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Juillet 2005
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2005, DAC 367 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer une convention relative à l’attribution d’une subvention de fonctionnement à la Société coopérative à responsabilité limitée de rue et de cirque, 1, rue Duvergier (19e). - Montant : 410.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2005


 

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DAC 367 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer une convention relative à l?attribution d?une subvention de fonctionnement à la Société coopérative à responsabilité limitée de rue et de cirque.

La parole est à Mme MACÉ de LÉPINAY.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Merci, Madame la Maire.

Vous nous proposez en effet de voter une subvention de 410.000 euros en faveur de la Société coopérative à responsabilité limitée de Rue et de Cirque, qui a été créée en mars 2005.

Outre le fait que cette ?coopérative d?échanges régionaux?

-puisqu?elle se présente ainsi - n?a encore jamais montré sonaction, le projet de délibération qui nous est soumis pose un certain nombre de questions, auxquelles j?aimerais, Monsieur GIRARD, avoir des réponses précises.

Ce ?nouvel opérateur culturel cogéré innovant? - sic - a pour gérant M. Rémy BOVIS qui, me semble-t-il, a été pendant trois ans à votre cabinet. Depuis quand l?a-t-il quitté ? Dans quelles conditions ? Avouez que nous pouvons légitimement nous poser des questions, même si nous savons, Monsieur GIRARD, que vous avez dû prendre toutes les précautions.

Une partie de l?activité de l?association doit se dérouler sur la pelouse de Reuilly dès septembre prochain. Quelles sont les conditions d?occupation de ce lieux qui, pour d?autres activités, y compris les cirques traditionnels, fait l?objet d?une convention d?occupation et du paiement d?une redevance ? Rien n?est indiqué dans le projet de délibération et je n?ose pas penser que la pelouse soit attribuée à titre gracieux, puisqu?il est inscrit en toutes lettres dans la convention d?objectif que la Ville n?octroie aucune contribution non financière.

Nous aimerions aussi connaître les conditions d?exploitation de la buvette-restaurant. Là encore, aucune précision. Y a-t-il une redevance pour la Ville ? Quelles sont les conditions d?exploitation de cette buvette-restaurant ? Rien n?est précisé.

D?ailleurs, le budget est pour le moins laconique. Que recouvre exactement la rubrique ?fonctionnement? ? On peut penser qu?il doit s?agir, pour une bonne part, de salaires.

Qui sont les partenaires privés ? Nous aimerions plus d?éclaircissements sur le fonctionnement de cette société coopérative, sur la nature de ses dépenses et de ses recettes, sur l?implication des différents coopérateurs.

Je n?ai pas le temps de développer toutes les questions que me pose ce projet de délibération, mais je voudrais, pour terminer, souligner encore une fois les incohérences et le manque de clarté des projets qui nous sont soumis.

La dernière page de la fiche de présentation dit bien que la subvention sera versée en une fois, alors même que la convention qui sera signée par M. BOVIS et la Ville précisent que la subvention sera versée en deux fois.

Enfin, Monsieur le Maire, nous suivrons avec intérêt le déroulement du village contemporain et les différentes manifestations de rue dont le catalogue énoncé dans l?exposé des motifs donnerait plutôt envie de rire, si on ne nous disait pas que ?ce projet est très attendu par le milieu professionnel?. Nous voilà rassurés !

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Pour répondre aux questions que vous posez, je donne la parole à M. Christophe GIRARD.

M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Mes chers collègues, j?essaierai d?être aussi clair que le propos de Mme MACÉ de LÉPINAY. Je chercherai, bien sûr, à la rassurer, et surtout à lui apporter des explications qui sont, ma foi, assez faciles à donner.

Sur un premier point qu?elle a évoqué, la pelouse de Reuilly, le village du cirque contemporain, localisé pelouse de Reuilly du 14 septembre au 20 octobre prochain, ce sont deux chapiteaux de petite et moyenne capacité qui seront installés pour accueillir plusieurs compagnies de cirques contemporains pas une seule compagnie mais plusieurs, donc une diversité -, dans cet espace géré par la Direction des parcs, des jardins et des espaces verts que l?on appelle plus régulièrement la

D.P.J.E.V.

