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Juillet 2003
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Conseil Municipal
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101 - 2003, DAUC 114 - Secteur Castagnary (15e). - Approbation, après enquête publique, de la modification du Plan local d'urbanisme ayant pour objet la suppression des 2 emplacements réservés pour élargissement de la rue Castagnary : côté impair de la rue Castagnary : de la rue Vouillé à la rue Jacques-Baudry et côté pair : 104 à 108, rue Castagnary

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2003


M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAUC 114 concernant le secteur Castagnary dans le 15e.
La parole est à M. Gilles ALAYRAC.
M. Gilles ALAYRAC. - Merci, Monsieur le Maire.
Nous ne pouvons qu'approuver la modification qui est proposée du Plan local d'urbanisme concernant la rue Castagnary, située au sud du 15e arrondissement, afin de limiter le trafic automobile, d'en permettre la réhabilitation, mais aussi de créer des logements sociaux.
A l'origine, cette rue et ce quartier devaient faire l'objet d'une Z.A.C. et on sait ce que cela voulait dire. On comptait en 1992 élargir la rue d'abord pour faciliter la liaison automobile entre la gare Montparnasse et les portes sud de Paris, mais aussi densifier l'urbanisme. Or, ce quartier qui est encore constitué de petits immeubles anciens parfois entourés de jardins qui lui confèrent un charme certain, aurait très probablement été rasé. Il s'agit pourtant de ce que l'on appelle le Village de l'Avenir, loti par Alexandre Chauvelot au milieu de XIXe siècle et dont l'ambition était de créer une zone d'habitat destinée à la classe moyenne où chacun pouvait s'enorgueillir de sa maison individuelle et de son bout de jardin.
Il est heureux que le projet ait été abandonné de même que celui de l'élargissement de la rue Castagnary.
Nous approuvons la volonté de limiter l'emprise de la circulation automobile en renonçant à faire de cette rue un axe routier de transit. Désormais, elle suffira à assurer la desserte locale grâce à la suppression des emplacements qui étaient projetés pour l'élargir.
Je note aussi avec satisfaction que le carrefour des rues Castagnary/Baudry sera reconfiguré pour casser la vitesse des véhicules provenant des boulevards extérieurs et, ce projet va dans le sens de ce qu'a demandé, il y a quelques jours, le conseil de quartier Georges-Brassens qui s'inquiétait de sa dangerosité.
J'observe également que plusieurs bâtiments municipaux sont grevés par des servitudes. Je souhaiterais, Monsieur le Maire, connaître plus précisément le projet de restructuration envisagé par la Ville. En tout état de cause, la réhabilitation de ces immeubles et la construction de logements sociaux ne peut que recueillir notre assentiment, mais il sera nécessaire de veiller à ne pas densifier ce secteur et lui permettre de conserver son aspect spécifique.
J'approuve donc le projet global qui nous est soumis en souhaitant, tout d'abord, que les immeubles qui feront l'objet de réhabilitation et de reconstruction comportent des emplacements pour les commerces, la rue Castagnary ayant beaucoup souffert de la disparition de ceux-ci il y a une vingtaine d'années.
Je demande que le conseil de quartier soit consulté et informé de ces projets et je souhaite que ces projets redonnent vie à un quartier du sud de Paris trop longtemps délaissé.
Je vous remercie.
M. Eric FERRAND, adjoint, président. - M. Philippe GOUJON était inscrit pour le groupe U.M.P. Quelqu'un le remplace ?
Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Si nous nous réjouissons, Monsieur le Maire, de la modification envisagée du P.L.U. sur la rue Castagnary afin de diminuer certaines des nuisances citées dans le projet de délibération et qui perturbent la vie quotidienne des habitants, nous pensons qu'il faut aller plus loin en inscrivant ce site parmi les micros quartiers désignés pour bénéficier d'un traitement prioritaire en "politique de la ville". Ceci a été réalisé pour le secteur contigu des Périchaux grâce à l'insistance de mes collègues Joëlle CHÉRIOUX et Philippe GOUJON.
Plus d'un an après, aucune action concrète n'a encore été engagée sur le site des Périchaux, des rencontres ont bien eu lieu en mairie du 15e, notamment pour établir un diagnostic, mais aujourd'hui nous ne savons toujours rien du programme envisagé, des associations sélectionnées, et nous n'avons aucune assurance de bénéficier d'un chef de projet et des deux agents spécialement affectés à ce site.
Pour en revenir au secteur Castagnary, nous ne comprenons pas le refus signifié à cette tribune par votre première adjointe, Monsieur le Maire, pour que le secteur Castagnary-Brancion-Falguière qui connaît bien des points communs avec les Périchaux devienne aussi un micro quartier en politique de la ville comme d'ailleurs l'ensemble du secteur qui longe la voie ferrée de Montparnasse.
Tous les élus de terrain savent bien les problèmes que nous y rencontrons et nous dénonçons les vaines promesses non suivies faites par la gauche dans ces secteurs. Puisque depuis plus d'un an la Ville en est encore à établir un diagnostic, nous renouvelons donc notre demande pour qu'elle étende utilement son champ d'investigation au quartier Castagnary dont il est question dans ce projet de délibération.
M. Eric FERRAND, adjoint, président. - M. CAFFET pour répondre.
M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, au nom de la 8e Commission. - Oui, c'était un projet de délibération attendu. M. ALAYRAC m'interroge sur les projets de la Ville concernant cette opération. Je confirme qu'il s'agissait d'une ancienne Z.A.C., décidée en 92 et abandonnée en 94. Elle a été remplacée par 4 secteurs d'intervention : A, B, C et D.
En réalité, seuls trois secteurs (A, C et D) sont concernés par la réserve de voirie. Le secteur A est complètement traité et des logements sociaux de type P.L.I. ont été réalisés. Le projet de délibération concerne donc les secteurs C et D. Je serais en mesure ici d'indiquer à M. ALAYRAC, parcelle par parcelle, l'ensemble des projets de la Ville sur les secteurs B, C et D, ce qui risquerait toutefois de prendre un certain temps.
Ce que je propose, si M. ALAYRAC en est d'accord, c'est de lui communiquer les projets de la Ville et leur état d'avancement sur chacune des parcelles, par écrit.
Il y a en effet des parcelles municipales sur lesquelles nous avons des projets de logement social, et j'ai bien compris que vous aviez le souci de maintenir un bâti qui ne soit pas en contradiction flagrante avec le bâti actuel de ce secteur.
Il y a aussi des parcelles privées sur lesquelles la Ville n'a pas l'intention d'intervenir, mais également des parcelles sur lesquelles nous ne pouvons pas intervenir en raison de la présence des cuves de la C.P.C.U., qui créent un périmètre de sécurité.
Si M. ALAYRAC en est d'accord, je suis prêt à lui faire parvenir sans délai l'état actuel des bâtiments sur ce secteur.
M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Merci.
Les informations seront diffusées à ceux qui les demandent.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAUC 114.
Pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DAUC 114).