous vous en doutez, votre appréciation sur le caractère très utile et positif des adultes-relais.
Il y a actuellement près de 200 adultes-relais à Paris, dans des associations ou ils et elles (car effectivement ce sont souvent des femmes) effectuent un travail remarquable de médiation, de lien social entre des personnes en difficulté, sur le plan social ou de maîtrise de la langue, et des institutions ou des équipements publics.
Sur la base de cette expérience souvent fructueuse, à la fois pour les associations qui en bénéficient et pour les adultes-relais eux-mêmes, je regrette comme vous que le mouvement de création de postes ne soit pas à la hauteur des besoins et n'avance pas au rythme nécessaire.
Comme vous l'avez dit - je le précise par année -14 postes associatifs ont été créés en 2002 alors que l'Etat s'était engagé à en financer 50, et une dizaine sont envisagés pour 2003, alors qu'il y avait effectivement un rythme de 100 pour arriver à 500.
Je pense que ce rythme gagnerait beaucoup - c'est un euphémisme - à être revu à la hausse. Il n'en va pas seulement du respect des engagements, mais aussi de la vie de certaines associations et du développement de missions qui sont très importantes, par exemple en matière d'intégration des personnes étrangères.
Je souhaite, par conséquent, que l'Etat redonne un nouveau souffle à ce dispositif des adultes-relais et qu'il permette également à notre collectivité locale, Ville ou Département d'en recruter.
Qui pourrait comprendre une attitude discriminatoire vis-à-vis de Paris ? Plus d'adultes-relais à Paris, ce serait une très bonne chose, je le répète, pour la vie des associations mais aussi pour les Parisiens éloignés de l'emploi depuis de longues périodes.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame DURLACH, pour cette réponse.
Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DPVI 29.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DPVI 29).