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Mai 1996
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35 - QOC 96-204 Question de Mme Marinette BACHE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris sur la conservation de 2 aqueducs découverts dans le périmètre de la Z.A.C. "Alésia-Montsouris" (14e).

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Nous examinons à présent la question 204 de Mme Marinette BACHE au sujet de la conservation de deux aqueducs découverts dans le périmètre de la Z.A.C. "Alésia-Montsouris".
En voici le texte :
"Deux aqueducs anciens ont été mis au jour récemment dans le périmètre de la Z.A.C. "Alésia-Montsouris" (14e). Il a été envisagé, semble-t-il, dans le cadre de l'étude d'impact de cette opération d'aménagement, la protection d'un des deux aqueducs dont la construction remonte à l'époque gallo-romaine.
Le second ouvrage, de facture plus récente, a été construit à la demande de Marie de Médicis, entre 1613 et 1623, pour alimenter en eau le Palais du Luxembourg et le quartier Latin. Or, seul un fragment de cet aqueduc du XVIIe siècle devrait être conservé et, par conséquent, la majeure partie de la construction détruite si l'on tient compte des clauses de la convention signée entre l'aménageur de la Z.A.C. et les services archéologiques de la Région d'Ile-de-France. Il s'agit pourtant d'une construction soignée, d'une hauteur de 1,80 mètre, d'une largeur de 1 mètre, voûtée régulièrement avec des chaînages de pierres appareillées. Par ailleurs, cet aqueduc fonctionne encore parfaitement, alimentant en eau le parc Montsouris.
Aussi, Mme Marinette BACHE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent-ils à M. le Maire de Paris de prendre toutes les dispositions pour que ces deux aqueducs soient conservés dans les meilleures conditions possibles. Ils souhaitent donc être informés des démarches prévues par la Ville de Paris pour sauver ces éléments du patrimoine parisien d'une démolition sans discernement."
La parole est à Mme COUDERC.

Mme Anne-Marie COUDERC, adjoint.- Je vous remercie, Monsieur le Maire.
Il est exact que les tracés de deux aqueducs, gallo-romain et celui dit "de Médicis" du XVIIe siècle traversent le terrain de la Z.A.C. Avant les travaux, l'état de conservation des ouvrages n'était pas connu. Cependant, s'agissant de l'aqueduc de Médicis, il faut noter que la partie située entre Rungis et le Sud de Paris est conservée en bon état ; elle accueille une canalisation qui dessert le parc Montsouris. En outre dans Paris, près de la place Denfert-Rochereau, un regard et ses escaliers d'accès ont été jugés comme étant des vestiges intéressants.
Pour la Z.A.C., une convention a été signée le 2 mai 1995 entre l'Etat- le Ministère de la Culture - la S.A.D.M., aménageur, et l'Association pour les fouilles archéologiques nationales (A.F.A.N.) afin de fixer de façon très précise les modalités de déroulement des opérations archéologiques pour éviter la dégradation et la mise en péril de vestiges archéologiques.
Ces modalités ont d'ores et déjà été mises en oeuvre et les archéologues suivent les travaux en cours.
Aujourd'hui, 150 mètres de l'aqueduc de Médicis ont ainsi été dégagés à partir de l'avenue Reille, au Sud de la Z.A.C. Il s'agit d'une partie courante de l'ouvrage voûté, d'une hauteur de 1 mètre 80 et d'une largeur de 1 mètre.
Des recherches se poursuivent sur la présence d'autres vestiges au-delà du mur existant à l'extrémité de ce linéaire.
Quant à l'aqueduc gallo-romain, son tracé correspond sensiblement à celui de la future rue de la Z.A.C. Les services archéologiques ignorent son état de conservation. Des fouilles seront exécutées comme prévu sous le contrôle des archéologues quand les travaux de terrassement arriveront aux cotes correspondant à son tracé.
Voilà, Monsieur le Maire, également les éléments d'information que je pouvais vous donner sur ce sujet en réponse à Mme BACHE.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Merci, Madame COUDERC.