Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Mars 2010
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Général
> Type de document (Débat / Délibération)  

2010, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à l'implantation sans concertation d'un dispositif "Coeur de Paris" 11, rue Maleville (8e).

Débat/ Conseil général/ Mars 2010


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous continuons nos travaux avec le v?u n° 7 G relatif à l'implantation d'un dispositif "Coeur de Paris" dans le 8e arrondissement, qui a été déposé par le groupe U.M.P.P.A. C?est M. François LEBEL qui va le présenter. Mme TROSTIANSKY répondra.

Monsieur LEBEL, vous avez la parole.

M. François LEBEL. - Monsieur le Président, c?est Mme MÉRIGOT de TREIGNY qui va le présenter.

M. Christian SAUTTER, président. - Je vous donne la parole. Allez-y, Madame !

Mme Martine MÉRIGOT de TREIGNY . - Merci, Monsieur le Président.

La Direction du C.A.S.-V.P. envisage d'installer - et je le souligne : sans concertation - un nouveau dispositif "C?ur de Paris" au restaurant Émeraude, situé 11, rue Maleville, dans le 8e, tous les soirs de la semaine de 17 heures 30 à 19 heures. Ce dispositif "Coeur de Paris" devra cohabiter avec les locaux d?une des deux haltes-garderies municipales, dont les horaires coïncideront avec les allées et venues des personnes accueillies.

C'est pourquoi, considérant les exigences sanitaires et d'hygiène de la DFPE, nous demandons que la direction du C.A.S.-V.P. réétudie, en concertation avec la DFPE et les élus du 8e, son projet d'ouverture de ce dispositif. Il pourrait être envisagé d'étudier un autre lieu dans le 8e, comme le centre d'hébergement Emmaüs qui se trouve 127, rue du Faubourg Saint-Honoré, centre d?accueil pour des personnes en grande précarité. Ainsi, le dispositif "Coeur de Paris" pourrait profiter aussi à ces personnes démunies.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame MÉRIGOT de TREIGNY.

Mme TROSTIANSKY vous répond. Je lui donne la parole.

Mme Olga TROSTIANSKY, vice-présidente. - Monsieur le Président, j'ai déjà eu l'occasion d'aborder à plusieurs reprises devant notre Assemblée la question de l'aide alimentaire à Paris en soulignant non seulement l?effort financier de la Ville, mais aussi notre volonté d?offrir une restauration de qualité, dans des conditions dignes, aux milliers de personnes qui fréquentent chaque jour les distributions.

Les premiers résultats de l'étude sur l'aide alimentaire nous ont confortés dans nos choix et amenés à repenser la distribution alimentaire qui est assurée chaque soir par "Coeur de Paris" devant le Père-Lachaise. Le projet en cours de finalisation consiste à accueillir les personnes dans des restaurants Émeraude qui ne sont ouverts que le midi aux personnes âgées. Cinq d?entre eux ont été retenus et on a travaillé avec les maires des arrondissements concernés, 5e, 8e, 10e, 14e et 20e arrondissements, dès le début janvier.

Je ne sais pas si les élus du 8e arrondissement sont prêts à accueillir dans leur arrondissement ce type de restauration. C'est vrai que l'offre en matière d'accompagnement social est l'une des plus faibles de Paris, donc un restaurant social permettrait effectivement un accueil des personnes les plus précaires.

Je voulais, en fait, rassurer les élus du 8e quant aux conditions d'utilisation de ce lieu. Lorsque nous avons pris contact avec la mairie du 8e arrondissement en janvier dernier, nous avons, bien entendu, évoqué les conditions de cohabitation de deux publics : les personnes venant dîner et les parents et enfants fréquentant la halte-garderie qui est à côté.

C'est pour cela que nous avons prévu un battement d'une demi-heure entre la fermeture de la halte-garderie et l'ouverture du restaurant, afin de limiter le nombre de personnes présentes simultanément dans les lieux.

Je voulais dire qu?il y aura un soin tout particulier qui sera apporté à l'entretien des locaux, qui seront nettoyés chaque jour par une entreprise extérieure.

Monsieur LEBEL, Madame MÉRIGOT de TREIGNY, nous vous informerons des modalités de cette ouverture, comme nous l?avons fait déjà avec les mairies d?arrondissement qui en ont fait directement la demande et sans passer par le Conseil de Paris. Donc, nous allons travailler évidemment ensemble sur la finalisation de ce projet dans le 8e arrondissement.

Je vous propose, dans ces conditions, de rejeter le v?u présenté par les élus du 8e arrondissement.

M. François LEBEL. - Monsieur le Président, en tant que maire du 8e arrondissement, je souhaite répondre.

M. Christian SAUTTER, président. - Mais c?est de droit.

Je vous donne la parole avec plaisir, Monsieur LEBEL.

M. François LEBEL. - Quelques instants. Pour dire à Mme TROSTIANSKY que la concertation à laquelle elle a fait allusion en janvier n'a jamais eu lieu et qu?en tant que président du Centre d'action sociale, je n'ai pas non plus été consulté.

Le problème n'est pas du tout celui que vous soulevez, Madame TROSTIANSKY. Le problème, c?est une cohabitation sur le plan de l'hygiène, des règlements d'hygiène, etc., entre une halte-garderie et un restaurant destiné à accueillir des adultes.

N'essayez pas d'éluder la question : qu'est-ce que nous faisons avec cette cohabitation ? Si vous ne voulez pas entendre la voix de la raison, nous verrons bien avec la direction des crèches si c'est conforme aux règles d'hygiène.

Mme MÉRIGOT de TREIGNY vient de vous proposer d?installer cet accueil dans le local de la rue du Faubourg Saint-Honoré, ce qui aurait le double avantage, d'une part, de nourrir les personnes que vous voulez accueillir et, en plus, celles qui sont déjà dans le local Emmaüs et qui n'ont rien pour déjeuner ni pour dîner.

Ce serait logique et il n'y aurait pas de confusion de genre entre l?accueil de la petite enfance et l?accueil des sans-abri.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur le Président.

Voulez-vous rajouter un mot, Madame TROSTIANSKY ?

Mme Olga TROSTIANSKY, vice-présidente. - Je crois simplement qu?en termes de vocabulaire, la confusion de genre, je ne la comprends pas très bien. Ce que je pense, c?est que les uns et les autres dans cette Assemblée, on est solidaires par rapport à l'ensemble des Parisiens et des Parisiennes. Le travail a été mené avec la DFPE avec les services du C.A.S.-V.P. et de la DASES, de manière que cette cohabitation puisse se passer dans les meilleures conditions possibles.

M. Christian SAUTTER, président. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u n° 7 G, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

La proposition de v?u est rejetée.