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Mai 1996
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96 - 1996, D. 467- Subvention d'investissement au Théâtre musical de Paris-Châtelet (1er). 1996, D. 537- Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres ou un marché négocié, dans l'hypothèse où l'appel d'offres serait déclaré infructueux, en vue de la réalisation des travaux de sécurité incendie au Théâtre du Châtelet (1er).

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Nous passons aux projets de délibération D. 467 et D. 537 relatifs au Théâtre du Châtelet.
Monsieur LE GARREC, vous avez la parole.

M. Alain LE GARREC.- Monsieur le Maire, mes chers collègues, mon intervention portera sur deux projets de délibération.
En effet, le premier concerne l'attribution d'une subvention d'équipement de 1.200.000 F et non pas 12 millions comme indiqué par ailleurs sur le projet, qui n'est pas passé devant le Conseil du 1er arrondissement, alors que le deuxième qui est une opération de 3.530.000 F pour procéder à des travaux de sécurité est passé devant le Conseil d'arrondissement.
Ma question est simple : pourquoi y a-t-il eu discrimination entre ces deux projets de délibération ? C'est d'autant plus fâcheux qu'en Conseil d'arrondissement et cela a été dit ce matin de manière forte par les uns et les autres, j'ai été amené à refuser de voter l'opération de travaux de sécurité en raison de l'incapacité du Maire et de son Premier adjoint, qui ce soir préside la séance, de me fournir une vue globale des investissements en 96 pour le Châtelet.
Monsieur le Maire, il n'est pas possible de voter au coup par coup ainsi des sommes importantes concernant le même édifice et de faire les comptes en fin d'année, donc a posteriori. Tous les projets de délibération n'empruntent pas le même chemin.
Dans vos diverses communications, vous dites que le passé est le passé, que nous sommes entrés dans l'ère de la transparence et de la concertation. Je souhaite que ceci soit l'exemple de ce qu'il ne faut plus faire. Que ce soit pour le Châtelet ou autre chose, il faut savoir où nous allons.
Je m'exprime au nom du groupe socialiste, mais je plaide aussi pour le Maire du 1er arrondissement et son adjoint qui souhaitent tellement me répondre en Conseil d'arrondissement mais qui, apparemment, n'en ont pas les moyens.
Je ne peux pas imaginer un autre cas de figure.
Pour rassurer M. LEGARET et le Maire de Paris, nous voterons ces deux projets de délibération. Nous sommes, comme vous, amoureux fous du Châtelet, mais nous gardons les yeux ouverts.

(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste).

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Je vais donner la parole à Mme MACÉ de LÉPINAY.
Mais étant mis en cause personnellement, je souhaite vous donner quelques éléments de réponse.
Je fais d'abord observer qu'il y a une grande incohérence dans la position du groupe socialiste, représenté par ses différents élus, sur le Châtelet, cela a d'ailleurs été relevé par le Maire ce matin en séance.
Grande incohérence, je le maintiens, puisque, Monsieur LE GARREC, devant le Conseil du 1er arrondissement, vous ne votez pas, et que vous votez devant le Conseil de Paris ! Je me félicite que vous votiez ici.
Enfin, grande irresponsabilité...

M. Daniel MARCOVITCH.- Monsieur le Maire...

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- S'il vous plaît, vous n'avez pas la parole ! Quelle grande irresponsabilité de la part d'élus qui ne votent pas des crédits destinés à des travaux de sécurité et de mise aux normes de sécurité du théâtre du Châtelet, et quels grands risques pris par ces élus !

(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris" et "Paris-Libertés").
Voilà ce que je tenais à dire.
J'ai moi-même été mis en cause, on a prétendu que j'avais été incapable de répondre. Je tiens à dire que j'ai à plusieurs reprises lors de la dernière séance du mois de mars, sur les questions de M. LE GARREC, donné un état complet et récapitulatif de toutes les dépenses qui avaient été engagées depuis dix ans au théâtre du Châtelet.
Je pense donc vraiment que cette polémique n'a pas lieu d'être. Je me félicite que les élus du groupe socialiste aient été depuis ce matin touchés par la sagesse et qu'ils se rallient à ces projets de délibération.

(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris" et "Paris-Libertés").

M. Daniel MARCOVITCH.- On est incohérent ou on s'est rallié ? Je note l'incohérence des propos du président de séance.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- La parole est à Mme MACÉ de LÉPINAY.

M. Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint, au nom de la 4e Commission.- Je me réjouis, mon cher collègue, que vous reconnaissiez l'excellence du théâtre du Châtelet qui est considérée internationalement et nationalement. Je me réjouis que les élus socialistes se joignent au concert général pour approuver ce qui se fait dans notre Théâtre musical de Paris-Châtelet.
Je dois ajouter, Monsieur le Maire, que je ne sais pas pourquoi le projet qui concerne le renouvellement du matériel pour 1,2 million n'a pas été présenté devant le Conseil d'arrondissement. Je pense que c'est seulement la reconduction annuelle de subventions qui sont régulièrement attribuées au Châtelet pour acquérir du matériel son, lumière, pour l'atelier de couture qui a par ailleurs été rénové, etc. Quant aux travaux de sécurité, bien évidemment, j'ai noté que vous les approuviez, et je m'en félicite. Merci beaucoup.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Merci, Madame MACÉ de LÉPINAY.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération D. 467.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, MM. DUMAIT et MESMIN s'étant abstenus. (1996, D. 467).
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération D. 537.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (1996, D. 537).