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Mai 1996
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Conseil Municipal
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24 - QOC 96-171 Question de M. Jean-Philippe HUBIN à M. le Préfet de police sur les difficultés de stationnement pour les riverains des axes rouges, notamment avenue de Suffren et quai Branly (7e).

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Nous passons à la question orale de M. Jean-Philippe HUBIN à M. le Préfet de police sur les difficultés de stationnement pour les riverains des axes rouges, notamment avenue de Suffren et quai Branly dans le 7e arrondissement.
Elle est ainsi rédigée :
"Depuis la mise en place du système d'interdiction de stationner dit "axe rouge", on constate que celui-ci pose beaucoup de problèmes aux Parisiens et, en l'occurrence, aux habitants du 7e arrondissement dans leur vie quotidienne.
Ainsi par exemple, les habitants des immeubles situés à l'angle de l'avenue de Suffren et du quai Branly n'ont aucun moyen de se garer à proximité de leur domicile, les immeubles n'étant pas équipés de parking.
Ne pourrait-on pas, dans ces conditions, en partant de l'avenue de Suffren, aménager une piste de stationnement le long de ces immeubles ou un peu plus loin jusqu'au milieu de la Tour Eiffel, ce qui ne gênerait en rien la circulation automobile et, en attendant un éventuel élargissement du trottoir permettant le stationnement le long de l'axe rouge, M. Jean-Philippe HUBIN suggérerait un stationnement provisoire entre l'avenue de Suffren et l'allée des Refuznicks, en tout cas à partir de 20 heures et jusqu'à 9 heures.
M. Jean-Philippe HUBIN demande à M. le Préfet de police ce qu'il compte faire pour améliorer cette situation de stationnement rendue de plus en plus difficile par l'installation de l'axe rouge, le nombre des emplacements ainsi supprimés n'ayant pas été dans le même temps remplacés par un nombre suffisant de parkings."
La parole est à M. le Représentant du Préfet de police.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE.- M. Philippe HUBIN fait part des difficultés de stationnement auxquelles sont confrontés certains Parisiens, riverains d'axes rouges et notamment, les habitants des immeubles situés à l'angle de l'avenue de Suffren et du quai Branly (7e).
Pour pallier le manque d'emplacements de stationnement, il souhaite un assouplissement de la réglementation en vigueur qui consisterait à autoriser le stationnement, de 20 heures à 9 heures du matin, quai Branly entre l'avenue de Suffren et l'allée des Refuzniks.
A titre liminaire, je préciserais que la transformation, à l'initiative de la Ville de Paris, d'un certain nombre de voies parisiennes en axes rouges a permis, conformément à l'objectif recherché, d'améliorer de manière sensible la fluidité du trafic.
La Préfecture de police a donné son accord à la mise en oeuvre de ces axes à la condition que soient prises, entre autres dispositions, des mesures destinées à compenser la réduction de la capacité de stationnement qui en résulte. Ainsi, dans cette partie du 7e arrondissement, des lincolns ont été aménagés le long du quai Branly, en complément du stationnement payant résidentiel, mis en place dans les avenues de Suffren et Charles-Floquet.
Un projet de parking est également à l'étude. Il prévoit, sous le stade "Emile-Antoine" une capacité de 349 places pour les véhicules légers et 54 places pour les autocars de tourisme.
La proposition d'assouplir la réglementation applicable aux axes rouges en autorisant le stationnement en soirée ne peut être retenue sans remettre en cause la finalité de ces axes et leur efficacité sur la fluidité du trafic.
L'expérience démontre en effet, que ce type de tolérance engendre des abus, certains automobilistes n'hésitant pas à laisser stationner leur véhicule sur la voie publique pendant la journée.