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Novembre 1997
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2- Dixième anniversaire de l'accord d'amitié Paris-Berlin.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1997



M. Jean TIBERI, Maire de Paris - Mes chers collègues, je vous remercie de votre présence.
Monsieur le Bourgmestre régnant, Mesdames et Messieurs les Conseillers, Mesdames, Messieurs.
Les Parisiens, leur Conseil et leur Maire sont très heureux et fiers de vous accueillir aujourd'hui, à l'occasion du 10ème anniversaire de la signature de l'Accord d'Amitié et de Coopération qui lie nos deux Capitales.
C'est pour moi un honneur et une joie de vous recevoir, cher collègue, pour une session extraordinaire du Conseil de Paris, en compagnie de la délégation que vous conduisez, parce que j'y vois tout d'abord l'occasion de rendre un hommage personnel à un grand Maire, originaire de la Ville qu'il gouverne et à laquelle il a choisi de consacrer l'essentiel de sa carrière politique.
Vous avez su, cher collègue, grâce à cet engagement persévérant, accompagner avec succès Berlin sur son chemin vers la liberté et la réunification et vers un essor nouveau que l'Histoire lui avait trop longtemps interdit.
Depuis votre Mairie de Schöneberg, à Berlin-Ouest, vous avez su organiser, avec l'appui du gouvernement fédéral et l'estime et le respect des forces alliées, le rayonnement international de Berlin, malgré sa situation difficile, ayant à c?ur de faire de celle-ci un espace de liberté.
Depuis décembre 1990, alors que le Mur de Berlin, sans s'effacer des mémoires, s'écroulait et disparaissait de cette grande Capitale qui se redécouvrait tout à coup elle-même, les Berlinois vous ont à nouveau désigné pour être le Maire-régnant de Berlin réunifié.
Vous avez, cher collègue, relevé ce nouveau défi avec le même dynamisme, pour être le Maire de tous les Berlinois, pour renforcer et mettre en ?uvre, dans tous ses aspects, cette unification de Berlin, symbole et illustration de l'unité retrouvée de l'Allemagne, mais aussi promesse de paix et d'union pour l'Europe.
La tâche qui est la vôtre est immense. Permettez-moi, cher collègue, de vous souhaiter, au nom des Parisiennes et des Parisiens, plein succès dans votre action pour redonner à Berlin la place de tout premier plan qu'elle mérite comme Capitale de l'Allemagne et comme l'une des grandes métropoles du monde.
(Applaudissements de l'Assemblée).
Permettez-moi également, Monsieur le Bourgmestre régnant, de vous dire combien Berlin et les Berlinois sont proches du c?ur des Parisiennes et des Parisiens, tout d'abord parce qu'ils partagent des origines communes, mais aussi des valeurs et des passions communes.
Je pense notamment à l'installation d'une très importante communauté de Huguenots à Berlin aux 17ème siècle, qui a imprimé à votre Ville une marque française qui se lit encore dans le caractère et la manière d'être des Berlinois. Des rues et des places de Berlin portent encore des noms à consonance française. Et la langue française, qui est très pratiquée à Berlin, s'est également inscrite dans votre parler berlinois si haut en couleurs et bien connu dans toute l'Allemagne. De même, les Berlinois puisent dans un fonds culturel commun légué par Frédéric II et Voltaire et basé sur des affinités historiques très fortes entre la France et l'Allemagne.
Plus récemment, la présence des forces françaises à Berlin, pendant plus de quarante années, a créé une multitude de liens entre les Berlinois et les Français que la présence d'une communauté française toujours importante dans cette Ville contribue à maintenir.
Mais aussi, ce qui caractérise aussi bien Paris que Berlin, c'est l'amour de la liberté, la curiosité d'esprit et l'ouverture au monde.
