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Septembre 1999
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5 - 1999, ASES 80 G - Subvention à l'association "Afrique conseil" à Marly-le-Roi (Yvelines). - Montant : 6.000 F

Débat/ Conseil général/ Septembre 1999


M. Philippe LAFAY, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération ASES 80 G relatif à l'attribution d'une subvention à l'association "Afrique conseil" à Marly-le-Roi, dans les Yvelines, pour un montant de 6.000 F.
Madame TAFFIN, vous avez la parole.
Mme Benoîte TAFFIN. - Merci.
Je tenais simplement à préciser que nous sommes trois élus indépendants non inscrits, nous ne constituons pas un groupe, je ne suis pas le porte-parole de M. DUMAIT mais celui des élus non inscrits, nous prenons la parole indifféremment l'un ou l'autre. Nous sommes inscrits aujourd'hui sur le projet de délibération ASES 80 G. Globalement, vous le savez bien, la politique dite "de la ville" depuis un peu plus de 10 ans, mes chers collègues, est un échec total sur toute la ligne ainsi qu'un gouffre financier.
Les problèmes des banlieues, des cités, y compris depuis quelques années dans notre Capitale ont pour cause 50 ans d'urbanisme technocratique, de politique de logement social qui pousse à la ségrégation. Les responsables s'appellent Caisse des dépôts, H.L.M., socialistes, technocrates, etc.
Non pas pour résoudre le phénomène mais simplement pour adoucir les plaies, il a fallu se lancer dans une politique dispendieuse quoiqu'inutile qui se traduit par des crédits de plus en plus importants, il a fallu multiplier les travailleurs sociaux, catégorie d'intervenants fourre-tout dont la caractéristique générale est d'être d'une efficacité toujours difficile à apprécier.
Maintenant, avec ce projet de délibération, il s'agit d'introduire une nouvelle catégorie d'agents, des médiateurs, qui prendraient place entre les travailleurs sociaux et les familles d'origine africaine des quartiers en difficulté.
On marche sur la tête. Même s'il s'agit d'une subvention modeste de 6.000 F, nous voterons contre ce projet de délibération.
Merci.
M. Philippe LAFAY, président, au nom de la 5e Commission. - Bon ! Je voulais vous répondre, Madame TAFFIN, pour rappeler d'abord que la politique de la ville est un dispositif national qui engage à la fois la Ville, l'Etat et la Région. A Paris elle a permis le cofinancement de beaucoup d'équipements publics municipaux ; loin de s'inscrire dans une logique communautaire de développement séparé, elle consiste au contraire à favoriser résolument les efforts d'intégration des minorités dans la société française.
La communauté parisienne ne peut que se réjouir de voir ce souci relayé par des associations à même de servir de trait d'union entre les cultures comme c'est le cas de l'association "Afrique conseil" dans le quartier sensible de Belleville.
Cette association s'est donnée pour objectif de favoriser l'intégration de populations originaires d'Afrique noire.
Mme Benoîte TAFFIN. - Pas du tout ! C'est faux !
M. Philippe LAFAY, président, rapporteur. - Dans ce but, cette association a mis en place des actions de sensibilisation pour les mères de famille. En effet, les problèmes de délinquance de mineurs et d'adolescents peuvent provenir de différences culturelles dont les enjeux et les conséquences ne sont pas nécessairement maîtrisées par les parents parfois dépassés, ni compris par les travailleurs sociaux.
Le recours à la médiation interculturelle n'est pas un constat d'échec, Madame TAFFIN, de la part des travailleurs sociaux, mais au contraire un moyen complémentaire et innovant de faciliter l'insertion de ces familles d'origine étrangère, et cela est évident pour beaucoup de membres de cette Assemblée.
L'action "Afrique Conseil" reconnue par tous les acteurs de terrain a conduit la Ville de Paris à sélectionner cette association pour organiser des séances de formation au profit des travailleurs sociaux de la D.A.S.E.S. au centre de Chaligny.
Madame TAFFIN, vous voulez intervenir à nouveau ?
Mme Benoîte TAFFIN. - Juste un instant par rapport à vos propos : on intervient systématiquement sur un certain nombre de projets de délibération qui ont trait à des subventions que l'on considère ne pas être de la responsabilité de la Ville. Mon propos n'avait rien à voir avec les familles africaines, et je trouve vos remarques totalement injustes. Je considère que certaines subventions sont inutiles, et elles ne visent pas systématiquement les familles africaines. Je vous rappelle que j'ai également voté contre la subvention aux scouts de France. Je voudrais bien que vous amendiez vos propos, je suis très choquée !
M. Philippe LAFAY, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 80 G.
Qui est pour ?
contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, ASES 80 G).