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Mai 2004
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68 - QOC 2004-282 Question de Mme Dominique BAUD et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris relative à l'abattage des arbres dans le 15e arrondissement.QOC 2004-294 Question de Mme Nicole CATALA à M. le Maire de Paris sur le nombre d'arbres abattus boulevard des Maréchaux dans les 13e, 14e et 15e arrondissements, en raison de l'installation du tramway.QOC 2004-264 Question de Mme Géraldine MARTIANO et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris à propos de l'abattage des arbres boulevard Lefebvre.QOC 2004-265 Question de Mme Géraldine MARTIANO et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris à propos des végétaux qui seront utilisés pour "habiller" le tracé du tramway des Maréchaux

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2004


Libellé de la première question :
"Déjà, dans la nuit des 27 et 28 août 2003, de nombreux arbres avaient été abattus, de nuit, entre minuit et une heure du matin, tel que je peux personnellement en témoigner, au niveau de l'accès au périphérique intérieur, Porte de Sèvres.
Le lendemain matin, pour un voisin peu observateur ou un visiteur occasionnel, rien ne laissait paraître d'une telle destruction.
La terre était certes retournée, mais n'était visible qu'un tapis de feuilles vertes sur le trottoir et aucun autre indice d'abattage d'arbres en grand nombre datant de la veille. Le 18 avril dernier, un dimanche, au beau milieu des vacances scolaires, entre 8 et 9 heures et demi du matin, une cinquantaine d'hommes ont débarqué sur le boulevard Lefebvre, aux abords de la Porte de Vanves et ont abattu une trentaine de platanes. Ce sont les mêmes qui agissent ainsi et qui parlent de concertation et dépensent des budgets colossaux en communication. En terme de communication, les explications sont aussi simples que méprisantes envers les riverains : une lettre d'information aurait été distribuée en début de mois, avertissant les riverains d'un prochain abattage, mais où , quand, comment ?
Le samedi 17 avril, la veille, des panneaux affichés sur les abris bus, annonçaient la fermeture du boulevard. Quel manque de lucidité des riverains de n'avoir pas fait le rapprochement Nouvelle expédition le samedi 24 avril.
Ceux qui souhaitaient une réelle explication de l'adjoint au Maire de Paris chargé des Espaces verts, un "Vert", qui plus est présent sur les lieux, en ont été pour leur frais. Une explication toute simple à ce défaut de communication : "Vous empêcher de réagir". Curieux propos plein de contradiction vu notamment le comportement récent des "Verts Suisses".
C'est pourquoi, Mme Dominique BAUD et les membres groupe U.M.P. du Conseil de Paris demandent à M. le Maire de Paris des méthodes plus conformes à leurs grandes leçons de transparence, qui fait en réalité cruellement défaut dans ce domaine comme dans d'autres."
Libellé de la seconde question :
"Les Parisiens ont été indignés par l'abattage des arbres réalisé à la sauvette le 24 avril sur le boulevard Lefèvre. Une telle agression contre l'environnement discrédite les élus Verts de Paris et plus largement la majorité municipale.
Nicole CATALA demande à M. le Maire de Paris de lui indiquer :
- combien d'arbres ont déjà été abattus le long des boulevards des Maréchaux dans les 13e, 14e, et 15e arrondissements de Paris ;
- combien d'arbres seront encore abattus dans ces trois arrondissements en raison de l'installation du tramway."
Libellé de la troisième question :
""Stupéfaits et éc?urés". Telle est la réaction des riverains du boulevard Lefebvre.
Qu'est ce qui suscite un tel sentiment ? L'abattage, en catimini, des platanes du boulevard, dimanche 18 avril, au petit matin, à l'heure des exécutions.
Cette politique du fait accompli et de la dissimulation devient systématique puisque le même acte s'était déjà produit mi juillet. Et c'est un acte délibéré, au mépris des Parisiens. Il est impossible de prétendre à une faute de communication car, en la matière, le Maire sait très bien communiquer quand ses intérêts l'exigent.
Géraldine MARTIANO et les membres du groupe U.D.F. demandent à ce que soit transmis au plus vite aux Parisiens et à leurs représentants le plan d'abattage des arbres programmé, le coût correspondant et le surcoût entraîné car effectué un dimanche."
Libellé de la quatrième question :
"Michel DESVIGNES, paysagiste, a été choisi pour "habiller" le tracé du tramway des maréchaux.
