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Juillet 2005
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Vœu déposé par le groupe “Les Verts” concernant la réalisation d’une étude de la pollution atmosphérique et de ses impacts sur le secteur Paris Nord-Est.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2005


 

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du v?u référencé n° 77 dans le fascicule, déposé par le groupe ?Les Verts?, relatif à la réalisation d?une étude de la pollution atmosphérique et de ses impacts sur le secteur Paris Nord-Est.

Monsieur BLET, vous avez la parole.

M. Jean-François BLET. - Le GPRU Paris Nord-Est, qui s?étend de part et d?autre du boulevard périphérique et des boulevards des Maréchaux entre la porte de la Villette et la porte de la Chapelle, est le plus vaste secteur d?aménagement de Paris avec 200 hectares, soit 70 hectares de plus que la Z.A.C. ?Paris Rive-gauche?.

Sur ces 200 hectares, sont programmés environ un million de mètres carrés de constructions qui s?ajouteront aux programmes déjà engagés, notamment aux 100.000 mètres carrés du parc du Millénaire qui est inclus dans le périmètre du GPRU.

Des dizaines de milliers de Parisiennes et de Parisiens vont ainsi vivre dans ce secteur dans les prochaines années, dans une ville nouvelle.

Les études sur la pollution atmosphérique sur le périphérique, porte d?Auteuil et plus récemment porte de Bagnolet, ont montré que la concentration des polluants automobiles atteignait, au niveau du périphérique, des valeurs extrêmement nocives pour la santé.

A Bagnolet, la pollution atteint des niveaux inquiétants, jusqu?à 150 mètres et même 400 mètres du périphérique. Par rapport à la situation de fond, les concentrations en benzène et en dioxyde d?azote sont ainsi deux à trois fois plus élevées le long du périphérique.

Ainsi, programmer des opérations d?aménagement qui accueilleront des dizaines de milliers d?habitants, de personnes, sans que soient évalués les risques de tels niveaux de pollution auxquels ces habitants vont être exposés relèverait du refus de prendre en compte le principe de précaution et ce serait irresponsable.

Il apparaît dès lors indispensable de réaliser une étude approfondie de la pollution atmosphérique sur ce secteur, afin de ne pas avaliser les projets qui mettraient en danger la santé des futurs habitants, travailleurs et usagers.

En 2004, l?Agence française de sécurité sanitaire environnementale a évalué que les secteurs les plus touchés se traduisaient par une réduction de l?espérance de vie de leurs habitants. De semblables études ont eu lieu aux Etats-Unis. La réduction de l?espérance de vie dans les centres villes les plus pollués des grandes villes américaines s?échelonne de deux à six ans.

Nous souhaitons donc que le Conseil de Paris adopte le v?u selon lequel serait mis en ?uvre une étude de la pollution atmosphérique et de ses impacts sur les 200 hectares du secteur Paris Nord-Est.

C?est un problème grave qui va se poser avec acuité?

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - On a compris?

M. Jean-François BLET. - Je termine ma phrase.

Et qui concerne l?ensemble du périphérique, des populations qui sont exposées à ces nuisances, des enfants des écoles, des sportifs dans les stades et, bien évidemment, des unités d?habitation.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur CONTASSOT, vous avez la parole.

M. Yves CONTASSOT, adjoint. - Vous l?avez signalé dans votre conclusion, il faut distinguer les terrains du Nord-Est et le périphérique. Ce sont deux problématiques différentes.

Si l?on parle des terrains du Nord-Est, il faudrait aussi distinguer les parties proches des grands axes, qui présentent effectivement des problèmes de pollution de proximité dont l?étude doit progresser, et l?ensemble des terrains qui n?ont pas un niveau de pollution de fond différent des autres lieux de la capitale.

En revanche, je comprends bien l?intérêt de connaître, lors d?un aménagement spécifique, la qualité de l?air qui doit être, au même titre que le bruit ou les besoins exprimés localement, un des facteurs de positionnement des équipements. On éviterait ainsi qu?une crèche soit installée sur l?espace le plus pollué.

De ce point de vue, Alain LHOSTIS a proposé une étude, en lien avec le LHVP, sur l?ensemble du périphérique. Par ailleurs, lors du dernier Conseil d?administration d?AIRPARIF, il a été validé, sur proposition de la Ville de Paris, la constitution d?un groupe de travail à l?échelle régionale, chargé de proposer les contours d?une étude sur la pollution et ses conséquences sur la santé autour des plus grands axes les plus polluants (périphérique, mais aussi boulevards des Maréchaux, autoroutes, pénétrantes, etc.).

C?est dans ce cadre que ces études seront réalisées et qu?elles s?appliqueront évidemment aux terrains du Nord-Est comme aux autres lieux qui feront l?objet d?aménagements.

Je vous propose que votre demande soit examinée dans ce cadre-là et le plus rapidement possible, évidemment.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Votre v?u est satisfait par le fait que, déjà, une étude est programmée. Donc, il n?a plus d?objet.

M. Jean-François BLET. - J?en accepte l?augure sous réserve que l?étude se fasse rapidement car les aménagements vont démarrer rapidement.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Ce ne sera pas en 2010, on vous le garantit.

Le v?u est donc retiré.