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Mai 2004
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Conseil Municipal
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121 - QOC 2004-315 Question de MM. Roger MADEC, François DAGNAUD, Daniel MARCOVITCH, Mmes Gisèle STIEVENARD, Halima JEMNI, Colombe BROSSEL et des membres du groupe socialiste et radical de gauche à M. le Maire de Paris concernant l'adaptation des rues de la Butte Bergeyre (19e) aux normes de sécurité permettant le passage des véhicules d'intervention

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2004


Libellé de la question :
"Le stationnement payant a été déployé en décembre 2003 dans le 19e arrondissement sur la Butte Bergeyre, micro-quartier situé sur un promontoire, constitué de maisons de ville et de petits immeubles dépourvus de parkings souterrains.
Dans ce cadre, l'application des normes de sécurité imposées par la B.S.P.P qui exige de laisser disponible une largeur de 4 mètres sur la chaussée pour le déploiement de la grande échelle des pompiers, n'a laissé que 38 places de stationnement à disposition des 900 habitants.
Les élus susnommés sont très attachés au respect des normes de sécurité, mais il est néanmoins permis de s'interroger sur la nécessité d'appliquer uniformément une telle réglementation dans des rues où le bâti permet l'intervention de véhicules de secours de plus petit gabarit.
D'après les estimations concordantes de la Voirie et de l'association des habitants, l'adaptation des rues de la Butte Bergeyre aux normes de sécurité des véhicules d'intervention de petit et moyen gabarit permettrait de regagner une trentaine de places dans le secteur.
Les élus signataires demandent que toutes les solutions permettant de concilier les normes de sécurité en rapport avec l'architecture du quartier et les besoins des riverains en places de stationnement soient rapidement explorées."
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"La nouvelle organisation du stationnement dans certaines voies de la Butte Bergeyre a tenu compte des normes prescrites par la Brigade des sapeurs-pompiers et a donc entraîné une perte d'une trentaine de places de stationnement, lors de l'extension du stationnement payant en décembre 2003. Toutefois, la possibilité de stationner ne doit pas uniquement être mesurée par rapport au nombre total de places mais aussi en prenant compte le nombre de places disponibles à chaque instant de la journée. De ce point de vue, la disparition de nombreux véhicules ventouses extérieurs à la Butte Bergeyre qu'a pu entraîner la mise en stationnement payant constitue une amélioration du secteur pour les habitants surtout pendant la journée.
Afin de prendre en considération les demandes des habitants précisées par les auteurs de la présente question orale, trois places de stationnement pourraient être, à nouveau, créées dans la rue Philippe-Hecht sous réserve de l'accord de la Préfecture de police. Celles-ci avaient été supprimées pour des raisons de sécurité routière et non de sécurité incendie.
De plus, une dizaine de places de stationnement pourraient également être récupérées avec la suppression des passages porte-cochères inutilisés, après avis favorable des propriétaires qui s'en servent actuellement comme des emplacements réservés.
Enfin, l'usage par la Brigade des sapeurs-pompiers de véhicules de secours de petit et moyen gabarit, s'il pouvait être envisagé, contribuerait à améliorer l'offre en stationnement dans le secteur de la Butte Bergeyre.
Si une tolérance était appliquée vis-à-vis des normes pompiers, il serait possible en effet de rétablir environ une douzaine de places dans les rues Barrelet-de-Ricou et Philippe-Hecht dont la largeur de chaussée est de 5 mètres (avec une file de circulation de 3,20 mètres et un stationnement unilatéral). La Préfecture de police a été à nouveau saisie pour maintenir une file de stationnement sur la totalité des linéaires de ces deux voies (sauf au niveau des passages porte-cochères et au niveau des intersections des autres voies pour assurer les girations minimales)."