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Mai 2004
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181 - Vœu déposé par le groupe U.M.P. relatif à l'attribution du nom de Mme Nafissa SID CARA à une voie parisienne

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2004


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons au v?u référencé n° 51 dans le fascicule relatif à Nafissa SID CARA, qui a été déposé par le groupe U.M.P.
Monsieur GOUJON, vous avez la parole.
M. Philippe GOUJON. - Monsieur le Maire, Nafissa SID CARA, née en 1910 est, comme vous le savez, un symbole particulièrement important pour les femmes musulmanes.
Nommée par le Général de Gaulle, Secrétaire d'Etat auprès du Premier Ministre en janvier 1959, elle fut en effet la première femme musulmane membre d'un Gouvernement de la République française.
Chargée des questions sociales en Algérie et de l'évolution du statut personnel du droit musulman, elle a su mettre ses convictions au service de la promotion de ces droits.
Symbolisant la volonté du Gouvernement français de promouvoir les Musulmans d'Algérie, exemple d'intégration et d'adhésion aux valeurs de la République, son engagement illustre ses efforts pour porter un projet d'intégration exigeant et concret.
Commandeur de la Légion d'honneur, décédée en 2002, l'exemple particulièrement méritoire de Nafissa SID CARA justifierait à l'évidence que la Ville de Paris déroge à la "Règle des 5 ans" pour octroyer son nom à une artère de la Capitale.
Pour toutes ces raisons, Monsieur le Maire, au nom des élus du groupe U.M.P., nous émettons le v?u que le nom de Nafissa SID CARA, première femme musulmane membre d'un Gouvernement de la République française, soit donné à une artère parisienne.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
La parole est à M. CAFFET.
M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.
Sur le plan des principes, ce v?u ne pose pas de problème. La proposition est parfaitement recevable.
Mme SID CARA a effectivement été Ministre de la République et a eu un parcours un peu différent de celui de son frère Chérif SID CARA qui, à un certain moment, s'est trouvé en peu en marge de la République, lui.
Pour ma part, sur le plan des principes, cela ne me pose rigoureusement aucun problème.
Il faudra toutefois regarder si la levée de la "Règle des 5 ans" se justifie pleinement et soumettre la question au Maire.
Si vous aviez une proposition à faire en matière de localisation, cela permettrait naturellement d'aller un peu plus vite.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, ce v?u assorti d'un avis favorable de l'Exécutif.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Abstentions ?
Le v?u est adopté. (2004, V. 104).