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Janvier 2001
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Conseil Général
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3 - 2001, DASCO 6 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer 2 marchés négociés pour le transport des élèves du collège Georges-Rouault (19e)

Débat/ Conseil général/ Janvier 2001


M. Philippe LAFAY, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DASCO 6 G autorisant M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, à signer 2 marchés négociés pour le transport des élèves du collège Georges-Rouault.
Je donne la parole à l'orateur inscrit, Mme DURLACH.
Mme Martine DURLACH. - Monsieur le Président, vous nous proposez d'adopter les dispositions nécessaires pour permettre la poursuite du transport quotidien des 500 élèves du collège Georges-Rouault vers les collèges Paul-Valéry et Vincent-Dindy.
Nous voterons bien évidemment ce projet mais quand même... Il y a maintenant plus d'un an que le collège Georges-Rouault a été endommagé par la tempête avec, pour conséquence, sa délocalisation le temps des travaux.
Aujourd'hui les élèves de Georges-Rouault sont toujours dans le 12e contrairement aux promesses faites par la Ville.
Les travaux dans les collèges ont pris un retard considérable, le choix d'une entreprise n'ayant été arrêté qu'en juin 2000.
Si l'hypothèse la plus optimiste permet d'espérer un retour dans les bâtiments rénovés pour la rentrée d'avril, toute la communauté scolaire s'attend au pire, en un mot, à rester jusqu'à la rentrée de septembre.
Ainsi toutes les assurances doivent être données aux enseignants et aux parents, que la date d'avril sera enfin la bonne et qu'elle sera respectée. C'est ce que je vous demande.
Je dis cela car la situation qui existe à Georges-Rouault n'est plus supportable. De plus, cette situation de Georges-Rouault, endommagé par la tempête, fait que depuis 16 mois, il n'y a pas de travaux, ce qui est typique, et symbolique de l'incurie générale en matière de travaux, des retards accumulés.
Ainsi le mal être de toute la communauté scolaire s'amplifie, la fatigue et la démotivation des élèves scolarisés également, et les actes de violence et les incivilités augmentent.
Le manque de moyens attribués, dans une telle situation, tant par le Rectorat que par la Ville est manifeste. Il est plus que temps d'y remédier et de répondre aux demandes des parents d'élèves qui ont de nouveau manifesté samedi, et ils ont eu raison, pour se faire entendre.
Rouault et Valéry, en plus de leurs propres difficultés n'en peuvent plus de subir les conséquences de cette situation.
Pouvez-vous me confirmer le retour du collège Rouault dans le 19e pour la rentrée d'avril ? Cet engagement sera-t-il effectivement tenu ? Quels moyens la Ville va-t'elle débloquer pour que la rentrée 2001 s'effectue tant pour Georges-Rouault que pour Paul-Valéry sans baisse de moyens ?
J'aimerais bien entendu des réponses précises.
(Applaudissements sur les bancs du groupe communiste).
M. Philippe LAFAY, président. - Je donne la parole à M. Vincent REINA.
M. Vincent REINA, au nom de la 4e Commission. - Merci, Monsieur le Président.
Je voudrais dire à ma chère collègue qu'au moins, pour Georges-Rouault, et comme elle, je déplore la situation actuelle, situation qui est due notamment aux intempéries de l'année dernière, qui ont eu un effet néfaste dans cet établissement scolaire qui a nécessité d'importants travaux.
J'ai moi-même, à plusieurs reprises, dans les dernières semaines, réuni les services de la Ville et demandé à l'entreprise de venir me voir, parce que si bien sûr les retards sont liés à la fois aux intempéries récentes qui ont empêché l'entreprise d'intervenir, et à des problèmes de sécurité qui n'étaient pas totalement respectés par l'entreprise.
Il était hors de question que les élèves ou les entreprises surtout qui travaillent localement, puissent être, à un moment donné, en quelconque danger.
Face aux retards constatés dans cet établissement, j'ai mis en demeure l'entreprise de s'engager sur un calendrier précis.
Donc pour répondre à Mme DURLACH, je lui confirme que les travaux seront terminés pour la rentrée de Pâques. C'est un engagement de l'entreprise et j'espère bien, comme elle l'a indiqué, que l'engagement sera définitif.
En ce qui concerne les moyens qu'a pu mettre en place notamment le Rectorat, par un apport d'effectif, suite à une réunion qui a eu lieu notamment dans mon bureau, je crois que le Rectorat de ce côté-là a joué totalement le jeu.
En ce qui nous concerne, et c'est l'objet de ce marché négocié pour le transport, le dispositif proposé s'articulait autour de la signature de deux marchés négociés : l'un qui portait sur l'acquisition de cartes oranges auprès de la R.A.T.P. pour 150 élèves des 4e et 3e.
Ce montant a été évalué à 100.000 F après mise en concurrence, et dans la limite de 700.000 F, sur le transport en autocar des autres élèves.
C'est une situation très tendue, j'en ai conscience. Il n'y a pas une semaine où nous n'avons pas une action. Je confirme que le calendrier de fin des travaux sera bien à la rentrée de Pâques.
M. Philippe LAFAY, président. - Merci, Monsieur REINA.
Nous allons passer au vote.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 6 G, dont nous venons de débattre.
Quels sont ceux qui sont pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2001, DASCO 6 G).