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Mai 2004
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Conseil Municipal
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125 - QOC 2004-319 Question de M. Gilles ALAYRAC, Mme Anne HIDALGO, M. Claude DARGENT et des membres du groupe socialiste et radical de gauche à M. le Maire de Paris concernant le projet de "micro-quartier" de la cité des Périchaux (15e)

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2004


M. Pierre MANSAT, adjoint, président. - Nous passons à la question de M. ALAYRAC et des membres du groupe socialiste et radical de gauche concernant le projet de micro-quartier de la cité des Périchaux dans le 15e arrondissement.
M. Gilles ALAYRAC. - Cette question cosignée par mes collègues Anne HIDALGO et Claude DARGENT concerne la cité des Périchaux dans le 15e arrondissement. Le Conseil de Paris avait voté dans sa séance du 11 février 2002 une liste de secteurs d'intervention prioritaire relevant du Contrat de ville 2000-2006 parmi lesquelles figurait cette résidence de l'O.P.A.C.
Cette cité cumule les difficultés : difficultés sociales, économiques, environnementales mais aussi de sécurité. Après la réalisation d'un diagnostic socio-urbain de ce quartier l'an passé, les habitants ne perçoivent pas encore les effets que le projet micro-quartier cité des Périchaux produira sur leur vie au quotidien. Ils savent, en effet, que la Ville a des intentions pour améliorer leur cadre de vie, mais elles ne sont pas encore connues.
Ce dossier nécessite une attention particulière portant sur plusieurs de ces aspects. D'abord le problème de cohabitation entre locataires, mais aussi le climat d'insécurité très identifié, le manque d'espace collectif et les difficultés que rencontrent les associations de locataire à se faire entendre.
Aussi nous vous remercions, Monsieur le Maire, de nous faire un point sur l'avancement de ce projet, car il est essentiel que les Amicales de locataires et les élus du 15e qui connaissent bien ce quartier soient associés aussi à l'élaboration d'un projet en vue de le réhabiliter. Et je souhaite vraiment qu'une attention particulière soit portée à cette cité.
Je vous remercie.
M. Pierre MANSAT, adjoint, président. - La parole est à Mme DURLACH pour vous répondre.
Mme Martine DURLACH, adjointe. - Je vous remercie, Monsieur ALAYRAC, de cette question sur la cité des Périchaux qui - comme vous l'avez dit - réclame une grande attention. C'est pour cela que nous avons décidé d'en faire un nouveau micro quartier "politique de la ville", avec une chef de projet adjointe qui travaille sur place, et je partage votre volonté de voir les choses se concrétiser au plus vite.
Donc à l'issue d'un diagnostic social et urbain, dont un atelier d'échange qui a eu lieu le 3 février 2003, deux axes prioritaires d'action ont été définis et ont été validés au cours d'un comité de pilotage auquel j'assistais le 9 décembre 2003.
Ils portent sur plusieurs points. Je les rappelle rapidement : le premier point c'est l'amélioration du lien social par le développement de projets communs à vocation intergénérationnelle et interculturelle. Les principales actions sont : la médiation auprès des personnels de la P.M.I. des Périchaux et des mères africaines consultantes. Cette action doit être développée par l'association "Afrique partenaires services". Une journée de connaissance de l'Afrique avec les retraités des Périchaux : l'association "Afrique partenaires services" organise à l'automne une rencontre entre les habitants pour faire connaître les coutumes et les cultures de l'Afrique.
- Le club informatique au Centre d'information Brancion : il s'agit de sensibiliser et familiariser le public le plus large à l'utilisation des nouvelles technologies dans la vie quotidienne et de donner accès aux nouvelles technologies à toutes et tous.
- Des projets concernant plus particulièrement les jeunes : un travail sur le sport a été engagé entre partenaires mairie du 15e, Direction de la Ville, associations pour faciliter l'utilisation des équipements existants. Et une fresque sur bâche est aussi prévue.
- Des informations proposées par le Point "Paris-Emeraude" et les services sociaux dans les jours et les semaines qui suivent. L'objectif est de présenter aux gardiens d'immeubles et aux responsables d'amicales des locataires les acteurs sociaux et institutionnels impliqués dans l'accompagnement des personnes âgées.
Deuxième point : la valorisation de l'espace de la cité avec une intervention sur les espaces verts, les espaces de jeux et les lieux de proximité. Un travail est en cours sur la possibilité de créer des locaux de proximité avec l'O.P.A.C. qui doit maintenant, je pense, aussi déboucher. Plusieurs pistes sont actuellement explorées : fermeture de porche traversant la barre principale, réfection du terrain de basket situé au c?ur de la cité. Et, après une première étude, il faudra consulter les habitants du quartier.
Troisièmement, l'accès à l'emploi des femmes au chômage. Depuis novembre 2003, un groupe de travail se réunit sur ce sujet. Les actions préparées par le groupe sont les suivantes : mise en place d'un cours d'alphabétisation accueilli par le centre d'animation Brancion. Ce cours doit débuter en octobre 2004, porté par les équipes Saint-Vincent.
Demi-journée d'information sur les métiers de proximité, elle aura le 18 juin 2004 au restaurant du foyer pour personnes âgées situé au c?ur de la cité. L'objectif est d'informer et sensibiliser sur le secteur des métiers de proximité et des aides à domicile et d'échanger avec les femmes intéressées. L'A.N.P.E., la Mission locale, "Proxim' services", l'A.F.P.A. participent à cette action, ainsi que les gardiens de l'O.P.A.C. pour l'affichage et l'info. Et la consultation des habitants sur leurs besoins d'aide à domicile, un questionnaire parvient actuellement aux habitants.
Enfin, les associations intervenant sur le quartier doivent absolument être associées, c'est une décision, aux travaux menés par la mairie du 15e dans le cadre du Conseil de sécurité et de prévention de la délinquance.
Voilà ce qui doit être mis en ?uvre le plus rapidement possible sur les Périchaux qui en ont bien besoin.
M. Pierre MANSAT, adjoint, président. - Monsieur ALAYRAC, vous avez la parole.
M. Gilles ALAYRAC. - Oui, j'ai entendu effectivement les pistes de travail sur lesquelles vous vous penchez actuellement. Elles sont nombreuses, elles sont multiples, elles répondent à des besoins réels : les besoins socioculturels, les besoins sportifs, les besoins d'alphabétisation, et les besoins d'accès à l'emploi.
Je crois qu'effectivement ce sont des éclairages intéressants. Je ne vous ai pas entendu parler des correspondants de nuit, mais je sais bien aussi que nous avons des problèmes de cofinancement avec l'Etat en la matière et c'est un peu dommage.
J'insiste vraiment sur la nécessaire concertation avec les élus du 15e et ceux qui sont intéressés par ce projet et aussi sur les associations, mais je vous avais entendu parler de cette démarche et je vous en remercie.