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Novembre 2005
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Conseil Municipal
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Déliberation

Voeu demandant la liberation immédiate de l’écrivain et journaliste iranien Akbar Ganji.

Déliberation/ Conseil municipal/ Novembre 2005 [2005 V. 442]


 

Délibération affichée à l?Hôtel-de-Ville
et transmise au représentant de l?Etat le 5 décembre 2005.
Reçue par le représentant de l?Etat le 5 décembre 2005.

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,

Actuellement âgé de 46 ans, Akbar Ganji a été arrêté en avril 2000, avec 17 autres journalistes et intellectuels iraniens ayant participé à une rencontre culturelle à Berlin. Il a été condamné à dix ans d?emprisonnement, réduits à six mois en appel, pour ?participation à une infraction contre la sécurité nationale? et ?propagande contre le système islamique?. En juillet 2001, Akbar Ganji a de nouveau été traduit en justice sous le chef d?inculpation de ?collecte de documents confidentiels d?État mettant la sécurité de l?État en danger? et de ?propagande active? ; il a été condamné à six ans de prison pour avoir écrit une série d?articles, réunis par la suite dans un livre, dans lequel il mettait en cause plusieurs hauts responsables dans les homicides de plusieurs écrivains et militants politiques importants perpétrés en 1998.

Akbar Ganji a récemment cessé une grève de la faim de deux mois, au cours desquels son état de santé s?est détérioré. Dans une lettre ouverte publiée ce jeudi 27 octobre sur le site internet d?information Emrouz, l?épouse d?Akbar Ganji, Massoumeh Shafü, a annoncé qu?elle avait eu le droit de rendre visite à son mari le 18 octobre 2005. Selon Massoumeh Shafü, son mari lui a déclaré que deux jours après sa dernière visite, des membres des services de sécurité iraniens lui avaient rendu visite à l?hôpital pour lui demander de s?excuser par écrit pour son livre et pour s?engager à ne pas donner d?interviews si une sortie de prison lui était accordée. Akbar Ganji a refusé et aurait été passé à tabac par ces mêmes membres des services de sécurité, alors qu?il se trouvait dans l?aile de quarantaine de l?hôpital Milad.

Le 3 septembre, le directeur de cette même équipe de sécurité aurait déclaré à Akbar Ganji qu?il allait être libéré, et que les policiers qui l?avaient battu s?excuseraient de leurs actions. Par la suite, Akbar Ganji a été transféré en voiture à la prison d?Evin et au cours de ce trajet, il aurait été maltraité et aurait subi un déboîtement d?épaule. Sa demande d?être ramené à l?hôpital n?a pas été prise en compte et Akbar Ganji demeure à la prison d?Evin.

La détention et le traitement d?Akbar Ganji, emprisonné depuis avril 2000, ont suscité une grande inquiétude au sein de la communauté internationale. Amnesty International et Reporters sans frontières mènent campagne pour sa libération. Ce 19 août, le Secrétaire général des Nations unies Koffi Annan a demandé au président Ahmadinezhad de libérer Akbar Ganji. Le 12 octobre, l?Union européenne a également exprimé son inquiétude devant les restrictions croissantes imposées à la liberté d?expression en Iran.

Aussi sur la proposition de M. Sylvain GAREL et des éluEs du groupe Les Verts,

Emet le voeu que :

-le Maire de Paris intervienne auprès des autorités compétentes pour demander la libération immédiate d?Akbar Ganji.