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Mars 2011
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6 - 2011, DDEEES 29 G - Approbation et signature des marchés relatifs aux formations qualifiantes du Programme Départemental d’Aide à l’Emploi 2011.

Débat/ Conseil général/ Mars 2011



 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DDEEES 29 G concernant l?approbation et la signature des marchés relatifs aux formations qualifiantes du Programme Départemental d?Aide à l?Emploi 2011.

La parole est à Mme Sandrine CHARNOZ, pour cinq minutes, et M. SAUTTER lui répondra.

Mme Sandrine CHARNOZ. - Merci, Madame la Présidente.

Madame la Présidente, mes chers collègues, la délibération sur les marchés relatifs aux passerelles linguistiques vers l?emploi dans le cadre du Programme départemental d?aide à l?emploi marque, d?une part, l?intérêt que nous portons à la formation comme clef de l?insertion professionnelle et vise, d?autre part, à insérer professionnellement ceux qui sont éloignés de l?emploi.

Les chiffres du chômage sont toujours préoccupants, même si le taux de chômage parisien est pour la première fois depuis 20 ans inférieur à la moyenne nationale et augmente moins vite ; ce sont plus de 111.000 chômeurs et 60.500 allocataires du R.S.A. qui nécessitent toute notre attention.

Signe inquiétant : la précarisation du marché du travail. En effet, l?offre temporaire et les contrats aidés progressent fortement, respectivement de 16 et 50 %, et les offres d?emplois durables régressent.

Autre signe inquiétant : le chômage de longue durée qui ne cesse de s?accroître et la concentration de forts taux de chômage dans nos quartiers politique de la ville, avec une augmentation de plus de 40 % l?année passée chez les moins de 30 ans.

Dans ce contexte de crise, Paris reste mobilisée pour l?aide au retour à l?emploi et l?insertion professionnelle, et notamment pour les plus fragiles. Paris fait de l?accompagnement la clef de voûte de ces dispositifs et chaque année, ce sont plus de 20.000 Parisiens qui retrouvent un emploi grâce aux nombreux dispositifs que nous développons.

La délibération qui nous est proposée porte sur un de ces dispositifs et elle témoigne de notre souci d?adapter les dispositifs au plus près des besoins. En effet, pour obtenir un emploi comme, par exemple, homme ou femme de ménage, la maîtrise de notre langue est demandée par les employeurs. C?est pourquoi nous développons une offre de formation qui associe le perfectionnement en français et une formation plus technique axée sur un métier. Ces formations débouchent pour la plupart sur un titre reconnu par les branches professionnelles.

Les prescripteurs en sont les Pôles Emploi et les missions locales, tous deux service public de l?emploi.

Ces marchés doivent permettre d?accompagner demain 693 allocataires du R.S.A. et habitants de nos quartiers politique de la ville, un tiers pour chacune de ces catégories.

Il leur est proposé 43 passerelles différentes dans des domaines variés comme le service à la personne, l?hôtellerie restauration, la logistique, le nettoyage, la vente et la sécurité.

Ce programme de formation mobilisera environ 3,4 millions d?euros sur deux ans.

Les stagiaires peuvent bénéficier en parallèle, suivant leurs revenus et leur âge, d?une bourse.

Les résultats, pour finir, 2009 et 2010 sont encourageants et nous démontrent que ce dispositif affiche d?excellents résultats, avec 46 % des stagiaires qui ont trouvé à la sortie de cette formation un emploi, dont 58 % en emploi pérenne en CDI.

A noter le retour à l?emploi des moins de 26 ans pour plus de 55 %, 43 % des chômeurs de longue durée également ou près de 50 % pour les habitants des quartiers politique de la ville.

La rapidité du retour à l?emploi est également un facteur encourageant que je tenais à signaler, avec 40 % des femmes bénéficiaires qui ont retrouvé un emploi en moins de six mois.

Mes chers collègues, pour toutes ces raisons, je vous invite à voter cette délibération pour aller toujours plus loin dans l?accompagnement de ceux qui sont éloignés de l?emploi et pour leur donner demain les outils de leur insertion professionnelle.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.

Chers collègues, pour répondre, la parole est à M. Christian SAUTTER.

M. Christian SAUTTER, vice-président, au nom de la 2e Commission. - Merci, Madame la Présidente.

Mme Sandrine CHARNOZ attire l?attention de notre Conseil sur une délibération qui est importante, puisqu?elle fait partie d?une politique qui, je pense, fait l?unanimité, c?est-à-dire une politique qui vise à aider le maximum de demandeurs d?emploi à retrouver du travail.

Je voudrais dire que la politique que nous menons et qu?elle a fort bien décrite repose sur trois principes : un principe de solidarité, un principe de proximité et un principe d?efficacité.

Solidarité, d?abord, en conjuguant divers dispositifs et les efforts de nombreux partenaires, les services de la Ville auxquels je veux rendre hommage, qu?il s?agisse des Missions locales, des Espaces insertion, des Maisons des Entreprises et de l?Emploi, et bien d?autres.

Effort des associations aussi, qui jouent un rôle tout à fait considérable, effort de l?État avec les contrats aidés, effort de Pôle Emploi, malgré des moyens trop limités.

Grâce à ces efforts conjugués, près de l?équivalent d?un chômeur sur quatre a pu retrouver de l?emploi en 2010 (près de 30.000 personnes).

Principe de proximité : c?est qu?il n?y a pas de mesure générale qui soit toute-puissante, malheureusement, mais il n?y a que l?accompagnement sur mesure, qui est fait soit par des personnels de la Ville, soit par des associations, soit par Pôle Emploi. J?y ai déjà fait allusion.

Principe d?efficacité : les taux de retour à l?emploi sont de très bonne qualité et, dans le dispositif qui est l?objet de la délibération, puisqu?il s?agit de remettre à niveau, en français, des personnels qui sont susceptibles d?être embauchés dans les services d?aide à la personne, la restauration, l?hôtellerie, la logistique, le nettoyage, la vente et la sécurité, grâce à ces 43 stages, nous pensons que près de la moitié (46 % en 2010) peut retrouver un emploi.

Ce sur quoi je voudrais insister, c?est une dimension de solidarité importante, que je partage avec Mme Olga TROSTIANSKY : un tiers des bénéficiaires de ces formations dites passerelles sont des allocataires du revenu de solidarité active.

Je voudrais aussi dire que l?économie sociale et solidaire a contribué, pour plus de 3.000 emplois, à ces retours au travail. C?est dire que tout le monde est mobilisé pour cette priorité tout à fait importante, qui est de fournir de l?emploi au maximum d?hommes et de femmes.

70 % des bénéficiaires de ces formations sont des femmes et souvent des mères de famille monoparentale. Tout le monde est mobilisé pour que, à Paris, il soit un peu moins difficile de retrouver du travail, malgré la médiocrité de la conjoncture ambiante.

Donc, moi aussi, j?invite nos collègues à voter ce projet de délibération, si possible à l?unanimité.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEEES 29 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Il est donc voté à l?unanimité, selon votre souhait, Monsieur SAUTTER.

Le projet de délibération est adopté à l?unanimité. (2011, DDEEES 29 G).