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Juin 2004
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Conseil Municipal
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70 - QOC 2004-357 Question de M. René LE GOFF et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris relative aux contrats de propreté signés avec les arrondissements et notamment avec le 10e arrondissement

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2004


Libellé de la question :
"Les rues du 10e arrondissement de Paris sont sales et malgré les déclarations de l'Exécutif municipal - y compris les vôtres lors de votre compte rendu de mandat en novembre 2003 - les Parisiens ne constatent aucune amélioration.
L'hebdomadaire "Le Nouvel Observateur" dans un numéro récent donne un certain nombre d'indications qui tendraient à faire croire que le problème vient du comportement des Parisiens, explication officielle de la Mairie... Bien entendu nous ne pouvons accepter une telle explication et nous réclamons une politique active de nettoyage des rues. C'est en faisant la démonstration de la volonté municipale de nettoyer les rues que nous obtiendrons l'adhésion des Parisiens, appliquant ainsi la théorie du "carreau cassé" qui avait été mise en pratique à New York pour traiter les problèmes d'insécurité.
Concernant le 10e arrondissement, nous nous étonnons que le contrat de propreté entre l'Hôtel-de-Ville et la mairie d'arrondissement ne soit pas encore signé, d'autant plus que le 10e avec ses deux gares, ses nombreux réfugiés et ses quartiers populaires aux rues étroites mérite une attention particulière.
Nous vous demandons, Monsieur le Maire, de nous faire un point sur la signature des contrats de propreté entre les mairies d'arrondissement et l'Hôtel-de-Ville, en nous expliquant pourquoi certaines chartes ne sont pas encore signées. Nous souhaitons connaître le plan d'actions particulier pour le nettoyage des lieux du 10e arrondissement qui sont des sites d'accueil pour de nombreux S.D.F. (square Alban-Sattragne, Saint-Laurent, passage Dubail, gare du Nord...)."
Réponse (M. Yves CONTASSOT, adjoint) :
"Vous vous étonnez, Monsieur LE GOFF, que le contrat de propreté du 10e ne soit pas encore signé.
Cette impatience est le signe de la reconnaissance croissante de ces contrats d'objectifs déjà signés entre le Maire de Paris et dix maires d'arrondissement.
La démarche novatrice de ces contrats de service, qui synthétise les diagnostics "croisés" de l'arrondissement pour toutes les questions de propreté et définit des objectifs prioritaires, ne peut aboutir que si les habitants ou leurs représentants y adhèrent. De nombreuses mairies d'arrondissement ont signé ou s'apprêtent à signer ces contrats. Seules les mairies des 1ert, 5e, 6e, 7e, 8e, 15e et 17e arrondissements ont refusé d'adhérer à cette nouvelle démarche participative.
Cette étude en profondeur qui a été menée depuis plusieurs mois sur le 10e arrondissement, doit aboutir très prochainement, à la signature du contrat de service entre la mairie d'arrondissement et la Mairie de Paris.
Les objectifs prioritaires qui se dégagent de ce contrat visent à améliorer la propreté des abords des écoles, crèches et autres centres d'action sociale, mais également des gares, ponts et voies de transit piétonnier entre les gares, ainsi que des lieux souillés par épanchement d'urine.
Des objectifs plus localisés ont également été déterminés, à savoir une amélioration de la propreté :
- des voûtes de la rue Taylor, des passages Dubail et Goublier...,
- du parvis de l'église Saint-Laurent,
- de la rue du Fauboug Saint-Denis (portion entre la rue du Metz et la Porte Saint-Denis),
- de l'extension provisoire du square Alban-Satragne et ses abords...,
- des zones d'activité mono commerciale ou de marché (rue du Château-d'Eau, boulevard de la Villette...),
- du boulevard de la Chapelle (angle Guy-Patin, bas du passage Hébrard...),
- de la zone sablée aux abords des écluses Saint-Martin...
Ce contrat permettra la mobilisation des services de la Propreté bien sur, mais aussi des citoyens et des élus de l'arrondissement. C'est grâce à la conjonction de l'action de tous que nous enrayons la dégradation continuelle de la propreté que Paris connaissait depuis dix ans.
Sur le sujet singulier des secteurs traditionnels d'accueil de personnes sans domicile fixe, le service local de propreté s'attache à organiser régulièrement des opérations curatives. A titre d'exemple, des opérations de nettoiement approfondi ont été organisées les 5, 12, 15 et 24 mai dernier square Alban Satragne, opérations menées en lien avec la prise en charge sociale de ces personnes."