Si l'on entend dire souvent des Berlinois, en parlant de leur Ville, " Weltstadt Berlin " (" la métropole mondiale de Berlin "), sans doute est-ce parce que, précisément, les Berlinois, comme les Parisiens, sont de véritables citoyens du Monde. Il s'agit d'une ouverture à la modernité, d'une capacité et d'un besoin de rayonner dans le monde entier, tout en se nourrissant des diversités culturelles que Paris et Berlin entretiennent en leur sein et des influences venues du monde entier.
Cela me paraît particulièrement sensible dans le domaine de la culture. Aujourd'hui, Paris et Berlin offrent l'image de deux capitales culturelles majeures, ayant à c?ur de préserver un immense patrimoine et de s'ouvrir à la création contemporaine.
L'unification de Berlin et son rang de Capitale politique et culturelle de la Nation allemande assignent de plus à votre Ville, comme à Paris, Monsieur le Maire, une mission particulièrement exaltante. Je souhaite pour ma part que nos échanges d'expériences viennent enrichir quotidiennement nos réflexions en ce domaine.
Je souhaiterais également, en accueillant aujourd'hui M. DIEPGEN à Paris, évoquer la conversation que j'avais, il y a quelques jours, avec mon ami Francesco RUTELLI, le Maire de Rome. Citant LE CORBUSIER, M. RUTELLI me disait que l'époque des grandes croissances de nos Villes était désormais révolue et qu'aujourd'hui, pour celles-ci, l'essentiel n'était plus de croître mais plutôt de laisser une place plus grande à l'être humain au sein de sa cité.
Là encore, cher collègue, je retrouve dans ces propos un souci que nous partageons tous deux, comme le Maire de Rome : faire en sorte que Berlin et Paris restent à l'avenir deux grandes capitales économiques, politiques et culturelles, certes, mais en affirmant hautement leur dimension humaine.
Paris et Berlin, dans leurs différences et dans leurs spécificités respectives de paysage, de climat, de peuplement et d'architecture, doivent toutes deux redonner à l'être humain sa place dans la Ville et tout faire pour favoriser une qualité de vie meilleure, un respect de l'environnement qui puisse être un modèle pour les autres grandes villes et, pour l'humanité, une espérance de développement plus harmonieux.
C'est pourquoi le 10ème anniversaire de ce pacte d'amitié et de coopération entre Paris et Berlin ne peut pas, ne doit pas être simplement perçu comme la réaffirmation d'une volonté commune de coopérer entre nos deux Villes, ce qui est déjà important, mais comme une volonté d'intensifier et d'améliorer une coopération qui soit profitable à tous et à d'autres Villes partenaires, comme par exemple Moscou, Ville avec laquelle Paris et Berlin sont liées par des accords respectifs d'amitié et de coopération.
Notre coopération bilatérale doit, en fait, être une occasion de développer des coopérations avec d'autres grandes villes et, de faire de Paris et de Berlin deux centres de ressources et de compétences en matière de gestion urbaine.
Ce 10ème anniversaire de l'Accord d'Amitié Paris-Berlin est donc pour moi, Monsieur le Bourgmestre régnant, une occasion de réaffirmer solennellement pour Paris l'engagement d'approfondir cette coopération fructueuse et amicale dans tous les domaines avec la Ville de Berlin et d'?uvrer pour que nos deux grandes Cités soient non seulement engagées ensemble pour l'amélioration de la qualité de vie de nos citadins, mais aussi qu'elles soient l'illustration parfaite et complète de l'amitié qui lie le peuple allemand et le peuple français.
Vive Berlin, Vive Paris, Vive l'amitié de Berlin et de Paris et Vive l'amitié franco-allemande !
(Vifs applaudissements de l'Assemblée).
M. Eberhard DIEPGEN, Maire Gouverneur de Berlin. - Cher collègue, Mesdames et Messieurs les Conseillers de Paris,
Je souhaiterais tout d'abord vous remercier très vivement de la réception chaleureuse que vous m'avez réservée.
Je souhaiterais en profiter pour fêter avec vous le 10ème anniversaire de l'Accord d'Amitié qui lie les Villes de Paris et de Berlin.
