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Mai 1996
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53 - QOC 96-192 Question de MM. Pierre AIDENBAUM, Tony DREYFUS, Pierre SCHAPIRA et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Préfet de police relative à la prévention aux abords du quartier Strasbourg-Saint-Denis (10e).

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- La question suivante de MM. AIDENBAUM, DREYFUS et SCHAPIRA est relative à la prévention aux abords du quartier Strasbourg-Saint-Denis.
Elle est ainsi rédigée :
"Aux abords du quartier "Strasbourg-Saint-Denis", des troubles sur la voie publique génèrent un climat de mécontentement auprès des riverains et promeneurs.
Il apparaîtrait que le carrefour formé par les boulevards de Sébastopol, Saint-Martin, Bonne-Nouvelle, Strasbourg-Saint-Denis, ne relève pas que d'un seul district de police et, de plus, chacune des voies qui le forme, relève de commissariats d'arrondissement différents.
Cette répartition des compétences territoriales ne peut être remise en cause sans perturber toute l'organisation de la police parisienne.
Aussi, MM. Pierre AIDENBAUM, Tony DREYFUS, Pierre SCHAPIRA et les membres du groupe socialiste et apparentés demandent-ils à M. le Préfet de police les moyens de prévention qu'il entend mettre en place dans ce secteur, tant par l'affectation d'équipes spécialisées que par le dialogue entre les habitants et une police de proximité."
La parole est au représentant du Préfet de police.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE.- Carrefour stratégique situé à l'intersection de trois arrondissements (2e, 3e et 10e), le quartier Strasbourg Saint-Denis constitue un axe important de circulation attirant, il est vrai, une population nombreuse et cosmopolite.
Cette configuration particulière ne constitue pas, pour autant, un obstacle à l'action des services de police, confrontés à une multiplicité de faits de délinquance appelant des traitements différenciés.
C'est pourquoi, qu'il s'agisse des missions des effectifs de la Sécurité publique, de la Police judiciaire ou des Renseignements généraux, ces dernières restent subordonnées à une indispensable collaboration entre services locaux, territoriaux, services spécialisés ou même directions centrales.
Si le secteur considéré relève territorialement, en matière de Police judiciaire, de la compétence des 2e et 3e divisions de la Police judiciaire, il n'en demeure pas moins que peuvent y intervenir d'autres unités, telles la Brigade des stupéfiants, du proxénétisme, de la répression du banditisme ainsi que le commissariat spécial des réseaux ferrés parisiens.
La lutte contre la toxicomanie et le trafic de stupéfiants demeure, vous le savez, une action prioritaire pour l'ensemble des services de police.
Trois affaires ont ainsi été réalisées à l'encontre de revendeurs de drogue exerçant leurs activités aux abords de la porte Saint-Denis (deux en surface et la troisième dans l'enceinte de la station du métro).
Des actions conjointes avec les effectifs de la Sécurité publique ont également permis l'arrestation de deux bandes organisées de voleurs à la roulotte ainsi que l'interpellation de deux individus, auteurs d'agressions à l'encontre de personnes âgées. Quatre affaires de travail clandestin ont également abouti dans ce quartier.
Des opérations de contrôles d'identité sont régulièrement réalisées : les quatre dernières ont permis de mettre à la disposition de la 12e section des Renseignements généraux 70 étrangers en situation irrégulière.
L'action préventive sur la voie publique est, quant à elle, assurée principalement par les effectifs des commissariats des trois arrondissements concernés.
Interviennent en premier lieu les îlotiers ainsi que les fonctionnaires des Brigades d'information de voie publique. Des opérations sont également menées fréquemment par les Brigades anti-criminalité dépendant de chaque arrondissement.
De même, à partir de 22 heures 30, ces effectifs sont renforcés par les fonctionnaires de la Brigade anticriminalité de nuit. Cette brigade est particulièrement efficace dans les situations de flagrance. C'est ainsi que depuis le début de l'année, ce service a procédé, sur le seul secteur, à 23 mises à la disposition de la Police judiciaire.
Trois individus ont été notamment interpellés pour cession de produit stupéfiant, puis mis à la disposition des services spécialisés de la Direction régionale de la Police judiciaire.
J'ajoute que, depuis le 25 mars dernier, les missions de la Brigade anticriminalité de nuit ont été élargies au renforcement de la sécurité dans le métro.
Ainsi, de 23 heures 30 à 6 heures 30, des opérations de sécurisation sont menées sur l'ensemble des stations et plus particulièrement, chaque fin de semaine, aux heures d'ouverture et de fermeture sur la station Strasbourg-Saint-Denis. A ce jour, 15 opérations de ce type ont été menées sur cette seule station.
Chaque fin de semaine, est organisée une opération, coordonnée par le 3e district, engageant deux sections des compagnies de district, une équipe civile et une équipe d'îlotiers assistés de deux maîtres chiens. Depuis le début de l'année, 39 opérations ont ainsi été réalisées permettant la mise à la disposition de la Police judiciaire de 104 personnes.
J'ajoute que la création d'une Brigade anticriminalité de jour, dépendant de chaque district, devrait permettre de renforcer encore la lutte contre la délinquance.
Au-delà de la délimitation des compétences territoriales, ces différentes formes d'actions policières s'inscrivent davantage dans un souci permanent de coordination entre les services et d'adaptation aux facteurs d'insécurité.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Je remercie M. le Représentant du Préfet de police.