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Septembre 1998
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Conseil Municipal
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32 - 1998, DPE 34 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres ou un marché négocié, en cas d'appel d'offres infructueux, pour la fourniture de 2 à 4 balayeuses-aspiratrices de chaussée compactes de 3,5 mètres cubes de capacité minimum

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1998


M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DPE 34 autorisant M. le Maire à signer un marché sur appel d'offres ou un marché négocié, en cas d'appel d'offres infructueux, pour la fourniture de 2 à 4 balayeuses-aspiratrices de chaussée compactes de 3,5 mètres cubes de capacité minimum.
La parole est à M. Pierre SCHAPIRA.
M. Pierre SCHAPIRA. - Merci, Monsieur le Maire.
Le projet de délibération que vous nous proposez prévoit l'approbation du principe d'un appel d'offres concernant 2 à 4 balayeuses-aspiratrices de chaussée pour renouveler le parc à la disposition de la Ville de Paris.
Cette délibération serait d'une banalité extrême si, au titre de l'article 2-4 du dossier d'appel d'offres, il n'était précisé que le matériel concerné devra être doté de moteurs thermiques diesel.
Je reprends ce que disait M. le Maire ce matin : la lutte contre la pollution c'est notre préoccupation permanente et nous faisons tout pour la faire progresser.
En cette journée dite sans voitures à laquelle vous vous êtes rallié tardivement, mais vous vous y êtes rallié, on ne peut pas le nier, il est particulièrement cocasse de noter que vous optez pour des véhicules de la Mairie donnant l'exemple pour le diesel.
Cela est d'autant plus navrant que ces véhicules circulent dans les rues sur les trottoirs ou sur les chaussées et que leurs émanations touchent directement les piétons.
D'autres villes, et non des moindres, Marseille par exemple, ou Saint-Denis, ont décidé d'opter pour des véhicules à gaz, beaucoup moins polluants.
Je crains, Monsieur le Maire, qu'une fois de plus, les annonces que vous faisiez ce matin, pleines de bonnes intentions, ne soient pas suivies d'actions concrètes.
C'est pourquoi, avec le groupe socialiste et apparentés, je vous propose un amendement qui demande que ces véhicules soient équipés de moteurs à gaz et non pas de moteurs diesel.
C'est ainsi une manière d'afficher clairement non pas une volonté ou des intentions, mais des actes qui apportent des solutions concrètes aux problèmes de la pollution.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialistes).
M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint, président, au nom de la 3e Commission. - Je vous remercie.
J'avais eu l'occasion de vous répondre en Commission sur le matériel électrique, la Ville de Paris s'oriente vers d'autres énergies comme le gaz, concurrent direct du diesel, dont l'usage s'adresse aux véhicules poids lourds.
D'ores et déjà, des études G.D.F. sont menées pour aboutir à la création d'une flotte de bennes à ordures ménagéres fonctionnant au G.N.V., gaz naturel véhicules dès que les contraintes d'ordre réglementaire et technique le permettront.
Un parc de 10 véhicules pourrait être pour nous un premier objectif.
En ce qui concerne les balayeuses-aspiratrices de chaussées, objet du marché dont nous parlons aujourd'hui, il n'existe pas au niveau constructeur de modèles fonctionnant au gaz.
En ce qui concerne les balayeuses-aspiratrices de chaussées, objet du marché, il s'agit en réalité d'engins autotractés fonctionnant avec des bouteilles de gaz butane-propane.
Un tel matériel a été testé par les services municipaux en novembre 1997 pour le nettoiement des abords de l'Hôtel-de-Ville. Il y a, entre ce matériel et celui plus moderne utilisé par les services de la Ville, une énormedifférence, notamment pour les employés qui l'utilisent.
Pour l'un, on est dessus, et l'autre, on le pousse. Par conséquent, je ne peux pas mener d'expérimentations sur l'ensemble des secteurs et par conséquent je privilégie des domaines particuliers.
Je viens de vous indiquer que nous allions faire un effort significatif en matière d'engins à gaz, G.N.V. et non pas des bouteilles.
Voilà la réponse technique que je pouvais vous faire ! Je propose par conséquent au Conseil d'adopter ce dispositif et de rejeter le voeu que vous indiquiez.
Est-ce que j'ai répondu ?
M. Pierre SCHAPIRA. - Vous m'avez répondu la même chose la dernière fois déjà..
M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint, président, rapporteur. - Monsieur SCHAPIRA, des employés ont déjà utilisé un matériel bien plus moderne que celui que vous indiquez, qui est en réalité une espèce de brouette à laquelle on met des bouteilles et je vous laisse imaginer la réaction de la population quand elle va voir la brouette circuler avec des bouteilles de gaz et de propane, en pleine ville. Monsieur SCHAPIRA, arrêtez de plaisanter...
Je suis, encore une fois, favorable à toute initiative en matière de nouveaux systèmes, de carburants mais pas là. Je soumets donc au vote ce projet de délibération.
Je mets aux voix, à main levée, la proposition d'amendement déposée par M. SCHAPIRA.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition d'amendement est rejetée à la majorité, les groupes des Indépendants, " Rassemblement pour Paris ", " Paris-Libertés ", MM. REVEAU, HUBIN, PERNIN et Mme BRAQUY ayant voté contre, le groupe du Mouvement des citoyens, Mmes SCHERER, SILHOUETTE, BILLARD et M. BLET s'étant abstenus.
M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint, président, rapporteur. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPE 34.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, les groupes socialiste et apparentés, communiste, du Mouvement des citoyens et Mme SCHNEITER s'étant abstenus. (1998, DPE 34).