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Mai 2004
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146 - Vœu déposé par MM. Jean-Bernard BROS, Gilles ALAYRAC et les membres du groupe socialiste et radical de gauche relatif à l'aménagement en nombre significatif de panneaux publicitaires dans le métro

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2004


Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Nous allons maintenant examiner le v?u référencé n° 25 dans le fascicule déposé par le groupe socialiste et radical de gauche. Il ne se rattache à aucun projet de délibération.
Je donne la parole à M. BROS pour le présenter. Non, c'est M. ALAYRAC qui le présente.
M. Gilles ALAYRAC. - Merci, Madame la Maire.
Je souhaite vous soumettre le v?u suivant qui concerne l'affichage publicitaire dans le métro. Vous le savez, il s'agit d'un sujet de caractère environnemental sur lequel nous avons déjà pris un certain nombre d'initiatives qui vont aboutir, par exemple, à la révision du Règlement départemental de la publicité dans la Capitale.
Nous vous proposons aujourd'hui d'inviter le Maire de Paris à intervenir auprès de la R.A.T.P., un de nos partenaires habituels et importants, pour qu'un nombre significatif de panneaux publicitaires soit désormais dédié en permanence et dans toutes les stations à quatre objectifs : l'information municipale, associative et citoyenne, en particulier concernant les conseils de quartier ; l'expression artistique ; la promotion d'événements locaux non commerciaux ; l'information sur les ressources touristiques et culturelles du quartier qui est desservi.
Nous ne devons pas oublier que le métro qui est un établissement public, industriel et commercial est un espace public dont la fréquentation est tout à fait considérable. La R.A.T.P. assure 4,5 millions de déplacements tous les jours.
C'est aussi un lieu où le matraquage publicitaire est le plus soutenu et le plus dense. Nous savons que de plus en plus de nos concitoyens, les jeunes en particulier, le refusent et réagissent en s'exprimant sur les affiches.
Je dois dire que je comprends cette exaspération, face à l'invasion et à la privatisation par les intérêts commerciaux de l'espace public et il est possible que les récentes condamnations qui ont été prononcées contre neuf des soixante-deux assignés devant le Tribunal ne fassent pas cesser le mouvement anti-publicité.
Il existe pourtant plus de 60.000 emplacements publicitaires dans la Capitale : les couloirs de métro, les enseignes lumineuses qui enlaidissent nos portes de Paris et notre banlieue, le mobilier urbain, les affiches, les kiosques à journaux, les autobus et même les Smart ! Je vous propose donc, mes chers collègues, de profiter de ce légitime débat qui est ouvert sur la place de la publicité dans la société pour demander à la R.A.T.P. de faire une place légitime à l'information, à la culture, à la libre expression. Je vous invite donc, en adoptant ce v?u qui a déjà été voté à l'initiative des élus PRG dans plusieurs arrondissements, à faire cette démarche auprès de la R.A.T.P.
Je vous en remercie.
Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - J'attends le président du groupe socialiste.
M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - C'est moi qui réponds.
Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Le président du groupe socialiste veut-il intervenir sur le v?u n° 25 ? Vous ne souhaitez pas intervenir, Monsieur le Président de groupe ? Non.
Alors, M. BROS a la parole pour une réponse.
M. Jean-Bernard BROS, adjoint. - Merci à mon collègue Gilles ALAYRAC. Je voudrais rappeler que 89 % de nos 26 millions de visiteurs utilisent le métro pour se déplacer dans Paris. Les stations de métro sont donc un excellent vecteur d'information touristique et culturelle pour les Parisiennes et les Parisiens ainsi que pour les touristes.
D'ailleurs, la Ville de Paris a organisé de nombreuses opérations en partenariat avec la R.A.T.P., notamment pour l'accueil et l'information touristique avec les ambassadeurs de l'accueil.
C'est ce travail commun au service de Paris et des Parisiens qui nous permet aujourd'hui de demander à la R.A.T.P. de réévaluer la place laissée à l'information citoyenne dans ses stations par rapport à celle de la publicité.
Certes, l'affichage publicitaire est une manne financière pour la R.A.T.P., mais après les lourdes condamnations judiciaires infligées à un certain nombre de membres du Mouvement anti-pub, comme l'a rappelé Gilles ALAYRAC, nous proposons à la R.A.T.P. de sortir d'une dimension répressive qui nuit à son image au profit d'une démarche constructive de service au public.
Pour terminer, hier, sur un mur du métro, quelqu'un avait écrit : "Ne laissez pas seulement les entreprises s'exprimer !" : c'est ce message que nous délivrons aujourd'hui à la R.A.T.P. Bien sûr, je donne un avis favorable à l'adoption de ce v?u.
Merci.
Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Très bien.
Je mets donc aux voix, à main levée, ce v?u assorti d'un avis favorable de l'Exécutif.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le v?u est adopté. (2004, V. 96).