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Mai 1996
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58 - QOC 96-197 Question de Mmes Dominique BERTINOTTI, Elisabeth LARRIEU, M. Pierre SCHAPIRA et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris au sujet du rétablissement de la circulation automobile sur le Pont au Double (4e).

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Nous passons à la question suivante de Mmes BERTINOTTI, LARRIEU et M. SCHAPIRA au sujet du rétablissement de la circulation automobile sur le Pont au Double.
En voici la teneur :
"Depuis quelques années, le pont au Double (4e), qui relie l'île de la Cité à la Rive gauche, était interdit à la circulation automobile.
Les piétons, touristes ou Parisiens, les pratiquants du roller et les cyclistes l'avaient largement investi en raison de sa situation géographique particulièrement attractive en plein centre de Paris, dans le prolongement du parvis de Notre-Dame et du square Jean-XXIII.
Mmes Dominique BERTINOTTI, Elisabeth LARRIEU, M. Pierre SCHAPIRA et les membres du groupe socialiste et apparentés sont donc très attristés de la décision prise par la Municipalité de rendre ce petit bout de voirie parisienne symbolique à la circulation et à la pollution atmosphérique, sonore et visuelle.
Une fois de plus, la Municipalité cède à l'envahissement de l'automobile et se place en complète contradiction avec le discours tenu il y a quelques semaines, sur la place qui doit être réservée aux transports alternatifs comme le vélo en ville.
Mmes Dominique BERTINOTTI, Elisabeth LARRIEU, M. Pierre SCHAPIRA et les membres du groupe socialiste et apparentés demandent donc à M. le Maire de Paris que ce pont soit rendu aux piétons, vélos et rollers."
Je vous communique les éléments de réponse au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, adjoint.
Depuis de nombreuses années, le pont au Double était fermé à la circulation automobile en juillet et en août ainsi que les dimanches et lors des principales fêtes.
Les travaux de réfection du pont d'Arcole ont conduit à le fermer pendant l'année scolaire 1994-1995. Après la fermeture estivale normale, il a été décidé avec le Préfet de police, de prolonger celle-ci pendant l'hiver. De ce fait les automobilistes en provenance de la rive gauche n'avaient que 2 solutions pour accéder à la rive droite :
- prendre la rue Lagrange, les quais rive gauche, le pont Saint-Michel, puis le boulevard du Palais pour aboutir au pont au Change, itinéraire très encombré, notamment au droit du pont Saint-Michel ;
- prendre la rue des Bernardins, le pont de l'Archevêché puis les quais de l'île de la Cité pour aboutir au pont d'Arcole. Compte tenu des difficultés rencontrées au pont Saint-Michel, ce 2e itinéraire a été très fréquenté entraînant un trafic peut compatible avec les voies empruntées qui ont une vocation de desserte.
Aussi, les travaux de remise en état pendant l'hiver 1995-1996 du quai aux Fleurs, travaux qui entraînaient une réduction sensible de la capacité de cet itinéraire, ont-ils conduit à réouvrir cet hiver le pont au Double. Malgré les encombrements inévitables sur la place du parvis Notre-Dame, ceci permet de mieux utiliser les possibilités qu'offre la rue Lagrange. Le Préfet de police a donc pris un arrêté dans ce sens le 20 mars 1996, en remettant en vigueur l'ancien dispositif, à savoir l'interdiction pour les véhicules automobiles d'emprunter le pont les samedis, dimanches et jours fériés et durant les mois de juillet et d'août.
Cette mesure permet de rétablir le passage du bus de la ligne 47, depuis longtemps demandé par la R.A.T.P., de rééquilibrer les flux de circulation aux abords et sur les 3 traversées possibles de la Seine dans ce secteur, pour passer de la rive gauche à la rive droite.
En revanche, comme par le passé, le pont au Double est fermé à la circulation automobile en juillet et en août, ainsi que les dimanches et lors des principales fêtes, afin d'assurer la sécurité et la tranquillité des piétons sur le parvis Notre-Dame en ces périodes de grande affluence.