Les spectacles d?art de la rue se dérouleront du 7 septembre au 15 novembre 2005. Ils auront lieu sur le bassin de la Villette et dans plusieurs arrondissements, dans les 13e, 14e et 19e donc.

Les autorisations d?occupation de l?espace public se feront auprès de la délégation générale aux événements et au protocole, que nous appelons la D.G.E.P.

En outre, des artistes proposeront des promenades et des visites non ordinaires, dans le cadre des grands projets de renouvellement urbain de Paris et de l?Ile-de-France, auxquels sont associés, bien entendu, non seulement Mme DURLACH, mais également M. Pierre MANSAT.

Sur les arts du cirque et de la rue, qui est un volet important de la politique culturelle, et plus particulièrement sur deux rues et deux cirques, permettez-moi d?apporter quelques précisions.

Il y a certes Rémy BOVIS, qui fut trois ans à mon cabinet, mais surtout qui a été longtemps directeur technique de compagnies de théâtre, qui est un homme de l?art et qui est retourné à ses amours premières. Il y a également :

-Sylviane MANUEL, qui est directrice de production ?cir-que? et administrative de la Compagnie 36 du mois, qui est une compagnie qui a une très bonne réputation ;

-Thierry BENOIST, directeur de production ?rue? - c?est le terme employé par la profession -, élu au conseil d?administration de la Fédération des Arts de la rue et directeur de ?Friche Théâtre urbain?, compagnie qui jouit également d?une très bonne réputation ;

                    - Maud LEFLOCH, conseillère artistique et secrétaire de la Fédération des Arts de la rue ;

                    -Philippe CUVELETTE, directeur technique

- et José RUBIO, consultant et directeur technique de l?Etablissement public de la Grande Halle de la Villette dont je n?ai pas à vous vanter les mérites.

 

Nous avons donc là un groupe de personnes de grande qualité. En aucun cas, cette activité n?est centrée sur telle ou telle personne, ni plus sur M. RUBIO, que M. BENOIST ou Mme MANUEL.

Ainsi, en 2004, l?aide affectée aux porteurs de projets dans le domaine des arts du cirque et de la rue s?élevait à 469.000 euros et a permis ainsi de soutenir notamment la ?Fanfare décadente?, Cour du Maroc, avant le début des travaux, le festival ?Jeunes Talents cirque?, le cirque Etokan sur la grande pelouse de Reuilly, le festival ?le Temps des rues?, et j?en passe.

Cet effort est maintenu au même niveau en 2005. Le projet présenté aujourd?hui par ?De rue et de cirque?, qui d?ailleurs - je vous le signale - non seulement intéresse beaucoup la Région mais également le Ministère de la Culture, s?inscrit dans la poursuite de la dynamique engagée les années précédentes à travers des opérations commanditées par la Ville de Paris.

Je tiens à signaler qu?il ne s?agit pas d?un coût accru pour la Ville de Paris mais d?un nouveau dispositif se substituant à des opérations inscrites en 2004 sur le budget de fonctionnement, hors enveloppe de subvention.

Créée en mars 2005, vous aviez raison, Madame MACÉ de LÉPINAY, de le rappeler, la Société coopérative à responsabilité limitée de Rue et de Cirque est une coopérative d?échanges régionaux de production et de diffusion des arts de la rue et du cirque en Ile-de-France. Elle a pour objet : le développement des arts de la rue et du cirque, dans une dynamique de coopération avec les communes franciliennes. À ce titre, elle souhaite développer un partenariat avec la Région Ile-de-France et M. PARNY, vice-président à la culture de la Région, nous a informé récemment qu?il proposerait au vote du Conseil régional une aide à cette coopérative, le soutien à la création artistique et à la production par l?organisation de manifestations dans des espaces publics, le développement de l?action artistique et culturelle.

Voilà. Je ne vais pas m?étendre plus. En tout cas, sachez que c?est une initiative, je dirais, de qualité, regroupant de grands professionnels. Je pense que cela permettra à notre politique des arts de la rue et du cirque d?être peut-être ainsi mieux organisée.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur GIRARD.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 367.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DAC 367).