Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Mai 2004
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

35 - 2004, DGIC 11 - Opération "Paris plage 2004". - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un contrat de licence de marque portant fabrication, diffusion et vente de produits dérivés

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2004


M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Nous passons maintenant, mes chers collègues, au projet de délibération DGIC 11 relatif à l'opération "Paris plage 2004". Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un contrat de licence de marque portant fabrication, diffusion et vente de produits dérivés.
J'ai deux inscrits. Je donne tout d'abord la parole à Mme Elisabeth de FRESQUET du groupe U.D.F.
Mme Elisabeth de FRESQUET. - Merci, Monsieur le Maire.
Monsieur le Maire, chers collègues, avant d'aborder le fond de ce dossier, permettez-moi de regretter que les dates de "Paris plage" ne nous aient toujours pas été communiquées. Est-ce une mauvaise coordination de vos services ou doit-on cela aux festivités prévues pour la commémoration de la Libération de Paris ?
Revenons-en au projet de délibération qui nous est soumis aujourd'hui.
En février 2003, je vous suggérais ironiquement de créer de nouveaux produits "Paris plage". Je n'imaginais pas que vous iriez jusqu'à lancer le bonnet de bain et le bob.
La lecture du projet de délibération me laisse par ailleurs sceptique. Vous nous affirmez que le lancement d'une ligne de produits dérivés contribuera à réduire le coût de "Paris plage". Comment croire sérieusement que la vente de raquettes de plage, de tee-shirts, de stylos ou de cartes postales permettra une réduction sensible du coût de l'opération ?
Le contrat qui nous est présenté prévoit que "Paris musées" s'engage à verser à la Ville une redevance correspondant à 50 % du bénéfice net hors taxes réalisé et duquel seront déduits tous les coûts de conception, transport, personnel et de vente.
Au prix moyen d'une raquette de plage ou d'une carte postale, il me semble, Monsieur le Maire, qu'il faudra en vendre beaucoup pour que cette convention soit rentable. A moins, bien sûr, que vous n'envisagiez la réalisation d'articles "collector" numérotés, mais je crains que leur prix ne décourage les amateurs.
Faut-il également vous rappeler que cette idée n'est pas nouvelle ? L'année dernière, la Ville avait conçu un travail similaire avec la société "Holiprom" qui devait lui reverser 10 % des bénéfices nets. Or, sauf erreur de ma part, le bilan de ce partenariat ne nous a jamais été présenté, ce qui m'incite à penser que les bénéfices ne devaient pas être mirobolants.
On semble bien loin de vos propos de mars 2003 où, le c?ur sur la main, vous déclariez - je vous cite : ""Paris plage" a été conçu pour des centaines de milliers de Parisiens qui ne partent pas en vacances".
Vous privilégez désormais le côté médiatique et tendance de l'événement sur le bel esprit solidaire affiché lors des premières éditions.
Il n'est pas question pour le groupe U.D.F. de remettre en cause le principe de "Paris plage" et son attrait tant auprès des Parisiens que des touristes.
Il n'est pas question non plus de contester les améliorations des installations comme l'ajout de bassins. Il n'est pas question de remettre en cause le partenariat recherché pour l'organisation.
En revanche, nous ne pouvons cautionner le toujours plus en matière d'objets promotionnels.
C'est pour cette raison que le groupe U.D.F. s'abstiendra sur ce projet de délibération.
Je vous remercie.
M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Je vous remercie.
Je donne la parole à M. Sylvain GAREL, au nom du groupe "Les Verts".
M. Sylvain GAREL. - Comme vous le savez, le groupe "Les Verts" a toujours montré beaucoup de réserves quant au mélange entre l'argent public et l'argent privé et au partenariat entre le public et le privé.
Généralement, ce que nous dénonçons, ce sont les conventions de partenariat qui permettent à des entreprises privées de financer des actions qui devraient être entièrement payées par la Ville de Paris.
Là, c'est un peu le contraire, c'est-à-dire que c'est la Ville de Paris qui, à travers une de ses créations qui est une excellente initiative que nous soutenons totalement, "Paris plage", se met à vouloir faire des bénéfices d'ailleurs tout à fait hypothétiques ou à financer une partie de son opération en vendant quelques gadgets et en passant une convention avec une entreprise privée pour vendre ces gadgets.
Ce n'est pas notre conception de l'action politique et c'est pour cette raison que nous aussi nous nous abstiendrons sur ce projet de délibération.
M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Je donne la parole à M. GIRARD pour répondre.
M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Merci tout d'abord à Mme de FRESQUET, au nom de l'U.D.F., de manifester son impatience à voir "Paris plage" ouvrir.
Les dates seront : ouverture le 21 juillet 2004 et fermeture le 20 août 2004.
Inscrite dans une démarche globale de partenariat avec les entreprises privées, destinée à diminuer le coût global de l'opération, la fabrication de produits dérivés dans le cadre de l'édition 2004 de "Paris plage" a fait l'objet de la plus grande attention.
Dans un souci de transparence et de maîtrise des produits, la conception, la fabrication et la commercialisation des produits dérivés ont été confiées à l'association "Paris musées", responsable des expositions temporaires des musées de la Ville et des produits qui en découlent.
Afin d'assurer le contrôle de l'image de "Paris plage", une licence de marque a été conférée à l'association."
Paris musées" versera à la Ville une redevance de 50 %, calculée sur la totalité du bénéfice net hors taxes. Ainsi, sans mettre en péril les finances de l'association, la Ville sera pleinement associée aux bénéfices.
Après un gain de 5.000 euros pour la Ville en 2003, l'attention portée au graphisme et à la qualité des produits de l'édition 2004, produits qui sont plutôt chics, sexy, sensuels et pas chers (sacs, serviettes, éponges, ombrelles), nous permet de penser que la production de cette année devrait entraîner un bénéfice plus important. Même s'il demeure modeste à ce stade, j'en conviens, Monsieur GAREL.
Plus globalement, la création de produits dérivés répond à une démarche nouvelle de réduction des coûts de nos opérations, mais aussi à une volonté de répondre à un désir des Parisiennes, mais également des Parisiens et aussi des touristes de pouvoir conserver un souvenir de nos opérations. Qui ne rêve pas d'avoir sa petite Tour Eiffel, son Sacré-C?ur et son Panthéon. Là, ils auront leur petit "Paris plage".
Ces produits contribuent à diffuser l'image de Paris, en France et à l'étranger.
Mon souhait d'avoir une portion de "Paris plage" transformée en plage naturiste, cher Jean VUILLERMOZ, ne rencontre toujours pas l'adhésion de l'Exécutif.
M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DGIC 11.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2004, DGIC 11).