Dix ans, en fait, ce n'est pas forcément très long dans la vie d'une cité, mais c'est tout de même un temps qui paraît long dans un monde en pleine mutation.
Lorsqu'on se souvient de l'année 1987 à Berlin, je trouve que cette rétrospective a une connotation un petit peu surréaliste. Bien sûr, les habitants de notre Ville se souviennent de la division, ils se souviennent du Mur, ils se souviennent également des fils de fer barbelés sur le Mur, mais il est de plus en plus difficile de percevoir ce passé comme quelque chose de réel, comme quelque chose ayant vraiment existé. Certains disent qu'il y a encore un mur dans les têtes, un mur qui continue à diviser notre Ville.
Dans les années qui se sont écoulées depuis la chute du Mur, un grand nombre de choses se sont passées et nous avons un peu l'impression que ce passé s'oublie de plus en plus rapidement, ce que d'ailleurs je considère, pour ma part, comme une évolution extrêmement positive pour Berlin et pour notre continent.
Je vous ai dit que Berlin était une Ville en pleine mutation, mais Berlin est tout de même une Ville de la continuité, ce que démontre parfaitement bien le jumelage avec Paris.
Ce jumelage se fonde sur une amitié qui remonte à de nombreuses années.
Monsieur le Maire, vous avez parlé des relations entre Paris et Berlin, vous avez rappelé que nous avions eu l'occasion d'accueillir un grand nombre de Huguenots dans notre Ville, vous avez également parlé de l'amitié entre Voltaire et Frédéric II. Tout cela fait partie de l'Histoire de Berlin, de l'histoire commune que nous avons. D'ailleurs, si vous écoutez un peu le dialecte que parlent les Berlinois, vous vous rendrez compte qu'il y a un très grand nombre d'expressions qui viennent du français.
Je vous ai dit que nous avions une histoire commune, mais ce que je voudrais vraiment vous faire comprendre, c'est que, depuis la Deuxième Guerre Mondiale, il y a beaucoup de choses qui nous ont rapprochés.
Tout d'abord, nous avons lutté ensemble pour la liberté, nous avons également essayé de lutter pour la réunification de Berlin, et cela nous a été facilité par la présence des Français à Berlin.
Nous nous sommes dit que nous pourrions essayer d'entretenir un peu ces similitudes, nous nous sommes dit que nous allions essayer de mettre l'accent sur la culture, entre autres, et nous voulons le faire aujourd'hui encore plus qu'hier.
Vous savez, Mesdames et Messieurs, qu'alors que Berlin était divisé et que nous avions encore les quatre puissances alliées, il n'était absolument pas évident de mener ce type de projet à terme. Le fait que Berlin était divisé a empêché la Ville d'avoir vraiment l'impression qu'elle était une Ville à part entière. Nous étions divisés et nous n'avions que peu de liens avec d'autres villes.
Maintenant, les choses ont changé. Nous avons eu des débats assez animés avec nos amis, avec les puissances alliées à Berlin et, après la chute du Mur, nous nous sommes efforcés de développer ces projets.
Je pense d'ailleurs qu'il ne faut pas oublier que, bien sûr, nous avons en commun des choses qui appartiennent au passé, mais que nous devrions également essayer de bâtir notre avenir sur des similitudes.
Les troupes françaises avaient pour tâche de préserver la liberté et la démocratie et elles ont quitté Berlin en laissant cet héritage, en laissant de nouvelles traditions.
Pour l'Allemagne comme pour la France, pour Berlin comme pour Paris, nous n'avons pas que quelques décennies d'histoire en commun. Nous pouvons remonter beaucoup plus loin que la Deuxième Guerre Mondiale. Nous nous sommes toujours intéressés à certaines valeurs que nous partageons et Berlin n'est pas uniquement le symbole de ces similitudes, de cette histoire partagée. D'autres traits remplissent cette histoire commune.
