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Juin 2004
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14 - IV - Question d'actualité posée par le groupe du Mouvement Républicain et citoyen à M. le Préfet de police relative aux modalités de l'évacuation de l'Hôtel de la Paix situé dans le 11e arrondissement

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2004


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à la question d'actualité du groupe Mouvement républicain citoyen.
La parole est à Mme CAPELLE.
Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Monsieur le Maire.
Monsieur le Préfet, dans la nuit du 4 juin, 27 familles ont été évacuées de l'Hôtel de la Paix, 4, rue Louis-Bonnet, à Paris 11e. Cette décision était rendue indispensable en raison de l'insalubrité du bâtiment. Au nom de mon groupe, je vous remercie de l'avoir prise.
La vie même de ces occupants était menacée et, à différentes reprises, le Maire du 11e, M. SARRE, vous demandait de faire passer des ingénieurs de sécurité pour constater le péril imminent et irréversible. Ces 27 familles dans l'urgence se sont retrouvées au gymnase Japy.
Je voudrais à ce moment juste faire une petite incise pour remercier, vraiment très sincèrement et très chaleureusement, tous les services de la Ville. M. LAFFITE est présent et, dût-il en rougir, je voudrais le remercier pour son accompagnement réel pendant cette journée de samedi qui fut difficile.
Je voudrais remercier vraiment tous les services en passant par le Secrétariat général, le C.A.S.-V.P. (la directrice générale était présente), les services des T.A.M. qui ont fait un travail exceptionnel, la DPP également, la Croix-Rouge de Paris qui a assumé toute la logistique. Et également l'association ATD Quart-Monde qui, en s'occupant des enfants l'après-midi, nous a rendu un fier service. Ces remerciements étant faits, je voudrais revenir à mon propos.
Nous ne regrettons donc absolument pas que cette décision ait été prise et nous envisageons bien sûr les relogements. Simplement, nous avons pu constater un souci puisque ces personnes ont été évacuées dans la plus grande urgence. On leur avait dit de ne rien prendre et ils n'ont rien pris et quand ils sont retournés à leur hôtel pour prendre quelques effets, force a été de constater que les chambres avaient été quasiment pillées.
Or, ces familles sont pauvres, très pauvres. Elles ne sont certainement pas assurées, on peut le regretter, mais c'est ainsi, et je souhaiterais savoir s'il peut exister des moyens, légaux naturellement, de dédommager ces personnes car elles sont vraiment dans une grande détresse à tout point de vue.
Dans la détresse parce qu'il y a urgence, parce que pour certaines elles n'ont vraiment plus rien. Par conséquent, je voudrais que vous puissiez m'apporter une réponse sur ce sujet.
Je vous remercie.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame CAPELLE.
La parole est à M. le Préfet de police.
M. LE PREFET DE POLICE. - Madame la Conseillère, effectivement, cet immeuble qui est situé 4, rue Louis-Bonnet, dans le 11e arrondissement, à usage d'hôtel, est suivi par le service des architectes de sécurité depuis déjà deux ans, depuis juin 2002, en raison de désordres structurels affectant les parties communes et un certain nombre de chambres.
Il y avait déjà eu un arrêté de péril pris en 2003 et un nouvel arrêté de péril pris le 23 mars dernier.
Effectivement, appelé en urgence et sensibilisé par vos services, par la mairie du 11e, l'architecte de sécurité est revenu le 4 juin et il a constaté une très importante aggravation de la situation, liée notamment à d'importantes fuites d'eau qui neutralisaient et rendaient dangereux tous les circuits d'électricité.
Donc, cet architecte a conclu au péril imminent, ce qui nous a conduits à prendre, dans la soirée du 4 juin, un arrêté d'évacuation.
Compte tenu de ce péril imminent, il n'était pas question de rétablir l'électricité, au risque de toucher à la sécurité vitale des personnes qui étaient dans cet hôtel.
L'évacuation s'est déroulée dans la soirée du 4 juin et ces personnes ont été conduites au gymnase Japy et je sais que les services de la Ville, Monsieur le Maire, comme le disait Mme la Conseillère, bien que l'on ait été en plein milieu du week-end, se sont montrés extrêmement disponibles et diligents puisqu'ils ont immédiatement participé à l'hébergement de ces personnes, dans l'urgence.
Il y a eu ce malheureux vol qui est intervenu, en dépit des surveillances de police que l'on avait conservées sur cet immeuble.
Je n'ai évidemment pas de solution magique. Je crois que seuls des secours du type secours d'urgence seraient de nature à aider ces personnes. Je ne vois guère d'autres solutions car, même si nous attrapons les voleurs, je crains qu'ils ne soient pas solvables.
Et je crains que cela ne soit pas de ce côté que l'on puisse espérer beaucoup.
Je n'ai pas de solution magique, sauf des secours exceptionnels, qui pourrait être examinée pour venir en aide à ces personnes. Comme vous, je crois que tout a été fait dans la rapidité et moi aussi je rends hommage aux services de la Ville qui, au milieu d'un week-end, ont fait preuve d'efficacité.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci.