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Mai 2004
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59 - QOC 2004-273 Question de M. Hervé BENESSIANO et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris concernant la limitation de vitesse à 30 km/h aux sections de rues concernées par un établissement scolaire ou de petite enfance

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2004


M. Pierre MANSAT, adjoint, président. - Nous passons à la question de M. Hervé BENESSIANO des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris concernant la limitation de vitesse à 30 kilomètres/heure, section de rues concernées par les établissements scolaires et petite enfance.
Monsieur BENESSIANO, vous avez la parole.
M. Hervé BENESSIANO. - Merci, Monsieur le Maire.
A Paris il y a une majorité qui aime particulièrement les zones tranquilles ou, par défaut, les quartiers verts. On fait donc tout ce qui peut se faire dans la douceur et avec un maximum de limitation de vitesse.
Je pense que dans ce cadre-là s'inscrivent en priorité certains secteurs peut-être plus que d'autres, notamment tous ces secteurs, ces sections de rues, ces portions de rue où se trouvent des établissements qui accueillent des enfants, que ce soit des crèches, des écoles maternelles ou primaires, voire des collèges.
Chaque fois que cela est possible, il serait bon que l'on puisse élargir l'article premier de l'arrêté préfectoral du 21 août 1995 qui limite la vitesse à 30 kilomètres par heure dans certaines voies parisiennes, et que cette systématisation concernant les portions de rues où se trouvent ces établissements scolaires ou tout ce qui concerne les enfants de petite enfance et de moyenne enfance permette de développer une sécurité notamment pour le cheminement des piétons, des parents lorsqu'il s'agit des crèches et des enfants lorsqu'ils sont en âge d'aller seuls du domicile vers l'école.
On constate en effet (cela est souvent réclamé par les associations de parents d'élèves) que, très souvent, un enfant d'âge à se rendre seul à l'école a tendance à ne pas traverser automatiquement à chaque extrémité de rue et à vouloir traverser au plus près de l'entrée de rétablissement. Je sais bien qu'il y a un Code de la route, mais peut-être qu'en élargissant cet arrêté préfectoral cela permettrait ensuite aux services, lorsque cela serait jugé utile dans les différents arrondissements, de très facilement (là où ce serait encore une fois possible) installer des ralentisseurs qui permettent là aussi de limiter cette vitesse.
Voilà la raison pour laquelle, avec les membres de mon groupe, nous proposons cet élargissement qui permettrait de simplifier la réglementation et à partir de là, de laisser la liberté aux maires d'arrondissement d'agir beaucoup plus vite lorsqu'il y a des demandes spécifiques concernant les associations de parents d'élèves.
M. Pierre MANSAT, adjoint, président. - Merci.
Monsieur BAUPIN, vous avez la parole.
M. Denis BAUPIN, adjoint. - Pour aller complètement dans votre sens, Monsieur BENESSIANO, (et je crois que votre groupe a également déposé un v?u pour ce Conseil), je partage votre point de vue sur la nécessité de protéger les parcours scolaires.
Dores et déjà beaucoup de choses ont été faites en ce qui concerne la pérennisation des aménagements "Vigipirate", mais il me semble qu'il faille aller plus loin. L'optique que nous défendons est de multiplier les mises en zone 30 des rues dans lesquelles se trouvent les écoles, à conditions qu'il ne s'agisse pas de voies importantes parce que là nous nous heurterions à la réglementation et au Code de la route.
Dans les rues qui permettent la mise en zone 30, voire l'implantation de ralentisseurs, et dans les rues qui sont plus circulantes, nous prévoyons la mise en place d'une signalétique beaucoup plus efficace pour les automobilistes, notamment des panneaux lumineux pour inciter à la limitation de vitesse.
Dans le cadre de ce programme, nous allons tester dans les semaines qui viennent le marquage au sol de l'indication 30 kilomètres par heure. C'est une chose qui ne se faisait pas à Paris, mais nous pensons qu'il faut trouver des dispositifs originaux qui attirent l'attention des automobilistes pour bien leur montrer qu'ils entrent dans la zone très particulière que sont les zones scolaires. Nous allons donc aussi expérimenter le marquage au sol. Nous verrons dans quelques mois si cela est efficace ou pas vis-à-vis des automobilistes.
M. Pierre MANSAT, adjoint, président. - Monsieur BENESSIANO, une remarque ?
M. Hervé BENESSIANO. - Je suis ravi que nous nous retrouvions sur ce sujet. J'ajouterai d'un mot, puisque j'ai entendu toutes les explications complémentaires que vient de donner M. BAUPIN, que notamment dans les grands axes où - nous le savons - nous ne pouvons pas implanter malheureusement des ralentisseurs parce qu'il y a des problèmes de R.A.T.P., des obstacles pour réaliser ce type d'aménagement, il serait peut-être bon (complémentairement à ce que vous venez de dire, Monsieur BAUPIN, c'est-à-dire avec les signalisations 30 ou avec les panneaux lumineux) de penser aussi à ces espèces de ralentisseurs plats, ces espèces de zones pavées qui permettent de montrer qu'on entre dans cette zone particulière scolaire. C'est peut-être la seule chose que l'on puisse faire, mais parfois cela permet d'attirer l'attention de l'automobiliste, cela l'incite à lever les yeux, à voir le panneau et à voir qu'il est arrivé dans cette zone scolaire. Je pense notamment à beaucoup de collèges qui sont situés sur des grands axes et pour lesquels, vous le savez aussi bien que moi, ces jeunes n'étant malheureusement pas toujours très disciplinés, il faut un peu aussi les accompagner dans ce domaine et obliger les automobilistes à ne pas confondre les grands axes avec des autoroutes.