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Mai 2004
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Conseil Municipal
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126 - QOC 2004-320 Question de MM. Serge BLISKO, Jérôme COUMET et des membres du groupe socialiste et radical de gauche à M. le Préfet de police relative à la situation des Olympiades (13e)

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2004


Libellé de la question :
"Les rues souterraines du Disque et du Javelot ainsi que les parties communes des tours Athènes et Sapporo sont occupées par un nombre très important de personnes en transit.
Cela pose doublement problème : des difficultés pour les résidents (problèmes d'hygiène, paliers régulièrement squattés, parties communes et ascenseurs souillés, risque d'incendie) mais aussi de grandes inquiétudes pour les personnes concernées dont nous avons pu constater l'état de santé très précaire de certaines d'entre elles.
Ce problème échappe aux prérogatives de la Ville de Paris.
Serge BLISKO et Jérôme COUMET demandent à M. le Préfet de police quelles mesures et quel suivi sera décidé afin de mettre fin à la constante dégradation de cette situation."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Les rues souterraines du Disque et du Javelot situées dans le quartier des Olympiades à Paris 13e demeurent le lieu privilégié d'une vingtaine de personnes sans domicile fixe qui s'y abritent des intempéries.
Ces dernières, pour la plupart d'origine sri-lankaise, sont en attente de l'instruction d'une demande d'asile.
Bien que celles-ci ne manifestent pas d'agressivité envers les riverains, leur présence ne manque pas de générer un sentiment d'insécurité mais aussi des problèmes d'hygiène.
En particulier, l'amoncellement de détritus qu'ils entreposent dans les voies concernées, ainsi que l'occupation des parties communes d'immeubles adjacents, créent au quotidien des nuisances.
Les services de police de l'arrondissement, sensibilisés à cette situation, exercent une vigilance accrue sur ce site.
En outre, ils effectuent, en liaison avec le service de la Propreté de la Ville de Paris, des opérations mensuelles de ramassage et de nettoyage.
Des opérations spécifiques d'éviction sont régulièrement menées dans ce secteur par quatre policiers de quartier, fidélisés sur une aire d'initiative, de responsabilité et d'échanges, en relation constante avec les gardiens d'immeuble.
L'action de ces fonctionnaires est renforcée, en soirée, par le groupe de soutien aux policiers de quartier.
Enfin, je souligne que durant la période hivernale, les effectifs de la Brigade d'assistance aux personnes sans abri, prennent en charge ces individus en vue d'un placement temporaire dans les onze foyers de l'arrondissement, lesquels disposent d'environ 1.500 places.
Cependant, ces personnes démunies refusent l'hébergement proposé par ces structures d'accueil et réintègrent systématiquement les lieux incriminés.
Seul, un aménagement matériel des rues considérées, permettrait de remédier à cette situation."