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Mars 2010
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Conseil Municipal
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2010, DPA 38 - Reconstruction d'une école maternelle de 10 classes et requalification des écoles élémentaires A et B et du bâtiment de logements de fonction, groupe scolaire René Binet (G.P.R.U. Porte de Montmartre), 60, rue René Binet (18e), modalités de passation du marché de maîtrise d'oeuvre et dépôt de la demande des permis de construire et de démolir.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2010


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DPA 38 relatif à la reconstruction d'une école maternelle de 10 classes et requalification des écoles élémentaires A et B et du bâtiment de logements de fonction, groupe scolaire René Binet (G.P.R.U. Porte de Montmartre), 60, rue René Binet (18e), modalités de passation du marché de maîtrise d'oeuvre et dépôt de la demande des permis de construire et de démolir.

La parole est à Mme Annick LEPETIT.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Ce projet de délibération est une très bonne illustration des priorités établies par la Ville de Paris depuis 2001, et des choix politiques publics qui en sont la conséquence.

En effet, il nous est proposé aujourd'hui de voter la reconstruction d'une école maternelle de 10 classes, ainsi que la requalification des écoles élémentaires du groupe scolaire René Binet, porte Montmartre, dans le 18e arrondissement.

Ces nouveaux bâtiments s'inscriront clairement dans une logique de développement durable, et je retiens notamment que cet équipement produira lui-même l?électricité photovoltaïque nécessaire à sa consommation.

Mais ce projet de délibération traduit avant tout une volonté politique qui anime Bertrand DELANOË depuis qu'il est élu Maire de Paris : s'occuper enfin des quartiers populaires qui ont été laissés à l'abandon durant des décennies.

Cette école est située en plein coeur du quartier de la porte Montmartre, porte de Clignancourt, c'est-à-dire l'un des sites prioritaires du grand projet de renouvellement urbain de Paris.

Composé à 100 % de logements sociaux, ce quartier se retrouve cloisonné entre le périphérique et le boulevard des Maréchaux, sources de nuisances et bruits important. Près d'un tiers de sa population y vit sous le seuil des bas revenus, et le taux de chômage y est le plus élevé de la Capitale.

Actuellement, dans cette école primaire, 15 % des enfants sont logés en hôtel social et 75 % des élèves vivent dans une famille qui n'a pas de revenus fixes réguliers.

Ce quartier concentre les difficultés sociales, et c'est tout à l'honneur de l?actuelle majorité que de faire de sa réhabilitation une priorité.

D'autres équipements publics seront construits ou totalement rénovés, comme la crèche, la bibliothèque, un cendre d'animation et un centre social associatif avec une halte-garderie.

Les immeubles de logements seront construits, plus respectueux de l'environnement, plus agréables à vivre, pour remplacer les logements vétustes actuels et très proches, trop proches du périphérique, qui vont donc être démolis.

La réalisation d'un bâtiment d?activités plus haut protégera le quartier des nuisances et y apportera les nouveaux emplois dont ce quartier a cruellement besoin.

Ce projet de délibération est aussi le symbole d'une ville qui, bien qu'au c?ur des grands enjeux de la mondialisation, n'oublie pas pour autant de s'occuper de tous ses habitants sans exception.

C'est un message important envoyé à tous les habitants du quartier de la porte Montmartre qui, pendant longtemps, nous ont dit qu'ils se sentaient trop souvent exclus et délaissés.

Par cette décision, nous leur disons, à eux et à leurs enfants, qu?ils ne sont plus les éternels oubliés de la politique parisienne.

J'ai encore en mémoire, à la fin des années 2000, Monsieur GOUJON, que ces bâtiments scolaires, maternelle et élémentaire, jouxtaient un terrain vague totalement laissé à l'abandon et que malgré nos réclamations, nos demandes, eh bien, le Maire de l'époque, dont vous étiez l'adjoint à la sécurité, n'a rien voulu faire. Je lui avais dit, je me souviens, qu'il était sans doute le seul maire en France à laisser ces enfants, les enfants de sa ville, proches, si proches d'un terrain où les seringues jonchaient le sol et où la prostitution régnait.

Merci.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, Communiste et élus du Parti de Gauche et "Les Verts").

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Madame BROSSEL, vous avez la parole.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, au nom de la 7e Commission. - Bon, écoutez? arrondissements différents, opérations de la même ampleur, actions pour le bien-être des enfants, des équipes enseignantes et de l'ensemble des communautés éducatives et deux réactions totalement différentes de la part des élus !

Moi, je suis finalement persuadée que l'intérêt général, c'est bien d'agir partout où les besoins existent et quelles que soient les réactions que l'on peut avoir en face de soi.

Donc, merci Annick LEPETIT, vous permettez que je vous appelle Madame, Monsieur, d?avoir dit ce que vous avez dit car c'est en effet une opération exemplaire à tous les titres que nous mènerons à Binet, et j'en suis absolument ravie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci, nous allons la voter ensemble, j'imagine.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 38.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2010, DPA 38).