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Mai 1996
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Conseil Municipal
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7 - Observations sur l'ordre du jour.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1996




M. LE MAIRE DE PARIS.- Monsieur MALBERG, vous souhaitez intervenir pour un rappel au règlement ?

M. Henri MALBERG.- C'est sur l'ordre du jour.

M. LE MAIRE DE PARIS.- Cher collègue, je vais vous donner la parole à titre exceptionnel, mais je souhaiterais que, sauf cas exceptionnel (parce que, dans la vie, tout n'est pas prévu), nous respections notre règlement. S'il y a des questions urgentes ou d'actualité, chaque groupe a la possibilité de les poser. Je ne voudrais pas que nous prenions du retard afin de terminer ce matin le débat sur la culture.
Alors, si vous avez quelque chose de très important, d'urgent et de bref à dire (mais de très bref), je vous donne la parole à titre exceptionnel.

M. Henri MALBERG.- Merci.
Je souhaite au nom du groupe communiste dire, à l'ouverture du Conseil, Monsieur le Maire, qu'il est nécessaire d'une façon ou d'une autre, qu'un échange de vues ait lieu pendant la séance du Conseil à propos de l'incendie du Crédit lyonnais.
Je résume ce que j'aurai à dire. Vous connaissez l'importance de cet établissement. Depuis 1983, Paris a perdu 14 grands sièges sociaux sur 27 et on entend de toutes parts dire qu'à la suite de cet incendie, il est possible que le siège du Crédit lyonnais quitte la Capitale.
C'est une question trop importante, dont vous-même, lors d'une séance spéciale du Conseil de Paris, avez parlé, pour qu'il n'y ait pas (je ne m'étends pas plus) un échange de vues. Je souhaite qu'on s'engage à faire tout ce qui dépend de nous pour que le siège du Crédit lyonnais reste à Paris. Il ne faut pas oublier qu'au coeur de Paris, 800 salariés du Comptoir des entrepreneurs sont partis, délocalisés. Il y a le problème du Crédit foncier de France. Il ne faut pas que cela continue. Le maintien du Crédit lyonnais au coeur de la Ville est un combat nécessaire.
Je ne m'étends pas davantage (j'ai un texte écrit), je veux bien entendre votre appel à être bref. Mais je souhaite qu'aujourd'hui on parle de cela, Monsieur le Maire, car je crois que c'est de l'intérêt de Paris.

(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste et du Mouvement des citoyens).

M. LE MAIRE DE PARIS.- Monsieur MALBERG, c'est un point sur lequel nous sommes d'accord. Nous avons eu des débats sur ce genre d'affaire, nous nous battons, et je crois que nous sommes tous d'accord pour que Paris reste une grande capitale économique.
Cela pose des questions. Il faut faire en sorte que le siège d'entreprises françaises ou étrangères reste ou vienne à Paris. C'est une nécessité pour la vie de Paris, c'est une nécessité sur le plan de l'emploi, sur le plan social, vous venez de l'indiquer, et c'est une nécessité sur le plan fiscal. Pour les contribuables de Paris, ce n'est pas sans conséquences. Donc notre combat va dans ce sens, c'est une des priorités que nous avons évoquées.
Nous avons créé ce Comité d'expansion économique qui est en train de se mettre en place, qui va fonctionner prochainement.
De manière générale sur les sièges sociaux et sur le développement économique de Paris, j'ai mobilisé tous les services de la Ville et tous les élus compétents dans le sens que vous venez d'évoquer.
En ce qui concerne le Crédit lyonnais, le jour de ce terrible incendie, j'étais avec M. le Préfet de police sur les lieux, bien entendu, et les élus compétents étaient là, M. GOUJON en particulier. Nous avons été en liaison avec les gens du Crédit lyonnais. Le président du Crédit lyonnais a bien voulu m'écrire pour nous remercier de notre attention.
Je ne veux pas dévoiler les contacts privés que j'ai pu avoir, mais je peux dire que j'ai eu un contact récent avec le président du Crédit lyonnais pour lui dire mon souci d'être auprès de lui et de cette société, pour lui faire connaître que la Ville est à sa disposition, en tant que de besoin, pour l'aider, dans cette période difficile, et vous imaginez bien ce que j'ai en tête en disant cela.
Nous ferons tout pour que le Crédit lyonnais, si le problème se pose, et j'espère qu'il ne se posera pas, reste à Paris. C'est un élément essentiel de la vie économique, financière et sociale de Paris.
C'est un point que nous avons en commun, je pense, dans cette Assemblée.
Voilà, Mesdames et Messieurs, ce que je pouvais dire.

(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris" et "Paris-Libertés").