Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juin 2004
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

108 - 2004, DAC 132 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'association "Fanfare décadente" (18e) une convention d'occupation d'une emprise de 12.900 mètres carrés de la cour du Maroc dans le 18e arrondissement du 1er janvier au 31 décembre 2004 et une convention relative à l'attribution d'une subvention de fonctionnement. - Montant : 80.000 euros

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2004


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DAC 132 concernant la signature avec l'association "Fanfare décadente" (18e) d'une convention d'occupation d'une emprise de 12.900 mètres carrés de la cour du Maroc dans le 18e arrondissement du 1er janvier au 31 décembre 2004 et d'une convention relative à l'attribution d'une subvention de fonctionnement.
La parole est à Mme GÉGOUT.
Mme Catherine GÉGOUT. - Nous soutenons bien entendu cette heureuse initiative qui permettra à l'association "Fanfare décadente", avec trois autres compagnies de cirque, de présenter leurs spectacles dans la cour du Maroc jusqu'à la fin de l'année 2004.
Notre collectivité témoigne d'un réel soutien en faveur des arts du cirque, ce dont nous nous réjouissons vraiment.
En effet, comme pour d'autres acquisitions, notre collectivité a choisi d'utiliser pleinement ce lieu en favorisant une implantation provisoire de chapiteau avant que les travaux d'aménagement du futur jardin d'Eole ne commencent. Et vraiment, c'est un très bon choix.
Cependant, nous savons que nous ne sommes pas encore parvenus à trouver un lieu pérenne d'accueil en faveur des cirques contemporains. Nous avons déjà connu la fermeture des "Frigos", "L'Espace 68", dans le 19e, celui du 17e ; l'école Fratellini est partie en Plaine Saint-Denis.
A l'occasion d'une délibération relative à l'ouverture du "Zèbre", j'avais suggéré que des études soient engagées sur l'opportunité de réserver un espace chapiteau sur les terrains de l'ancien hôpital Claude Bernard ou encore sur l'ancien entrepôt Calberson. Ce sont de réelles opportunités pour que Paris permette aux arts du cirque d'élire domicile.
C'est pour cela que je souhaiterais que vous nous informiez si, dans un proche avenir, un lieu pérenne sera trouvé pour les arts du cirque.
Je vous remercie.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - La parole à M. GIRARD.
M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Je remercie Mme GÉGOUT et M. VUILLERMOZ par voie de conséquence de leur intervention et du soutien du groupe communiste pour notre engagement en faveur du cirque.
Le Maire de Paris est très attaché aux arts du cirque, tout comme son adjoint, et nous avons donc absolument besoin de trouver un lieu pérenne.
Les actions que nous menons pour soutenir les cirques à Paris sont retenues et approuvées par la profession et le public. Les cirques traditionnels comme les nouveaux cirques ont d'ailleurs connu une augmentation de 20 % de fréquentation en 2002.
Je vous rappelle que la pratique du cirque est la deuxième pratique culturelle après le cinéma, chez les Français.
Les opérations telles que la présentation de grands cirques contemporains, les arceaux, en 2002, cirque Eloiz en 2003, l'exposition "Cirque" à l'Hôtel-de-Ville, l'ouverture d'un espace de création, les subventions de création et de diffusion, sont des éléments essentiels de notre politique.
Dans ce cadre, l'aménagement de lieux provisoires, mais aussi pérennes pour l'implantation de cirques traditionnels et contemporains à Paris est une priorité si l'on veut inscrire notre effort dans la durée.
En ce qui concerne le cirque traditionnel, les espaces du bois de Vincennes et du bois de Boulogne sont les seuls lieux suffisamment vastes pour l'accueil de ces grands cirques, Pinder, Alexis Gruss, Phénix, Arlette Gruss et bien d'autres qui nécessitent chacun une surface de 3 à 10.000 mètres carrés. Ils sont cependant limités puisqu'il est techniquement impossible d'y installer le cirque du Soleil.
De plus, la charte des bois et la volonté de requalifier les espaces verts peut entraîner une diminution des surfaces utilisées pour l'installation des cirques. Il convient de trouver les emplacements complémentaires. C'est en ce sens que le site de la Z.A.C. Nord-Est, ancien hôpital Claude-Bernard ou entrepôt Calberson, a été évoqué et pourrait apporter une partie des réponses.
Réponse partielle effectivement car les demandes et les besoins sont différents et donc les solutions doivent être diversifiées. En effet, les particularités - dimension, fragilité économique, engagement dans des pratiques d'action culturelle -, les structures des nouveaux cirques nécessitent une installation au c?ur de la Ville dans le centre de Paris.
Pour les cirques permanents, avec le soutien des maires du 19e, Roger MADEC, et du 20e, M. CHARZAT que je tiens ici à remercier, le cirque du Grand Céleste devrait être implanté de manière permanente dès 2005 dans le cadre de l'aménagement de la Z.A.C. "Porte des Lilas".
Pour le cirque Romanès installé dans le 11e arrondissement depuis deux ans - je remercie évidemment Georges SARRE - mais qui doit, comme cela a été prévu, déménager prochainement, des solutions sont à l'étude et devraient - du moins, je l'espère - apporter des réponses favorables.
Pour les cirques contemporains de passage, certains emplacements ont dû être supprimés ces trois dernières années : quai de Seine dans le 19e, square Victor dans le 15e, place Stalingrad dans le 19e, et le square Séverine dans le 20e. Il est donc nécessaire d'attribuer un espace permanent pour une durée assez longue qui permettra l'identification et le développement d'un vrai projet intra-muros.
Et j'en termine là.
Le projet de la cour du Maroc est à cet égard un bon essai de ce qui peut être fait à moindre coût. Il permet de répondre à la fois à la demande des artistes de disposer d'un lieu de diffusion à Paris, et à celle du public toujours plus nombreux à fréquenter à ce type d'initiative.
J'ajouterai qu'en termes de sécurité, l'implantation de ce cirque provisoire a permis aux gens du quartier de retrouver un peu de paix et moins d'insécurité.
Ce projet a également permis de dynamiser et de sécuriser donc ce terrain, comme l'ont constaté les riverains et les associations, associés dès le début au projet : baisse du nombre de toxicomanes alentours et entretien du terrain.
La Direction des Affaires culturelles ne disposant pas de terrain, elle travaille de concert avec la Direction de l'Urbanisme, la Direction du Logement et de l'Habitat et la Direction des Parcs et Jardins afin de rechercher dans le domaine de la Ville des solutions concrètes.
Par ailleurs, des partenariats pourraient être envisagés avec d'autres propriétaires fonciers comme la S.N.C.F. et la Région.
Une réunion est organisée fin juin avec l'aide du Secrétariat général de la Ville de Paris afin de coordonner tous les services concernés pour que des propositions concrètes soient faites, ainsi que pour préparer la suite de l'expérience de la cour du Maroc.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 132.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2004, DAC 132).