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Mars 2010
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Conseil Général
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2010, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à la politique du Département de Paris en faveur des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

Débat/ Conseil général/ Mars 2010


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons maintenant à la 6e Commission et à l'examen d'un v?u qui ne se rapporte à aucun projet de délibération. Il s?agit du v?u n° 4 G qui est relatif à la politique en faveur des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, v?u déposé par le groupe U.M.P.P.A. et défendu par M. Jérôme DUBUS en une minute.

C'est Mme CAPELLE qui lui répondra. La parole est à M. DUBUS.

M. Jérôme DUBUS. - Merci, Monsieur le Président.

Mes chers collègues, vous connaissez tous le drame qui touche les familles dont certains des proches sont touchés par cette maladie d?Alzheimer. C?est la raison pour laquelle le Gouvernement a lancé un grand plan, dit "Plan Alzheimer 2008 - 2012", qui a été présenté le 1er février 2008 par le Président de la République et qui comprend trois volets : un volet médicosocial ; un volet sanitaire et un volet en matière de recherche.

1,6 milliard sur cinq ans sont prévus et je souhaiterais par ce v?u auquel j'associe deux de mes collègues, M. Vincent ROGER et Mme Martine MÉRIGOT de TREIGNY, avoir premièrement un bilan de l'action entreprise par le Département de Paris en faveur des personnes atteintes de la maladie d?Alzheimer et qu'il soit présenté devant le Conseil de Paris.

Deuxièmement, que le Département de Paris s?engage aux côtés de l?Etat dans la mise en ?uvre de ce plan Alzheimer 2008-2012.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur DUBUS.

C'est Mme CAPELLE qui vous répond. Je lui donne la parole.

Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Monsieur le Président.

J'ai déjà eu l'occasion de répondre lors de la 6e Commission que bien entendu, je présenterai un bilan très approfondi du Département de Paris en faveur des personnes atteintes de la maladie d?Alzheimer et que je veux bien en donner là quelques exemples, puisque c'est dès 2006, et non pas 2008, avec l'adoption du Schéma gérontologique "Paris et ses aînés" que le Département de Paris s?est distingué par l?attention particulière portée à la prise en compte des problématiques liées à la maladie d?Alzheimer ou à des maladies apparentées.

Ce schéma insiste sur les centres d'accueil de jour - 300 places devront être construites d'ici la fin de la mandature et je crois que nous dépasserons cet objectif.

Il y a aussi une volonté, vraiment, à ce que tous les Parisiens puissent accéder au dispositif, quel que soit leur niveau de revenu et pour ce faire, il existe une aide extralégale différentielle qui peut permettre aux moins fortunés de payer 17 euros par jour sur un total de 63 euros. D'ailleurs, une participation de près de 2 millions d'euros a ainsi été votée par le dernier Conseil général.

Un travail de réflexion sur la qualité de prise en charge dans ces structures a également débuté afin d'expérimenter des centres d'accueil de jour orientés vers la prise en charge de jeunes malades d?Alzheimer, c'est-à-dire de moins de 60 ans.

Effectivement, la prise en charge de la maladie d?Alzheimer fait également l'objet de réponses spécifiques dans les E.H.P.A.D. puisqu'il y a une expérimentation depuis 2009 de places d'hébergement temporaire d'une durée de trois mois.

Le Département de Paris favorise également la création d'unités de vie protégées dans les E.H.P.A.D. pour que ces personnes puissent être encore mieux encadrées, mieux protégées et mieux accompagnées. Ces U.V.P., dans les E.H.P.A.D. du Centre d'action sociale de la Ville de Paris, représentent aujourd'hui près de 25 % de la capacité d'accueil totale.

S'agissant du partenariat avec l'État, votre v?u évidemment, je pourrais le voter, mais j'aurais bien aimé qu'on puisse rajouter à la fin que nous voulons travailler durablement avec l'État si l?État s'engage durablement à travailler avec nous, si vous voyez ce que je veux dire.

Effectivement, le Département est partenaire de l'État dans l'élaboration et la mise en place des réponses apportées. L?État participe au bon fonctionnement de la Maison pour autonomie et l?intégration des maladies d?Alzheimer - M.A.I.A. du 20e arrondissement -, un des 17 sites pilotes français retenus par la C.N.S.A. pour cette expérimentation lancée par le plan Alzheimer.

Par ailleurs, le Département et l'État travaillent de concert également sur un nouvel axe de réponse à la maladie d?Alzheimer à travers la mise en place dans les E.H.P.A.D. de pôles d'activités et de soins adaptés et des unités d'hébergement renforcées. Ces dispositifs sont prévus par le plan Alzheimer. Ces collaborations effectives entre le Département de Paris et l'État depuis plusieurs années n'ont donc pas attendu les financements de l'État qui, de surcroît, restent insuffisants. Les places d'unité renforcées d?hébergement sont prévues essentiellement pour les unités de long séjour et non pas pour les E.H.P.A.D.

Dois-je vous rappeler que nous attendons toujours le travail sur le cinquième risque annoncé en particulier depuis le plan Alzheimer ?

N?y voyez aucun esprit polémique, mais bien entendu je souhaite travailler avec l'État et je souhaite vraiment que l'État nous accompagne parce que tout seuls nous ne ferons rien.

Je crois vous avoir déjà démontré que nous avons fait beaucoup et je vous adresserai un bilan beaucoup plus détaillé au moment où vous le jugerez opportun.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame CAPELLE.

Je me tourne vers M. DUBUS. L?avis de l'Exécutif serait favorable si vous acceptiez qu?à la fin on rajoute un bout de phrase : "si l'État s'engage lui-même durablement" ?

M. Jérôme DUBUS. - D'accord.

M. Christian SAUTTER, président. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u amendée assortie d'un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u amendé est adopté à l?unanimité. (2010, V. 14 G).