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Juillet 2005
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Vœu déposé par MM. Jean-François BLET, François FLORES et les membres du groupe “Les Verts” relatif à la préservation du bois de Boulogne.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2005


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons maintenant au v?u référencé n° 79 dans le fascicule, déposé par le groupe ?Les Verts?, relatif à la préservation du bois de Boulogne.

Monsieur BLET, vous avez la parole.

M. Jean-François BLET. - Monsieur le Maire, vous le savez, une portion du bois de Boulogne était menacée par le projet d?extension de Roland Garros déposé dans le cadre de la candidature aux Jeux olympiques de 2012, avec la construction d?une grande salle de 15.000 places appelée ?le Dôme?. Le coût du projet était estimé à 87 millions d?euros, le coût de la couverture du périphérique à 140 millions d?euros, soit un total de 227 millions d?euros dont la Ville de Paris devrait assumer le tiers.

Paris n?ayant malheureusement pas été choisie pour accueillir les Jeux olympiques, l?extension de Roland Garros ne se justifierait plus guère que par l?organisation des Internationaux de France de tennis. Or, ce nouveau central est très contesté au sein même de la Fédération française de tennis. Le central actuel a en fait la même capacité que le Dôme. Il suffirait de le doter d?un toit amovible pour ne plus être à la merci des aléas du temps.

Par ailleurs, Roland Garros aurait davantage besoin, sem-ble-t-il, selon certains opposants, de nouvelles surfaces pour le public et de nouveaux espaces pour les entraînements que d?un nouveau central.

Il y a donc deux solutions qui subsistent : ou bien le statu quo, le bois de Boulogne est préservé, Roland Garros est maintenu dans sa configuration actuelle, ce qui ne met pas en cause la réussite des Internationaux. La couverture du cours central actuel par un toit amovible pourrait alors être envisagée pour le mettre à l?abri des intempéries, ou bien la construction d?un grand Roland Garros de 15 à 20 hectares en Ile-de-France Wimbledon et Flushing Meadows se déroulent sur des sites très éloignés du centre de l?agglomération sans que cela n?obère leur succès.

Monsieur le Maire, la construction du Dôme devait permettre d?accueillir d?autres manifestations durant l?année. Or le Palais omnisports de Paris-Bercy qui dispose de 14.000 places assises dans sa configuration tennis joue déjà ce rôle de salle polyvalente. Doter Paris de deux Bercy nous paraît absurde et irraisonné.

Aussi nous émettons le v?u, et nous souhaitons que le Conseil de Paris adopte le v?u que le projet d?extension de Roland Garros tel qu?il avait été formulé dans la candidature de Paris pour les Jeux olympiques soit abandonné et que le bois de Boulogne soit ainsi préservé.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur CONTASSOT, vous avez la parole.

M. Yves CONTASSOT, adjoint. - Je crois que la réponse a été donnée par le Président de la Fédération française de tennis qui a lui-même déclaré qu?il était maintenant sur un autre projet dans le cadre de l?enceinte actuelle de Roland Garros, donc le v?u est exaucé non pas par le Conseil de Paris mais par la Fédération française de tennis.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Vous le maintenez ?

M. Yves CONTASSOT, adjoint. - C?est abandonné de fait.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur COUMET ?

M. Jérôme COUMET. - Il me semblait qu?une formulation du type ?le projet d?extension de Roland-Garros tel que prévu dans le cadre de la candidature aux J.O. soit abandonné?, cela a été annoncé, cela me semblait être une meilleure formulation.

M. Yves CONTASSOT, adjoint. - C?est abandonné.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe ?Les Verts?.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2005, V. 310).