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Mai 1996
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Conseil Municipal
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34 - QOC 96-203 Question de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris relative à l'avenir de l'immeuble sis 91, quai de la Gare (13e).

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Nous passons aux questions du groupe du Mouvement des citoyens.
La première d'entre elles posée par M. Georges SARRE à M. le Maire de Paris est relative à l'avenir de l'immeuble du 91, quai de la Gare.
En voici le texte :
"Depuis plusieurs années, 250 artistes, titulaires de baux précaires, vivent et travaillent dans l'immeuble situé 91, quai de la Gare (13e), propriété de la S.N.C.F. et situé dans le périmètre de la Z.A.C. "Paris-Seine-Rive gauche".
La S.N.C.F. ne souhaitant pas renouveler les baux et le bâtiment étant promis à la démolition pour la fin de 1997, une vingtaine d'artistes occupent donc les lieux depuis fin mars, tout en continuant de payer leur loyer, avec pour seule revendication de pouvoir continuer à travailler sur place ou de trouver un atelier d'artiste dans Paris.
Aussi, M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent-ils à M. le Maire de Paris de leur exposer l'évolution envisagée du site du 91, quai de la Gare et quelles mesures il compte prendre pour reloger, avec un loyer décent, les artistes du lieu dans des ateliers aménagés dans les immeubles appartenant aux sociétés immobilières de la Ville de Paris."
Mme COUDERC a la parole.

Mme Anne-Marie COUDERC, adjoint.- Je vous remercie, Monsieur le Maire.
Il est effectivement demandé par M. SARRE quelles sont les évolutions envisagées sur le 91, quai de la Gare et quelles sont les mesures à prendre pour reloger les artistes du lieu.
Je voudrais rappeler que l'ensemble immobilier du 91, quai de la Gare appartenant à la S.N.C.F. comprend deux parties :
- le bâtiment dit des "Frigo", édifié en 1919 sur 6 niveaux. Ce bâtiment surmonté d'un château d'eau est aujourd'hui occupé par des sociétés et des ateliers d'artistes ;
- d'autre part les bâtiments dits "Mitjaville". Il s'agit d'un ensemble de constructions édifiées sur deux niveaux composé de hangars juxtaposés. Cet ensemble est occupé pour partie par deux sociétés et un atelier d'artiste, et a fait l'objet depuis fin mars 1996 d'une occupation illicite pour le reste du bâtiment.
La Ville, et plus particulièrement le Maire du 13e arrondissement, ont toujours attaché un très grand intérêt à ce site et à l'activité développée notamment par les artistes.
A l'époque où les projets d'aménagement n'étaient pas assez avancés pour savoir si le bâtiment principal "du Frigo" pourrait être conservé, des engagements précis avaient ainsi été pris sur le relogement de tous les ateliers d'artistes à loyer et surface équivalents.
En ce qui concerne "Mitjaville", il s'agit de hangars et de constructions très dégradés, et leur conservation n'a jamais été envisagée.
C'est pourquoi la S.N.C.F. a procédé et continue de procéder au relogement de ces ateliers dans les bâtiments des "Frigo", dès lors qu'une surface se libère dans celui-ci. Aujourd'hui il ne reste que 8 occupants à "Mitjaville".
Par ailleurs, j'aimerais préciser que le projet développé par M. Christian de PORTZAMPARC, architecte lauréat de la consultation organisée par la Ville de Paris et la S.E.M.A.P.A. sur le site de Masséna, permet désormais le maintien du bâtiment des "Frigo", à l'exception de la partie annexe construite sur deux niveaux qui se trouve sur l'emprise d'une future voirie publique de desserte du nouveau quartier. Sept ateliers sont concernés par cet aménagement.
Au total, ce sont en fin de compte, entre les 8 ateliers à "Mitjaville" et les 7 ateliers que je viens d'évoquer, 15 ateliers d'artistes ou activités commerciales qui sont concernés.
Je peux préciser au demeurant, qu'en dehors du bâtiment des "Frigo" lui-même, des relogements seront proposés sur le site de Masséna dans des ateliers construits dans les programmes situés à proximité, en particulier un immeuble de la R.I.V.P. pour lequel un permis de construire a été déjà délivré.
Voilà, Monsieur le Maire, les éléments d'information que je peux vous donner en réponse à la question posée par M. SARRE.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Merci, Madame COUDERC.

M. Georges SARRE.- Je remercie Mme COUDERC.