Maintenant, nous avons différents établissements d'enseignement supérieur à Berlin, nous avons l'Ecole économique supérieure, nous avons un établissement français à l'Université technique, nous avons également le Centre français qui est situé au nord de Berlin et, grâce à toutes ces institutions, nous avons de nombreux contacts sur le plan économique. D'ailleurs, un grand nombre de sociétés françaises ont décidé de s'implanter dans les nouveaux Länder, ce qui a contribué à reconstruire la partie de l'Allemagne qui était autrefois gouvernée par les communistes et ce qui a d'ailleurs permis de renforcer notre attachement à l'Europe.
Si vous le permettez, je voudrais revenir sur la coopération entre les Capitales.
Je crois que la coopération entre les Capitales permet justement de montrer que nous participons au développement de notre continent.
Goerki KONRAD, Président de l'Académie des Beaux-Arts à Berlin, a dit que nos deux Villes étaient les véritables souveraines de l'Histoire et je pense que cette remarque est tout à fait pertinente. Nos deux Villes ont des responsabilités à exercer pour la liberté, pour la défense des valeurs culturelles communes, pour notre Histoire. Cela a toujours été important, cela le restera et, à l'avenir, nous aurons une Europe qui sera également une Europe des villes.
Je crois que l'exemple de Berlin et de Paris est très important en la matière. Je crois d'ailleurs que Berlin et Paris, dans l'Union Européenne, sont au c?ur de l'unification européenne et que le jumelage entre nos deux Cités peut servir de modèle au réseau qui réunit les grandes villes en Europe.
Le réseau des grandes villes européennes, cher collègue, est important. Vous avez parlé de la coopération avec Moscou, mais il n'y a pas que ce projet, il y a d'autres types de coopération classique. Par exemple, vous savez que la France a toujours eu des liens avec Varsovie, mais nous avons également des projets de coopération avec Budapest, avec Prague. Bref, toutes ces Villes sont reliées dans le réseau des villes européennes.
Paris et Berlin sont un peu comme des s?urs. L'une d'entre elles est beaucoup plus vieille, beaucoup plus belle, l'autre a toujours pris son aînée comme modèle et a toujours essayé de l'égaler dans certains domaines. Je trouve donc que cette comparaison est bonne.
Certains Berlinois, d'ailleurs, parlent avec fierté de l'Histoire qui est la nôtre et rappellent très volontiers la contribution, que vous avez évoquée comme moi, des Huguenots qui avaient quitté la France. En effet, cette population a largement contribué au développement de la Ville et à la promotion de sa culture.
Nous avons, bien sûr, eu quelques hauts et bas en raison de certaines périodes de nationalisme un peu exacerbé, mais je crois qu'au cours des années les relations entre Paris et Berlin ont toujours été empreintes d'une certaine forme d'admiration, d'une certaine forme de nostalgie.
La France, qui était une puissance alliée à Berlin, qui garantissait la liberté, a toujours eu des relations marquées par la proximité et par la gratitude.
Berlin a été pendant de longues années symbole de la division en Europe. Maintenant, il s'agit d'une ville en pleine mutation, qui a commencé à se préparer au nouveau rôle qui lui a été imparti en tant que Capitale allemande et en tant que c?ur de l'Europe centrale.
Je citerai d'ailleurs HEINE à ce propos. Il a dit que lorsque Dieu s'ennuie, il ouvre la fenêtre et il regarde les Grands Boulevards de Paris ! Je crois maintenant pouvoir dire en toute modestie que, dans de tels moments, parfois, Dieu pourrait peut-être ouvrir ses fenêtres sur les chantiers de Berlin !
Bien sûr, il semblerait tout à fait justifié que nous souhaitions égaler la beauté et la grandeur de Paris, mais j'espère tout de même que d'ici quelques années Berlin comptera parmi les Villes européennes où nous serons arrivés à établir un équilibre entre le fonctionnel et l'esthétique et que nous aurons réussi à faire de Berlin une Ville où il fait bon vivre et qui soit en même temps une vitrine.
