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Mai 1996
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Conseil Municipal
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59 - QOC 96-198 Question de M. Pierre CASTAGNOU et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police sur l'insécurité qui règne aux abords du square Gaston-Baty (14e).

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Nous passons à la question orale de M. Pierre CASTAGNOU à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police sur l'insécurité qui règne aux abords du square Gaston-Baty.
Elle est ainsi libellée :
"Depuis quelques mois, les habitants et les commerçants riverains du square Gaston-Baty (14e) sont témoins et/ou victimes d'actes de violences (bagarres, agression de passants, lancement de bouteilles, etc.) de plus en plus fréquents, perpétrés par un groupe d'individus sous l'emprise de l'alcool, voire de la drogue.
La présence de ces individus est quotidienne, notamment dans le square même où il n'est pas rare de retrouver des seringues dans les bacs à sable et dans les halls d'entrée des immeubles.
Le square Gaston-Baty, devenu dangereux, n'est plus fréquenté par les riverains, en particulier par les enfants.
Malgré quelques interventions de la police ou d'agents en voiture des services des parcs et jardins de la Ville de Paris, qui sont restées sans effet, la situation n'a cessé de s'aggraver, créant un véritable climat d'insécurité.
C'est pourquoi M. Pierre CASTAGNOU et les membres du groupe socialiste et apparentés demandent à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police de leur indiquer quelles mesures ils comptent prendre pour mettre fin à cette situation et permettre à nouveau l'utilisation du square, rendant ainsi ce quartier très fréquenté à sa tranquillité."
Je vous communique les éléments de réponse au lieu et place de Mme Françoise de PANAFIEU, adjoint.
Le square Gaston-Baty est en effet régulièrement investi par des bandes de marginaux, grands consommateurs de boissons alcoolisées souvent accompagnés de chiens de garde.
Les agents de surveillance de la Direction des Parcs, Jardins et Espaces verts ne sont pas habilités ni formés pour évincer cette population qui commet des actes délictueux.
Le square est nettoyé quotidiennement et ses poubelles sont vidées les samedis et dimanches. Il ne comprend pas de bac à sable.
Pour mettre fin à ces regroupements de marginaux dans le square, dans un souci de meilleure coordination, une réunion à la mairie du 14e arrondissement se tiendra prochainement entre les services de police et ceux des Parcs et Jardins.
Dans l'immédiat, des instructions ont été données aux inspecteurs de sécurité des Parcs et Jardins qui assurent une surveillance vigilante grâce à des passages fréquents effectués de jour comme de nuit afin d'éviter des débordements.
Par ailleurs, les services de police ont été d'ores et déjà sensibilisés à cette situation, afin qu'ils renforcent leur dispositif de surveillance du square Gaston-Baty.
La parole est à M. le Représentant du Préfet de police.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE.- Le square Gaston-Baty que circonscrit les rues du Maine, Jolivet et de la Gaité (14e) est effectivement devenu le lieu de rassemblement de plusieurs sans domicile fixe, consommant, certes avec excès, des boissons alcoolisées mais jamais de drogue.
Cette fréquentation, à l'origine occasionnelle, s'est pérennisée depuis la suppression du poste de l'agent des parcs, jardins et espaces verts qui assurait la surveillance du site.
Néanmoins, très présents sur le secteur, les îlotiers répondent immédiatement aux sollicitations des riverains, exaspérés par le comportement de ces marginaux. Le 17 avril dernier, ils sont ainsi intervenus et ont mis à la disposition de la police judiciaire une jeune femme appartenant à ce groupe, qui s'était livrée à des violences à l'encontre de la responsable du magasin d'alimentation de la société "ED l'épicier", situé en face du square, qui avait refusé de lui vendre de l'alcool au motif qu'elle était déjà en état d'ébriété avancé.
Cette jeune femme, après avoir été conduite à l'infirmerie psychiatrique de la Préfecture de police, a fait l'objet d'une procédure qui a été transmise au Parquet de Paris.
Plus généralement, je rappelerai les propos que j'ai déjà tenus à cette tribune concernant les comportements agressifs de marginaux, souvent sans domicile fixe et pris de boissons.
Les services de police tentent de remédier quotidiennement à cette situation en interpellant les fauteurs de troubles, soit pour les garder à vue jusqu'à dégrisement, soit pour les conduire au centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre, soit pour les remettre aux services traitant des étrangers en situation irrégulière, mais vous le savez, il s'agit d'un travail quotidien qui, bien que conduit sans relâche, ne peut permettre d'apporter une réponse définitive à cette question difficile et bien connue.
Je terminerai en soulignant que tous les sites de la Capitale exposés à la recrudescence de ces difficultés en période estivale feront, bien entendu, l'objet de surveillances renforcées au cours de ces mois. Il en sera ainsi du square Gaston-Baty afin d'éviter toutes formes de troubles à l'ordre public et de limiter, de manière rigoureuse, les atteintes à la tranquillité publique.