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Juillet 2005
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Conseil Municipal
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2005, DPA 150 - Transformation du site des anciennes Pompes Funèbres, 104, rue d’Auvervilliers (19e), en bâtiment à vocation culturelle. - Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant n° 2 au marché de maîtrise d’oeuvre.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2005


 

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Nous examinons le projet de délibération DPA 150 concernant la transformation du site des anciennes Pompes Funèbres 104, rue d?Aubervilliers dans le 19e en bâtiment à vocation culturelle. Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant n° 2 au marché de maîtrise d??uvre.

Je donne la parole à Mme GÉGOUT me semble-t-il, en lieu et place de M. VUILLERMOZ ? Non ?

Nous allons donc voter le projet de délibération DPA 150.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 150.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DPA 150).

V?u déposé par MM. Jean-Charles BARDON, Philippe

GOUJON, Mmes Hélène MACÉ de LÉPINAY, Edwige

ANTIER, M. Jean TIBERI et les membres du groupe

U.M.P. relatif à la situation de l?A.D.A.C. et de ses salariés.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Mes chers collègues, nous allons à présent examiner en 9e Commission le v?u référencé n° 55 dans le fascicule, relatif à la situation de l?A.D.A.C. et de ses salariés qui a été déposé par le groupe U.M.P.

Je vous donne la parole, Madame MACÉ de LÉPINAY.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Merci, Madame la Maire.

Je vous lirai l?intervention de mon collègue Jean-Charles BARDON qui n?a pas pu être présent cet après-midi.

Au travers de ce v?u, notre groupe souhaite attirer l?attention de l?Exécutif municipal sur le devenir des activités de l?A.D.A.C., sur la diversité des enseignements brutalement remis en cause, sur une désorganisation programmée et des licenciements décidés.

Selon la majorité municipale, il s?agit en fait que d?une restructuration pour, je cite ?recentrer l?offre culturelle à Paris?.

Au sein du groupe U.M.P., nous appelons tout simplement cela une restriction de la diversité culturelle de l?A.D.A.C., restriction qui s?illustre notamment par la suppression ou le transfert de nombreux ateliers : ateliers de cuisine, d??nologie, de yoga, de musique assistée par ordinateur, pédagogie musicale, labo photo, encadrement, dessin, peinture décorative, bande dessinée sans oublier les ludothèques dont le sort, au grand dam des parents utilisateurs, est définitivement scellé.

La majorité municipale prétend également que ces suppressions d?ateliers sont justifiées par des mises aux normes de sécurité. Soit, mais cette sécurité a bon dos ; vous avez tout simplement voulu casser un outil culturel de proximité dont la paternité ne vous appartient pas, un outil culturel loin de la culture élitiste qui vous caractérise. Nous l?avons bien compris, les salariés de l?A.D.A.C. aussi, le lien social créé par les activités de l?A.D.A.C. autour d?une large palette d?activités n?est pas votre priorité.

Monsieur le Maire, Madame la Maire, mes chers collègues, avec le groupe U.M.P., nous réclamons le maintien des activités supprimées ou injustement transférées, la pérennisation des emplois menacés, le respect de la culture de proximité appréciée par les enfants et les adultes.

Les familles parisiennes, aujourd?hui, sans information et exclues du dialogue, sont une nouvelle fois déçues par l?absence de démocratie de proximité.

Merci.

(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Pour vous répondre, je donne la parole à M. Christophe GIRARD.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Une fois de plus, je rassurerai non seulement Mme MACÉ de LÉPINAY, d?ailleurs elle lisait un texte qui n?était pas tout à fait d?elle, le ton n?est pas son ton habituel, mais celui d?un élu du 5e arrondissement et que je vais tenter évidemment de rassurer.

Pour ce qui est de la proximité, excusez-moi, un euro par habitant dévolu à la culture dans les arrondissements, cela me semble relever de la culture de proximité et de notre préoccupation de respecter les besoins des arrondissements.

Alors il est vrai que l?A.D.A.C. était répartie en activité de façon inégale sur le territoire parisien, beaucoup d?ateliers concentrés dans des arrondissements qui connaissent une activité culturelle assez florissante par ailleurs, avec des théâtres, avec des musées, et peu d?ateliers en revanche dans de grands arrondissements plus éloignés dans le Nord-est parisien.