Sur la Potsdamerplatz, vous savez que nous avons opté pour des solutions tout à fait différentes sur le plan de l'urbanisme et nous voulons que Berlin à l'avenir continue à réconcilier l'ancien et le moderne.
D'ailleurs, je retiendrai de l'entretien que vous avez eu avec M. RUTELLI qu'il a dit que c'était l'Homme qui devait rester la mesure de toute chose pour l'urbanisme et c'est cela qui sous-tend toutes nos décisions dans ce domaine.
Je crois, Mesdames et Messieurs, que c'est l'échange sur toutes ces questions (pas seulement les questions d'urbanisme, d'ailleurs) qui présente de l'intérêt. Nous souhaitons avoir des conseils amicaux, nous souhaitons recueillir l'avis de l'autre et c'est cela qui rend notre partenariat si important.
Toutes les Villes, bien sûr, ont les mêmes espoirs, les mêmes soucis, les mêmes désirs, les mêmes rêves. Je crois que les Villes peuvent apprendre les unes des autres et faire part de leurs expériences pour trouver des solutions aux problème d'environnement, d'économie, de culture, et aux problèmes sociaux. Nos Villes sont touchées de la même façon par la mondialisation, par l'immigration, et je crois que c'est en essayant de s'associer sur le plan international qu'elles arriveront à mieux maîtriser leurs problèmes.
Il faudrait donc essayer de renforcer ce type de coopération dans un cadre européen. Quand je dis " dans un cadre européen ", il faut également, bien sûr, que nous essayions de défendre nos intérêts face à l'Union Européenne, face à la Commission européenne.
Je citerai quelques thèmes qui peuvent être intéressants. Il s'agit :
de la place de la Ville dans son environnement ;
de la modification des marchés de l'emploi locaux et régionaux ;
du développement des transports de proximité ;
de la réduction des déficits public, etc.
Je crois donc que nous avons à relever des défis dans un grand nombre de secteurs où nous avons des problèmes tout à fait similaires.
Vous avez parlé de coopération en matière de culture et lorsque je fais une petite rétrospective sur ces dix dernières années, je suis très heureux de voir que nous avons également su privilégier l'aspect culturel. L'exposition " Marianne et Germania ", inaugurée aujourd'hui, ainsi que l'exposition sur les mutations urbaines, sont justement des exemples de cette coopération culturelle. Il s'agit d'ailleurs d'une tradition que nous poursuivons. Nous avons invité un grand nombre de troupes de théâtre, d'opéras, d'orchestres chez nous et des échanges d'étudiants ont lieu ; nous promouvons également les échanges de scientifiques.
Je crois donc, Mesdames et Messieurs, que Berlin et Paris ont des relations qui sont vraiment exemplaires.
Si l'on jette un coup d'?il en arrière, on se rend compte que cela a été véritablement une performance sur le plan historique. En effet, nous avons su réunir, réconcilier ces deux extrêmes dialectiques : la fascination, l'amitié.
Je tiens à ce que ces relations puissent se poursuivre telles qu'elles sont actuellement.
La France et l'Allemagne, Berlin et Paris, comme l'Histoire l'a montré, partagent les mêmes valeurs : la liberté, la justice sociale, la démocratie.
J'espère donc que notre coopération restera fructueuse, et pas uniquement d'ailleurs pour les dix prochaines années.
Vous avez dit à juste titre Vive l'amitié franco-allemande, Vive Berlin. Eh bien, moi, je voudrais à mon tour dire : Vive la coopération en Europe et Vive la grande Ville de Paris ainsi que la coopération entre les habitants de Berlin et de Paris !
Je vous remercie.
(Très vifs applaudissements prolongés).

M. Jean TIBERI, Maire de Paris. - Monsieur le Maire, cher collègue, afin de marquer d'une manière solennelle votre venue à Paris et dans cette salle du Conseil de Paris, et pour marquer ce 10ème anniversaire de l'Accord d'Amitié Paris-Berlin, je suis heureux et fier de vous remettre cette Médaille de Vermeil de la Ville de Paris.
(Applaudissements de l'Assemblée).