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Mai 2004
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124 - QOC 2004-318 Question de MM. Serge BLISKO, Jérôme COUMET et des membres du groupe socialiste et radical de gauche à M. le Maire de Paris concernant les travaux à réaliser suite à un affaissement de chaussée survenu rue Wurtz (13e)

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2004


Libellé de la question :
"Un affaissement de chaussée a eu lieu dans le 13e arrondissement (rue Wurtz) en septembre 2002.
Dix-neuf mois plus tard, nous attendons toujours le résultat des expertises et surtout l'autorisation d'effectuer les travaux.
En effet, depuis dix-neuf mois, les riverains doivent vivre avec des barrières sur le trottoir, inesthétiques et surtout dangereuses aux abords d'un groupe scolaire. Par ailleurs, les commerçants en subissent aussi les conséquences.
Serge BLISKO et Jérôme COUMET souhaitent savoir quelles mesures le Maire de Paris compte prendre afin de permettre aux services de la voirie de réaliser les travaux et aux riverains et commerçants de retrouver une rue normale. Ils souhaitent plus particulièrement que l'Inspection Générale des Carrières rende au plus vite ses conclusions sur les confortations qu'ils préconisent préalablement à la réfection de la chaussée."
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"L'effondrement de la rue Wurtz qui s'est produit en septembre 2002 fait l'objet d'une expertise judiciaire. La zone où s'est produit cet affaissement de chaussée n'est pas située dans une zone d'anciennes carrières. Toutefois, il s'agit de l'ancien lit de la Bièvre qui a été remblayé sur une hauteur importante.
A la suite de cet affaissement, l'Inspection générale des Carrières a demandé à la société "Technosol" de procéder à une campagne de sondages de reconnaissance de sol. Ces sondages ont été réalisés du 13 au 30 janvier 2003.
Dans son rapport, le bureau d'études a confirmé que la zone affaissée n'était pas sous-minée par d'anciennes carrières et que le sol était constitué par des alluvions modernes surmontées par 9 à 12 mètres de remblais de l'ancien lit de la Bièvre.
Au droit de l'affaissement, les terrains sont fortement décomprimés. Selon le bureau d'études ces décompressions seraient probablement dues à une importante fuite d'eau.
Les travaux d'injection de coulis de ciment n'étant pas adaptés à ce type de terrain, deux solutions techniques ont été envisagées dans un premier temps, soit une substitution des matériaux en place par un matériau de bonne qualité, soit la réalisation d'inclusions verticales semi-rigides (création de "pieux" en mortier, qui soutiendraient la fondation de la chaussée).
La première solution qui nécessite la purge des terrains sur une dizaine de mètres n'est pas réalisable dans un contexte urbain dense. Quant à la seconde, délicate à mettre en ?uvre compte tenu de la présence de réseaux et de la proximité des fondations des immeubles riverains, elle ne permettrait de soutenir que le corps de chaussées, mais pas les réseaux, et pourrait gêner à l'avenir l'implantation de nouveaux réseaux.
Toutefois, l'expert a récemment demandé la réalisation de travaux de consolidation avant toute réfection de la chaussée. Dans ces conditions, l'Inspection générale des Carrières s'est conformée à cette demande en présentant une estimation de travaux d'injection solide à hauteur de 190.000 euros T.T.C.
Une nouvelle réunion a été organisée par l'expert le 1er avril dernier à l'issue de laquelle celui-ci a demandé une visite détaillée de la canalisation d'eau usée de la résidence riveraine ainsi que des compléments sur la confortation du sous-sol. Une réunion complémentaire doit être programmée rapidement pour répondre aux demandes de l'expertise.
Les services municipaux et l'avocat de la Ville travaillent en étroite collaboration pour que ce dossier aboutisse dans les meilleurs délais afin que la rue Wurtz retrouve un aspect normal. Les travaux seront engagés dès que l'expert aura donné son accord définitif."