L?association, présidée par M. André LARQUIÉ et animée par M. LANGLAIS cherche en effet à rétablir un certain équilibre, mais cela se fera au fil du temps, dans la concertation. Pour vous faire plaisir et écouter vos conseils, je leur demanderai d?être peut-être un peu plus attentifs à la demande des maires d?arrondissement et de leurs adjoints à la culture pour ce qui est de la répartition des ateliers et des activités, mais il est vrai qu?ils ont recommandé la suppression de l?astrologie ou de l??nologie, en tout cas d?activités qui ne leur semblaient pas, d?un point de vue culturel, tout à fait prioritaires par rapport aux objectifs de l?association.

Loin de remettre brutalement en cause les fondements de cette association, le travail de recentrage et de rationalisation de l?activité engagé par l?association repose sur l?impératif de réaffirmer son objet culturel tout en respectant les idées qui ont présidé à sa création. Et vous savez fort bien, Madame MACÉ de LÉPINAY et les élus U.M.P., que les choses se sont bien passées, en douceur et négociation, avec M. BALAGNA, l?ancien président qui d?ailleurs est toujours président d?honneur de l?as-sociation. Sauvegarde et transmission des métiers d?art, accès ouvert à tous les publics sans exigence de niveau, maillage du territoire parisien?

Il est nécessaire de rappeler les raisons qui rendent aujourd?hui nécessaire ce travail de redéfinition : la création régulière de nouvelles activités aux objets divers, je viens de le dire (astrologie, sanskrit, herbes, épices, cuisine végétarienne), éloignées du projet et de l?expertise d?origine de l?association autour des métiers d?art, a brouillé l?image de cette association.

Ce développement s?est réalisé sans évaluation qualitative de l?offre et dans une logique d?accumulation plutôt que dans une logique de projet.

Le refus du respect des obligations sociales a fait courir un risque important à l?association et celle-ci doit aujourd?hui faire face au coût important engendré par l?application obligatoire de la convention collective de l?animation socioculturelle. Ce risque a été souligné en 1999 par la Direction des Affaires culturelles, et je suis content que nous ayons fait ce travail, pourtant pointé dès 1999, durant cette mandature. J?aurais préféré que cela fût fait précédemment.

L?association a proposé une redéfinition de son projet associatif : ce projet repose sur l?organisation des disciplines autour des trois grandes catégories que sont les métiers d?art, les arts plastiques et les arts du récit. Ce recentrage de l?activité conduit à la suppression de disciplines qui ne participent plus du c?ur de métier de l?association, comme les ludothèques, les activités musicales ou la graphologie, ou de disciplines qui n?offrent pas de contenu artistique et culturel réel, comme les ateliers qui concernent l?utilisation de logiciels informatiques.

Des mouvements d?ateliers, destinés à renforcer la cohérence de l?offre sur le territoire parisien tout en tenant compte de l?adéquation des locaux et des activités, accompagnent cette réorganisation. Ces mouvements ne cèdent en rien au principe de proximité, bien au contraire, qui a présidé à la création de cette association. Sachez que nous respectons l?esprit et la lettre qui ont présidé et qui ont permis à l?A.D.A.C. d?exister. Ils permettent au contraire de renforcer les possibilités de rotation des usagers et l?accès du plus grand nombre de Parisiens à l?offre culturelle de cette association.

Cette nouvelle organisation entraîne 43 suppressions de poste au sein de l?association. L?association négocie actuellement un plan de sauvegarde de l?emploi avec les partenaires sociaux, dans le respect des procédures légales et conventionnelles en vigueur, et met en place une cellule de reclassement pendant six mois. Celle-ci sera animée par un cabinet spécialisé.

Cependant, et je conclus, comme l?ont rappelé les représentants de la Ville de Paris au sein du Conseil d?administration, il est souhaitable que la concertation avec les arrondissements soit menée sur la base du projet de l?association et c?est la raison pour laquelle je vous remercie, Madame MACÉ deLÉPINAY, de votre intervention car elle me motive un peu plus dans ce sens.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci, mon cher collègue.

Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u n° 55 déposée par le groupe U.M.P.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u n° 55 est repoussée.