Nous apprenons dans un quotidien qu'il projette d'introduire plus de diversité végétale, dont des arbres de Judée, des magnolias, des prunus, et surtout des "végétaux que l'on n'a pas l'habitude de voir dans la Capitale".
Or, ce genre d'expérience avait été tenté avec l'implantation de bambous sur les "banquettes" longeant les couloirs de bus. Cela se révéla être un coûteux échec.
Géraldine MARTIANO et les membres du groupe U.D.F. souhaitent donc connaître quels seront exactement les végétaux qui seront utilisés et si la compatibilité avec le climat parisien a été étudiée."
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"Quatre questions orales relatives au même sujet sont regroupées pour une réponse commune qui reprend l'ensemble des éléments d'information souhaités.
La requalification du secteur desservi par le futur tramway des Maréchaux sud s'accompagne d'un projet paysager sans précédent, qui permettra de densifier la présence végétale et de la diversifier.
De grands alignements sont prévus afin de retrouver sur les boulevards les qualités urbaines et paysagères d'un boulevard jardiné, doté de surcroît d'une plate-forme engazonnée sur les 2/3 du tracé. Les arbres d'alignement replantés (platanes, érables, micocouliers, marronniers...) auront une hauteur de 6 à 8 mètres dès leur plantation grâce à une mise en culture en pépinière, ils atteindront à terme 15 à 30 mètres. Sur les quais des stations, des arbres de dimension plus modeste (poiriers de Chine, cerisiers, amélanchiers...., soit des arbres de 4 à 5 mètres dès la plantation, pour 5 à 10 mètres à l'âge adulte) apporteront en outre un agrément qui n'existe pas actuellement. Ces essences se retrouvent déjà dans d'autres secteurs de la Capitale : elles sont donc compatibles avec le climat parisien.
L'abattage de certains arbres existants, dans le cadre de la réalisation du projet de tramway est nécessaire du fait de contraintes techniques, liées aux déplacements des réseaux enterrés (eau, gaz, électricité...) et au réaménagement des boulevards. Le nombre d'arbres à abattre a été limité autant que possible.
Ces opérations d'abattage d'arbres et de récupération des grumes sont des opérations dangereuses qui nécessitent des mesures de protection particulières pour les agents chargés de ce travail, pour les piétons et les automobilistes. Ces opérations avec limitation de périmètres de sécurité importants se réalisent donc tôt le matin, afin de limiter au maximum les nuisances. Le dimanche matin est le jour où la gêne pour les usagers et la circulation automobile est la plus faible, mais des abattages ont déjà eu lieu le lundi matin ou le samedi matin.
Les chiffres annoncés lors de l'enquête publique du printemps 2003 et fréquemment communiqués au public depuis plus d'un an seront respectés, à savoir que sur les 1.967 arbres qui bordent actuellement le secteur concerné par la réalisation du tramway :
- 300 arbres seront abattus dans le cadre des travaux évoqués ;
- 590 seront replantés (460 sur les trottoirs et 130 sur les quais des stations) ;
- 417 arbres seront plantés dans les voies adjacentes ;
soit au total un bilan très positif de plus de 1.000 arbres replantés pour 300 abattus.
Un dispositif d'information aussi complet que possible a été mis en place autour du projet de tramway avec des points d'accueil répartis sur le tracé et une équipe "d'information de proximité" qui va à la rencontre des riverains, commerçants et voyageurs. Des dépliants thématiques pour chacun des arrondissements concernés, des lettres aux riverains, un journal trimestriel diffusé à 400.000 exemplaires dans les lieux publics et les trois mairies d'arrondissement des 13e 14e et 15e, ont été réalisés. Ces actions sont complétées par l'installation de panneaux d'information sur tout le tracé du projet, la diffusion d'un dépliant grand public tiré à 500.000 exemplaires dans les lieux publics, y compris les mairies d'arrondissement.
S'agissant des opérations d'abattage réalisées en avril dernier dans le 15e arrondissement, elles ont été précédées - les 7 et 8 avril - de la diffusion à 20.000 exemplaires d'une lettre spéciale aux riverains des boulevards des Maréchaux Sud des 13e, 14e et 15e arrondissements.
Un numéro de téléphone spécifique a été mis en place, et les sites Internet de la Ville et du projet de tramway permettent de bénéficier à tout moment d'une information complète et transparente."