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Mai 1996
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Conseil Municipal
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79 - 1996, D. 552- Z.A.C. "Guilleminot-Vercingétorix" (14e).- Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant à la convention de rénovation signée avec la S.E.M.I.R.E.P.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1996




M. LE MAIRE DE PARIS.- Nous abordons l'examen du projet de délibération D. 552 relatif à la Z.A.C. "Guilleminot-Vercingétorix" dans le 14e arrondissement.
Monsieur BLET, vous avez la parole.

M. Jean-François BLET.- Il s'agit du projet de délibération relatif à la Z.A.C. "Guilleminot-Vercingétorix".
Engagée depuis 1979, cette Z.A.C. a détruit pendant près de quinze ans tout un quartier populaire, extension du village de Vaugirard, et un ensemble extrêmement homogène et caractéristique de cet ancien faubourg de Paris.
Cette opération a donc été vivement contestée, et ainsi que vous le soulignez vous-même dans le projet de délibération, elle a connu de multiples péripéties.
Aujourd'hui, on nous demande d'autoriser sa prolongation pour notamment démolir l'immeuble, 12, rue Jules-Guesde, afin de permettre l'extension d'un équipement sanitaire, d'un hôpital, donc un intérêt public semble nous y inciter.
Il convient toutefois de préciser que cet immeuble a été acquis par la S.E.M.I.R.E.P., mais qu'il n'est pas encore libéré. En effet, plusieurs locataires, et vous le soulignez dans le projet de délibération, n'ont pas quitté les lieux et apparemment ne sont pas près de le faire.

(M. Jean-François LEGARET, adjoint, remplace M. le Maire de Paris au fauteuil de la présidence).
L'immeuble est tout à fait sain. Il est situé dans un contexte complètement rénové. Il marque sa présence par ses cinq étages, s'adosse à un immeuble de cinq étages, donc il y a une continuité au niveau du bâti. Il est à côté d'une crèche de deux étages, qui est elle aussi ancienne, mais en bon état apparemment.
Le problème est effectivement un problème humain, social. Cet immeuble est en bon état et les personnes qui y logent vont devoir être expulsées.
On leur a proposé en tout et pour tout des relogements dans l'arrondissement pour des loyers de 3.000 et 4.000 F par mois, alors qu'ils paient actuellement 1.800 F pour un petit 2 pièces, leur logement étant régi par la loi de 1948, et compte tenu de leurs revenus, ils ne sont pas susceptibles de pouvoir supporter le loyer qu'on leur propose.
Ce sont donc des propositions qui ne sont pas acceptables pour ces familles.
Par ailleurs, l'immeuble étant sain, elles comprennent mal de devoir le quitter. Cet immeuble pourrait bien évidemment être conservé si le problème de l'extension de l'équipement sanitaire pouvait trouver une autre solution.
Je tiens à souligner que lorsque les occupants sont allés très légitimement en mairie pour se renseigner sur le sort qui allait leur être réservé et ont demandé à consulter le projet de délibération les concernant, ils n'ont pas pu l'obtenir, ce qui nous paraît plus que regrettable.
Enfin, je voudrais signaler une autre bizarrerie. Dans le programme qui reste à effectuer pour la S.E.M.I.R.E.P., on notera notamment la construction d'un foyer pour handicapés dont on nous précise que l'appel d'offres des entreprises est en cours.
Alors je voudrais vous demander une précision, car lorsqu'on va sur le site, le permis de construire pour ce bâtiment, délivré le 24 avril 1995, précise le nom des architectes, le nom des bureaux de contrôle, le nom de l'entreprise de construction, à savoir Entreprise générale S.N.T.P. domiciliée à Boulogne.
Donc j'aimerais savoir dans ces conditions sur quoi diable va bien pouvoir porter l'appel d'offres, puisque tout a l'air d'être déjà décidé avant que l'appel d'offres n'ait eu lieu, si on en croit l'affichage.
Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des élus de "Paris, écologie, solidarité et citoyenneté").

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Madame COUDERC, vous avez la parole.

Mme Anne-Marie COUDERC, adjoint, au nom de la 6e Commission.- Je vous remercie, Monsieur le Maire.
Monsieur BLET, vous avez principalement insisté sur les problèmes rencontrés par les locataires de l'immeuble du 12 rue Jules-Guesde.
Je voudrais tout d'abord insister, plus que vous ne le faites, sur le fait que cet immeuble est effectivement nécessaire pour assurer l'extension d'un équipement hospitalier, et particulièrement un service de chirurgie, ce qui est, comme vous le savez, un motif d'intérêt public, et le fondement de notre action ici.
Cet immeuble a de plus été acquis à l'amiable sans usage de la procédure d'expropriation. Ceci également doit être souligné.
Enfin, il est vrai que la libération de l'immeuble est difficile, comme vous l'avez vous-même indiqué. Des négociations sont en cours avec les occupants en vue de leur indemnisation et de leur relogement.
D'après ce que vous nous indiquez, ces personnes vous ont fait part de leurs préoccupations sur la manière dont elles ont pu être accueillies et informées. J'en prends bonne note.
Je peux vous assurer que la Ville veillera et que je veillerai personnellement à ce que ces procédures se déroulent dans les meilleures conditions possibles, et en prenant bien en compte les préoccupations que vous avez évoquées.
En ce qui concerne le deuxième point relatif au foyer pour handicapés, je vous donnerai par écrit des informations complémentaires. Mais je voudrais simplement attirer votre attention sur le fait qu'il s'agit de la deuxième tranche de ce foyer. Je suppose que c'est là que se trouve la réponse à votre question. Mais je préfère quand même regarder plus précisément les choses, comme je viens de vous l'indiquer, et vous faire part ultérieurement de mon analyse.
Je vous remercie.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Merci, Madame COUDERC.
Je mets aux voix, à main levée, ce projet de délibération.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe du Mouvement des citoyens ayant voté contre, le groupe socialiste et apparentés, MM. DUMAIT et MESMIN n'ayant pas pris part au vote, Mmes SILHOUETTE, SCHERER, BILLARD, MM. BLET et REVEAU s'étant abstenus. (1996, D. 552).