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Juillet 2003
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Conseil Municipal
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181 - QOC 2003-533 Question de Mme Edwige ANTIER et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris sur les dispositions à prendre afin de soulager le service des urgences de l'hôpital Bicêtre (94)

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2003


Libellé de la question :
"Etant donné la surcharge des urgences de l'hôpital Bicêtre, avec une inflation des consultations, passées de 37.234 (adultes) en 1999 à 43.940 en 2002, et des délais moyens d'attente de 4 à 5 heures dans le service des urgences,
Etant donné la qualité du travail et le dévouement du personnel dans des conditions difficiles dues à l'attente,
Etant donné l'afflux de consultations qui ne ressorte pas réellement du plateau technique des urgences (6 % seulement de ces consultations aboutissent à une hospitalisation),
Mme Edwige ANTIER et les membres du groupe U.M.P. demandent qu'une démarche du Président du C.A. de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris soit faite vers les représentants du Conseil général pour mettre sur pied une structure de consultations d'urgence type "SAMI" avec mise à disposition d'un local pour les médecins de ville organisés en service de garde, permettant de soulager d'autant le service des urgences (comme fonctionne le "SAMI" de Vincennes)."
Réponse (M. Alain LHOSTIS, adjoint) :
"Vous évoquez la situation du service des urgences de l'hôpital de Kremlin-Bicêtre qui dépend de l'A.P.-H.P.
Madame, je vous rappelle que vous êtes membre du Conseil d'administration de l'A.P.-H.P. et membre de la Commission de surveillance de cet hôpital. Vous avez donc la possibilité de poser toutes les questions que vous souhaitez au sein de ces instances qui viennent d'ailleurs de se réunir. Par ailleurs, vous le savez, le Conseil général du Val-de-Marne est représenté au C.A. de l'A.P.-H.P. par son vice-président M. Alain DESMAREST, qui a en charge dans ce département le secteur santé. Il vous côtoie, je crois même que c'est votre voisin de table, et j'espère que vous avez eu le temps d'aborder avec lui le sujet que vous évoquez aujourd'hui.
Je suis également persuadé, puisqu'il s'agit du Val-de-Marne et non pas de Paris, que les représentants de votre sensibilité dans ce département ne manqueront pas de porter le débat là où il mérite de l'être, c'est à dire à l'Assemblée départementale ou au Conseil municipal de cette ville.
Quant à la problématique réelle que vous évoquez, mais qui est celle aussi de la plupart des services d'urgence, nous en avons déjà parlé, elle résulte de plusieurs causes que je ne vais pas développer, mais que vous connaissez, en particulier les carences de l'offre de soins en amont de l'hôpital, mais aussi vraisemblablement la réduction brutale en Ile-de-France du nombre de services d'urgence, sans que soient mises en place des alternatives. Les structures, telles que celles que vous proposez (SAMI, permanences de soins, etc.) peuvent effectivement en amont des urgences répondre en partie au problème de l'engorgement des urgences. Elles peuvent reposer sur une mise à disposition de locaux par les collectivités locales, voire des associations (centres de santé) pour assurer la permanence d'accueil. A ces permanences d'accueil peuvent participer les médecins libéraux en dehors des heures ouvrables.
J'ai engagé la réflexion à Paris et j'espère pouvoir proposer rapidement des solutions. Mais vous le savez, Madame, reste souvent posée la question du financement et j'espère qu'à ce sujet, les pouvoirs publics dont l'organisation des soins est la compétence ne manqueront pas de prendre toutes leurs responsabilités."