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Mai 1996
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Conseil Municipal
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57 - QOC 96-196 Question de M. Alain MORELL et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris au sujet de l'activité du centre d'animation Saint-Michel (6e).

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- La question suivante de M. Alain MORELL à M. le Maire de Paris est relative à l'activité du centre d'animation Saint-Michel.
En voici les termes :
"Le centre d'animation Saint-Michel est l'objet d'une décision administrative qui réduit l'essentiel de son activité.
Le problème de risque pour la sécurité des usagers du centre Saint-Michel était connu de longue date. Cette décision était prévisible. Depuis des années, la Ville de Paris, M. le Maire du 6e arrondissement et la Direction de la Jeunesse et des Sports évoquent des solutions, mais rien de concret.
Aujourd'hui, des emplois sont menacés, des activités arrêtées pour les familles de l'arrondissement.
Quelle solution durable M. le Maire de Paris envisage-t-il ? En tout cas, très rapidement et pour le provisoire, il y a dans l'arrondissement des locaux possibles.
Alors que dans le même temps, les magasins de prêt-à-porter se développent au détriment de commerces qui participent à la vie locale, la Ville de Paris doit prendre ses responsabilités pour ne pas laisser plus longtemps le centre d'animation Saint-Michel, dont elle est responsable, dans la situation actuelle.
M. Alain MORELL et les membres du groupe socialiste et apparentés espèrent des décisions concrètes et rapides."
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Dominique CANE, adjoint.
Après la visite, le 28 mars, de la Commission de sécurité de la Préfecture de police, il a été décidé que la poursuite des activités du centre d'animation ne pouvait s'effectuer que sous 2 conditions : limiter l'effectif admissible dans l'établissement à 50 personnes et interdire l'accès au public des 4e, 5e et 6e étages. Ces mesures ont reçu une application immédiate. Elles ont certes entraîné une réduction des animations offertes par le centre, mais tout en permettant à celui-ci de continuer de fonctionner.
Bien avant le passage de la Commission de sécurité, la Ville de Paris a recherché des solutions sur place, notamment avec les copropriétés des immeubles situés à proximité du centre d'animation. C'est ainsi qu'à l'initiative de M. LECOQ, Maire du 6e arrondissement, les services de la Ville de Paris ont étudié la possibilité d'acquérir un volume construit en rez-de-chaussée d'une copropriété située dans un immeuble voisin et inoccupé depuis plusieurs années. Malgré plusieurs réunions avec le syndic de cette copropriété, les copropriétaires, au cours d'une Assemblée générale ont voté contre le projet de vente à la Ville de Paris de ce local.
Aussi, dès que la décision de la Préfecture de police a été connue, des solutions transitoires ont été adoptées, en collaboration avec l'Association gestionnaire du centre et M. le Maire du 6e arrondissement. Des salles situées dans une école de l'arrondissement et dans les centres d'animation des arrondissements voisins ont permis de reloger une partie significative des activités collectives. L'effort se poursuit afin d'assurer un déroulement le plus normal possible de la fin de la saison 1995-1996. Tout est mis en oeuvre pour réduire la gêne occasionnée aux adhérents du centre.
Enfin, d'ores et déjà, des solutions de long terme sont étudiées en liaison avec d'autres centres d'animation. Il est difficile de trouver des locaux suffisants et surtout adaptés dans cet arrondissement central. Mais tous les partenaires concernés participent activement à cette recherche d'une solution durable.
Bien entendu, toutes les dispositions sont prises pour limiter les conséquences de cette situation sur le personnel travaillant pour le centre d'animation "Saint-Michel".