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Mai 2004
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180 - Vœu déposé par le groupe "Les Verts" relatif aux conditions de vie des habitants de la Z.A.C. "Alésia-Montsouris"

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2004


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous avons maintenant trois v?ux à examiner dans le cadre de cette Commission.
Le premier v?u concerne la Z.A.C. Alésia-Montsouris. Il s'agit du v?u référencé n° 50 dans le fascicule, il a été déposé par M. DUTREY. Qui n'est pas là ? Eh bien, nous passons. Pas de...
Ah, la parole est donnée alors à Mme DUBARRY.
Mme Véronique DUBARRY. - Merci, Monsieur le Maire.
Je serais brève effectivement puisque tout le monde - en tout cas, les gens qui ne partent pas, les élus qui ne quittent pas l'Assemblée après ce débat passionnant - a les yeux rivés sur ce v?u qui a été déposé par René DUTREY et qui concerne la Z.A.C. "Alésia-Montsouris". Cette Z.A.C. qui a été créée en 1994 sur un périmètre de 7,8 hectares est un des rares cas de Z.A.C. privée.
Le but de ce v?u est de souligner que les habitants subissent des conditions de vie déplorables, en particulier liées aux nuisances sonores, et que le Conseil de Paris avait déjà adopté en mai 2003 le principe de réalisation d'une étude acoustique et sanitaire de façon à dresser un diagnostic précis de la situation.
Le cahier des charges est prêt, mais l'aménageur, la société d'aménagement Denfert-Montsouris refuse de payer la partie de l'étude concernant les nuisances vibratoires. Or en l'absence d'étude et donc de solution possible pour atténuer ou supprimer ces nuisances, les habitants de la Z.A.C. "Alésia-Montsouris" sont un petit peu désespérés de pouvoir vivre un jour dans de bonnes conditions.
Je rappelle pour mémoire que, d'après une étude, 60 enfants ont été recensés qui souffrent de troubles du sommeil. Ce qui est quand même énorme sur une zone d'habitation de ce type.
C'est la raison pour laquelle René DUTREY et le groupe des élus "Verts" vous soumettent le v?u ainsi rédigé. Le Conseil de Paris, soucieux des conditions de vie des 2.500 habitants de ce nouveau quartier, demande au Maire de Paris d'intervenir auprès de la Présidence de la R.A.T.P. pour permettre la réalisation rapide de l'étude acoustique et vibratoire, dont je parlais tout à l'heure, mais également de prendre ou de faire prendre aux acteurs concernés (R.A.T.P., bailleur, société d'aménagement) toutes les mesures nécessaires pour préserver la santé des résidents les plus exposés et limiter de manière globale les nuisances liées au passage du R.E.R. B et aux travaux réalisés de nuit dans la station Alésia-Montsouris.
Je vous remercie.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Vous souhaitez répondre, Monsieur CAFFET ?
M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - Je n'ai pas très bien saisi pourquoi ce v?u m'était attribué puisqu'il s'agit d'une étude acoustique et vibratoire qui normalement est menée sous l'égide de la D.P.E.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Vous êtes spécialiste des vibrations, Monsieur CAFFET.
M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - Oui, sauf que là, en l'occurrence, cela doit relever de M. CONTASSOT.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Ce qui aurait été bien, c'est que M. DUTREY soit là parce qu'il nous aurait peut-être expliqué...
M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - Je suis favorable.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - On n'y est pas hostile, mais honnêtement on n'est pas non plus obligé de voter n'importe quoi.
A la limite, M. DUTREY ne peut-il pas le représenter ? C'est urgent ? Je vous pose simplement une question. Je ne mets pas en doute...
Mme Véronique DUBARRY. - Eh bien, si vous me donnez la parole, j'y répondrai bien volontiers, Monsieur le Maire.
Je ne pense pas, contrairement à ce que vous semblez croire, que les élus "Verts" présentent n'importe quoi comme v?u ou comme amendement...
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Vous êtes vraiment susceptible !
Mme Véronique DUBARRY. - Ah oui, vous avez raison !
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Allons, allons ! Quelle susceptibilité !
Mme Véronique DUBARRY. - Et je n'ai pas non plus l'habitude des charivaris.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Cela arrive à tout le monde de présenter n'importe quoi, Madame DUBARRY.
Mme Véronique DUBARRY. - Non, je n'ai pas l'habitude de présenter n'importe quoi, effectivement.
Donc je répète : effectivement, ceci dit, je suis complètement d'accord avec M. CAFFET ; il aurait mieux valu que ce soit M. CONTASSOT qui apporte une réponse à ce v?u, j'en suis bien d'accord. Il est présenté aujourd'hui. J'ai insisté à deux reprises sur le nombre d'enfants qui étaient concernés par les résultats de cette étude, il me semble nécessaire que nous le votions.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - D'accord.
Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u assorti d'un avis favorable de l'Exécutif.
Qui est pour ?
Pas d'opposition ?
Abstentions ?
Le v?u est adopté. (2004, V. 103).
Nous verrons bien ce qu'il en advient.