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Mai 1996
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Conseil Municipal
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91 - 1996, D. 477- Expérimentation de véhicules à gaz naturel comprimé.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Nous passons au projet de délibération D. 477 concernant l'expérimentation de véhicules à gaz naturel comprimé.
Je donne la parole à Mme SCHNEITER.

Mme Laure SCHNEITER.- Monsieur le Maire, je me réjouis que le Service technique des Transports automobiles municipaux s'équipe enfin en véhicules utilitaires au gaz.
Je m'étonne de vous voir lancer une expérimentation du gaz naturel comprimé en partenariat avec la D.G.E. et Gaz-de-France alors que le G.P.L. est distribué partout en France depuis plus de dix ans et que vous auriez pu en équiper la flotte de la Ville de Paris depuis longtemps.
Il a fallu les études récentes et la mobilisation de la population contre la pollution atmosphérique, notamment à Paris, pour qu'enfin des mesures soient prises.
Malheureusement, le gasoil a longtemps été privilégié tant par l'Etat que par les constructeurs automobiles. Le véhicule électrique, quant à lui, reste d'un usage restreint. Les carburants du type G.P.L. ou G.N.V. ont été marginalisés alors qu'on connaissait leurs avantages.
Des chauffeurs de taxi sensibles à la question de la pollution de l'air, étant des victimes toutes choisies, demandent à être aidés pour s'équiper en véhicules à gaz.
Les flottes captives de la Ville, mais aussi de la Poste, de France-Télécom ou de Gaz-de-France, sans oublier celle de la R.A.T.P. sont toutes désignées pour s'équiper aussi en véhicules à gaz.
Cette expérimentation porte sur dix véhicules, c'est bien peu. Espérons qu'elle sera fructueuse et que vous en ferez rapidement le nouveau fer de lance de la politique de la Ville de Paris dans ce domaine.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- La parole est à M. TRÉMÈGE pour répondre à Mme SCHNEITER.

M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint, au nom de la 3e Commission.- Monsieur le Maire, je me félicite que Mme SCHNEITER trouve enfin l'occasion de manifester son soutien à une action municipale. J'en venais à désespérer.
Je voudrais simplement lui indiquer que les expériences sur le G.P.L. ont eu lieu il y a une dizaine d'années. Nous avions mené avec la Municipalité toute une action, extrêmement ambitieuse, vis-à-vis des taxis et, malheureusement, à l'époque,- non pas du fait de la Municipalité qui poussait en ce sens, mais simplement du fait des différents consommateurs qui ne souhaitaient pas voir leur véhicule alimenté en G.P.L. -, les résultats n'ont pas été concluants.
Aujourd'hui, Madame SCHNEITER, le projet est autrement plus ambitieux. Il ne s'agit plus du G.P.L. dont, en tout cas, un certain nombre de dangers avaient été révélés à la population. Nous avions le plus grand mal à pouvoir installer des stations essence servant du G.P.L.
Aujourd'hui, on nous offre une nouvelle technologie, un gaz que l'on comprime, qui ne présente absolument aucun danger sur le plan de l'utilisation et la Ville est la première municipalités en France à tenter une telle expérience avec sa flotte captive.
Elle le fait en partenariat avec la D.G.E. et Gaz-de-France justement pour tester les différents véhicules sur une longue durée. Par conséquent, c'est quelque chose de tout à fait innovant.
Je conçois mal la réserve que vous faites concernant le fait qu'il s'agit seulement d'une dizaine de véhicules. Il est bien évident que, dès lors que le procédé aura été testé et reconnu avoir une certaine efficacité, la Ville entamera sur ce point un programme beaucoup plus ambitieux.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Merci, Monsieur TRÉMÈGE.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération D. 477.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, M. REVEAU n'ayant pas pris part au vote. (1996, D. 477).